Afin de posséder un bien, il existe des causes divines que le Législateur a limitées à des moyens particuliers. Ces causes ne doivent pas être transgressées. Les moyens de posséder un bien sont donc limités à ce que la charia a prescrit. La définition précédemment mentionnée de la propriété en tant que règle définie (statut légal (Hukm) islamique (Shar’i)) estimée en termes d'actif ou de bénéfice, exige qu'il y ait une permission du Législateur pour que la possession ait lieu. En d'autres termes, les moyens permettant la possession doivent exister au sein de la charia. Si les moyens légaux de propriété existent, la propriété du bien existe, et si les moyens légaux de propriété sont absents, alors la propriété du bien n'existe pas, même si un individu le possède réellement. La propriété est ainsi la possession d'un bien par des moyens divins permis par le Législateur. La charia a déterminé les moyens de propriété par des cas spécifiques qu'elle a clarifiés sous une forme limitée plutôt que non restreinte. La charia a prescrit ces moyens dans des directives générales claires. Celles-ci comprennent de nombreuses sections, qui sont des branches de ces moyens et des clarifications de leurs règles. La charia n'a pas caractérisé les moyens par certains critères généraux, de sorte qu'aucun autre moyen général ne peut être inclus par analogie. Cela est dû au fait que les besoins renouvelés ne concernent que les biens générés et non les transactions ; c'est-à-dire que cela ne se situe pas dans le système qui régit la relation, mais plutôt dans l'objet même de la relation. Par conséquent, il est nécessaire de limiter les transactions à des cas spécifiques qui s'appliquent aux besoins renouvelés et divers, au bien en tant que bien, et au travail en tant que travail. Cette approche détermine la propriété individuelle d'une manière qui est conforme à la nature de l'homme et organise cette propriété afin de protéger la société des dangers qui résulteraient de son absence de restriction. Le désir de posséder des biens individuels est un aspect de l'instinct de survie, tout comme le mariage est un aspect de l'instinct de procréation, et les rituels d'adoration sont un aspect de l'instinct de sanctification. Si ces aspects étaient laissés libres d'être satisfaits de n'importe quelle manière, cela conduirait à l'anarchie, au désordre et à une satisfaction anormale ou erronée. Il est donc nécessaire de définir la manière dont l'homme acquiert des biens afin d'empêcher une minorité de la communauté (Ummah) de la contrôler par le biais de la propriété, pour que la majorité des gens ne soient pas privés de satisfaire certains de leurs besoins ; et que la propriété ne soit pas recherchée pour elle-même uniquement, de peur que l'homme ne perde la vie agréable, et aussi pour empêcher l'obtention de biens dans le but de l'accaparement. En conséquence, il est nécessaire de définir les moyens de possession. À travers l'examen des règles divines (Ahkam Shari’ah) qui permettent à l'homme de posséder des biens, il devient apparent que les moyens de possession sont limités à cinq, qui sont :
In order to possess property there are divine causes, which the Lawgiver has confined to particular means. These causes must not be transgressed. The means of possessing property is therefore limited to what the Shar’a has laid down. The previously mentioned definition of property as a defined rule (Hukm Shar’i) estimated in terms of the asset or benefit, requires that there should be a permission from the Lawgiver in order that possession occurs. In other words, the means permitting possession to occur must exist within Shar’a. If the legal means of ownership exists, ownership of the property exists, and if the legal means of ownership are absent, then the ownership of property does not exist, even if an individual actually possessed it. Ownership is thus possession of property by divine means permitted by the Lawgiver. Shar’a has determined the means of ownership by specific cases which it made clear in a limited, rather than unrestricted form. Shar’a has laid down these means in clear general guidelines. These comprise of numerous sections, which are branches of these means and clarifications of their rules. Shar’a did not characterise the means by certain general criteria, so no other general means can be included through analogy. This is because the renewed needs are only in the generated properties not in the transactions; i.e. it is not in the system that governs the relationship, rather it is in the subject matter of the relationship. Therefore it is necessary to confine transactions to specific cases which apply to the renewed and various needs, and to the property as a property, and to the work as work. This approach determines individual ownership in a manner that agrees with man’s nature and organises this ownership so as to protect the society from the dangers that would result from leaving it unrestricted. The desire to own individual property is an aspect of the survival instinct just as marriage is an aspect of the procreation instinct, and worship rituals are an aspect of the sanctification instinct. If these aspects were left free to be satisfied in any way this would lead to anarchy and disorder and to abnormal or wrong satisfaction. It is necessary, therefore, to define the manner by which man acquires property to prevent a minority of the Ummah from controlling her by means of property, that the majority of people are not deprived of satisfying some of their needs: and that property is not sought for its own sake only, lest man loses the pleasant life, and also to prevent the obtaining of property for the purpose of hoarding. Accordingly, it is necessary to define the means of possession. Through examination of the divine rules (Ahkam Shari’ah) which allow man to possess property, it becomes apparent that the means of possession are limited to five which are: