Il ﷺ écrivait également aux rois, rencontrait les envoyés et recevait les délégués. Il ﷺ gérait toutes les affaires étrangères de l'État. Il ﷺ prenait efficacement le commandement des forces armées lors des raids, il ﷺ dirigeait les batailles, et il ﷺ organisait toutes les expéditions et nommait leurs chefs. Dans un cas, il ﷺ nomma Usama b. Zayd à la tête d'une expédition vers Al-Sham ; les compagnons (Sahabah) n'étaient pas satisfaits de cela en raison du jeune âge d'Usama, mais le Messager d'Allah ﷺ les a contraints à accepter son commandement, ce qui prouve qu'il était effectivement le commandant des forces armées et non seulement leur commandant en chef suprême.
He (P.B.U.H) also used to write to the kings and meet with the envoys and receive the delegates. He (P.B.U.H) carried out all the foreign affairs of the State. He (P.B.U.H) effectively used to take command of the armed forces during the raids and He (PBUH) used to lead the battles, and He (PBUH) used to send out all the expeditions and appoint their leaders. In one instance He (PBUH) appointed Usama b. Zayd at the head of an expedition to Al-Sham; the Sahabah were not pleased with this due to Usama’s young age, but the Messenger of Allah (PBUH) forced them to accept his leadership, which proves that he was effectively the commander of the armed forces and not just its supreme commander in chief. .
C'est Lui qui a déclaré la guerre aux Quraish, ainsi qu'aux Banu Qurayzah, Banu Nadir, Banu Qaynuqa’, Khaybar et aux Romains. Toutes les guerres qui ont eu lieu ont été déclarées par Lui. Cela prouve que seul le calife a le droit de déclarer la guerre. Ce fut également le Messager d'Allah ﷺ qui a signé les traités avec Banu Madlij et leurs alliés de Banu Dhumra. Il ﷺ a signé un traité avec Yuhanna (Jonathan) b. Ru’ba, le chef d'Ayla, et Il ﷺ a également signé le traité d'Al-Hudaybiyah. Les musulmans, à cette occasion, étaient indignés, mais Il ﷺ a ignoré leur opinion et a rejeté leurs supplications, et a continué en signant le traité. Cela prouve que seul le calife détient les pouvoirs obligatoires pour signer des traités, qu'il s'agisse de traités de paix ou de tout autre type.
It was He (PBUH) who declared war on Quraish, and on Banu Qurayzah, Banu Nadir, Banu Qaynuqa’, Khaybar and the Romans. All the wars that took place were declared by Him (PBUH). This proves that only the Khalifah has the right to declare war. It was also the Messenger of Allah (PBUH) who signed the treaties with Banu Madlij and their allies of Banu Dhumra. He (PBUH) signed a treaty with Yuhanna (Jonathan) b. Ru’ba, the leader of Ayla, and He (PBUH) also signed the treaty of Al-Hudaybiyah. The Muslims on that occasion were outraged but He (PBUH) ignored their opinion and dismissed their pleas, went ahead and signed the treaty. This proves that only the Khalifah has the mandatory powers to sign treaties, whether these are peace treaties or any other. .
Quant à la section « C », sa preuve est que ce fut le Messager d'Allah ﷺ lui-même qui reçut les deux émissaires de Musaylama, et ce fut Lui ﷺ qui reçut Abu Rafi’i, un émissaire de Quraish. Ce fut également Lui ﷺ qui envoya des émissaires à Heraclius, Chosroes, Al Muqawqis, Al-Harith Al-Ghassani, le roi d'Al-Heera, Al Harith Al-Himyary, le roi du Yémen, le Négus d'Abyssinie (Al-Habashi), et Uthman Ibn Affan auprès de Quraish lors de l'affaire d'Al-Hudaybiyah. Cela prouve que le calife est celui qui reçoit et décline les ambassadeurs (émissaires) et c'est lui qui nomme les ambassadeurs.
As for section "C", its evidence is that it was the Messenger of Allah ( PBUH) himself who received the two envoys of Musaylama, and it was He (PBUH) who received Abu Rafi’i, an envoy from Quraish. It was also He (PBUH) who sent envoys to Heraclius, Chosroes, Al Muqawqis, Al- Harith Al-Ghassani, King of Al-Heera, Al Harith Al-Himyary, King of Yemen, the Negus of Abyssinia (Al-Habashi), and Uthman Ibn Affan to Quraish during the Hudaybiyah affair. This proves that the Khalifah is the one who receives and declines the ambassadors (envoys) and it is he who appoints the ambassadors. .
