Supposons que, au cours d'une année spécifique, le niveau des prix en Égypte et en Angleterre soit de 100 dans les deux pays, et que le taux de change entre eux soit de 1,00 livre égyptienne pour 1,00 £ sterling. Dans ce cas, le taux de change serait égal et, puisque l'incitation à l'échange est de parvenir à une suffisance dans les besoins en biens anglais, il n'y aurait donc pas de forte demande ni de rejet de la livre sterling en Égypte. Cependant, si le niveau des prix devait augmenter en Égypte pour atteindre 200, la valeur de la livre sterling doublerait en Égypte, et le taux de change deviendrait de 1 livre égyptienne pour 0,50 £ sterling. Par conséquent, une demande de livres sterling serait générée en raison de la baisse relative des prix en Angleterre, tandis que la demande de livre égyptienne diminuerait en raison de l'augmentation relative des prix en Égypte. Cela entraînerait une diminution de la demande de livre égyptienne par les Anglais, et leur demande de biens égyptiens diminuerait, et ils préféreraient inévitablement leurs propres biens avec leurs prix actuels car les prix des biens égyptiens auraient doublé alors que leurs propres prix resteraient les mêmes. Par conséquent, le taux de change changerait selon les variations des prix des marchandises du pays qui a émis la monnaie. Si le niveau des prix dans un pays augmente par rapport à un autre pays, en raison par exemple de l'augmentation de la masse monétaire, le taux de change entre ces deux pays changerait inévitablement, entraînant une diminution de la valeur étrangère du pays dans lequel les prix ont augmenté. Les taux de change entre la monnaie d'un pays et les devises étrangères seraient en adéquation avec la relation établie entre les taux de change des autres devises étrangères elles-mêmes. En d'autres termes, si, par exemple, le dinar irakien était égal à 100 rials iraniens, 200 lires italiennes ou 400 francs français, les taux de change entre les devises étrangères seraient donc, en Iran, de 1 rial iranien pour 2 lires italiennes ou 4 francs français, et en Italie, il serait de 1 lire italienne pour 2 francs français ou 0,5 rial iranien, et ainsi de suite. C'est en fait ce qui se passerait si chaque pays laissait la valeur étrangère de sa monnaie fluctuer selon la fluctuation des niveaux de prix, sans imposer de lourdes restrictions au commerce international ni au transfert de devises étrangères en monnaie locale ou de la monnaie locale en devises étrangères. Cependant, un pays peut tenter de maintenir la valeur étrangère de sa monnaie malgré des prix élevés sur le plan national, en restreignant la demande des importateurs locaux pour les biens étrangers, par exemple en réduisant le nombre de licences d'importation. Dans un tel cas, l'harmonie entre les différents taux de change dans les différents pays serait perturbée. Cette différence entre les taux de change dans différents pays ne pourrait se produire à moins que certains pays n'optent pour l'imposition de restrictions sur leurs transactions en devises étrangères. Car s'il n'y avait pas de restrictions, un homme d'affaires serait en mesure d'échanger la devise et de réaliser un profit. Ainsi, d'autres personnes se précipiteraient pour saisir cette opportunité commerciale et feraient de même, ce qui conduirait à son tour à l'établissement de nouveau de l'harmonie entre les différents taux de change.
Let us suppose that in a specific year, the level of prices in Egypt and England were 100 in both countries, and that the exchange rate between them was 1.00 Egyptian pound for £1.00 sterling. In this case the exchange rate would be equal, and since the incentive to exchange is to achieve a sufficiency in the need for English goods, therefore, no great demand for, nor turning away from pounds sterling would occur in Egypt. However, if the price level were to rise in Egypt to 200, the pound sterling value would double in Egypt, and the exchange rate would become 1 Egyptian pound for £0.50 sterling. Therefore, a demand for sterling pounds would be generated due to the relative price decrease in England whereas, the demand for the Egyptian pound would diminish due to the relative price increase in Egypt. This would entail a decrease in the demand for the Egyptian pound by the English, and their demand for Egyptian goods would decrease, and they would inevitably prefer their own goods with their present prices because the prices of Egyptian goods would have doubled while their own prices remained the same. Therefore, the exchange rate would change according to changes in the commodity prices of the country which had issued the currency. If the price level in one country rises as far as another country is concerned, due for instance to the increases in money supply, the exchange rate between these two countries would inevitably change, leading to a decrease in the foreign value of the country in which the prices had risen. The exchange rates between the currency of one country and foreign currencies would be in line with the relationship established between the other foreign currencies’ exchange rates themselves. In other words, if for instance the Iraqi Dinar equalled 100 Iranian riyal, 200 Italian liras or 400 French francs, the exchange rates between the foreign currencies would therefore be, in Iran, 1 Iranian riyal for 2 Italian liras or 4 French francs, and in Italy it would be 1 Italian lira for 2 French francs or 0.5 Iranian riyal and so on. This is in fact what would happen if every country left the foreign value of her currency to fluctuate according to the fluctuation of price levels, without imposing heavy restrictions upon international trade and upon the transfer of foreign currency into local currency or local into foreign currency. However, a country may attempt to sustain the foreign value of her currency despite high prices at home, by restricting the local importers’ demand for foreign goods by reducing the number of import licences, for instance. In such a case, the harmony between the various exchange rates in the various countries would be disturbed. This difference between the exchange rates in different countries could not occur unless some countries opted to impose restrictions on their foreign currency transactions. Because if there were no restrictions, a businessman would be able to exchange the currency and make a profit. Thus other people would rush to seize this business opportunity and do the same, which would in turn lead to the establishment of harmony between the various exchange rates once again.