Quant à la section « D », sa preuve est que c'est le Messager d'Allah ﷺ lui-même qui nommait les Walis ; car il a nommé Muadh comme Wali sur le Yémen. Et il ﷺ avait l'habitude de les démettre ; il a démis Al-A’la’ b. Al-Hadrami de son poste de Wali de Bahreïn après que ses habitants se sont plaints de lui. Cela indique que les Walis sont responsables devant les habitants de la province (Wilayah), devant le calife, ainsi que devant le Conseil de la communauté (Ummah), car il représente toutes les provinces (Wilayahs). Ceci concerne les Walis.
As for section "D", its evidence is that it was the Messenger of Allah ( PBUH) himself who used to appoint the Walis; for he appointed Muadh as Wali over Yemen. And he (PBUH) used to remove them; he removed Al-A’la’ b. Al-Hadrami from his post as Wali of Bahrain after its people complained about him. This indicates that the Walis are responsible before the people of the wilayah (region-district), before the Khalifah, as well as the Council of the Ummah, as it represents all the wilayahs. This is regarding the Walis. .
Quant aux assistants, le Messager d'Allah ﷺ avait deux assistants, Abu Bakr et ‘Umar. Il ne les a ni destitués ni n'a nommé d'autres personnes pour les remplacer de son vivant. Cependant, l'assistant tire son autorité du calife, et puisqu'il agit en qualité de son délégué, le calife a alors le droit de le destituer. Cela est analogue au représentant (agent), où une personne a le droit de révoquer son représentant (agent).
As for the assistants, the Messenger of Allah (PBUH) had two assistants, Abu Bakr and ‘Umar. He did not remove them nor appoint others to replace them during his lifetime. However the assistant derives his authority from the Khalifah, and since he acts in the capacity of his deputy, the Khalifah then has the right to remove him. This is analogous with the representative (agent), where a person has the right to dismiss his representative (agent). .
Quant à la section « E », sa preuve est tirée du fait que le Messager (Rasul) d'Allah ﷺ a nommé 'Ali comme juge au Yémen. Ahmad a rapporté qu'Amru b. al-‘Aas a dit : « Deux hommes en dispute sont venus au Messager d'Allah ﷺ (pour chercher justice), alors Il ﷺ m'a dit : "Juge entre eux, ô Amru." J'ai dit : "Vous êtes meilleur et plus digne de cela." Il ﷺ a dit : "Même ainsi !" Alors j'ai dit : "Que recevrai-je si je juge ?" Il ﷺ a dit : "Si tu juges et que tu as raison, tu recevras dix récompenses, et si tu te trompes, tu recevras une seule récompense." » [Également d'après ‘Uqbah b. ‘Amir. Voir al-Haythami, Majma’ al-Zawa’id, vol.4, p.198].
As for section "E", its evidence is derived from the fact that Allah’s Rasool (PBUH) appointed ’Ali as judge over Yemen. Ahmad narrated that Amru b. al-‘Aas said: "Two men disputing with each other came to the Messenger of Allah (PBUH) (seeking justice), so He (PBUH) said to me: "Judge between them, O Amru." I said: "You are better and more worthy of that." He (PBUH) said: "Even though!" So I said: "What shall I have if I judged?" He (PBUH) said: "If you judged and you were right, you would get ten rewards and if you get it wrong you would get one reward."” [Also from ‘Uqbah b. ‘Amir. See al- Haythami, Majma’ al-Zawa’id, vol.4, p.198] .
‘Umar (qu’Allah l’agrée) avait l’habitude de nommer et de révoquer des juges. Il nomma Shurayh comme juge de Kufa et Abu Musa comme juge de Basra. Il destitua également Shurahbeel b. Hasna de son poste de Wali sur Al-Sham et nomma Muawiya à sa place. Shurahbeel lui dit : « Est-ce à cause d'un acte de désobéissance ou de trahison que tu m'as révoqué ? » ‘Umar répondit : « Ni l'un ni l'autre, mais je voulais nommer un homme plus fort. » ‘Ali, à une occasion, nomma Abu al-Aswad puis le révoqua. Abu al-Aswad lui demanda : « Pourquoi m'as-tu révoqué ? Je n'ai jamais triché ni commis de crime. » ‘Ali dit : « J'ai remarqué que ta voix s'élevait au-dessus des hommes qui disputaient. » ‘Umar et ‘Ali firent cela devant les compagnons (Sahabah), et pourtant aucun des compagnons (Sahabah) ne désapprouva ou ne censura leurs actions. Cela prouve que le calife se réserve le droit de nommer les juges en principe, et qu'il peut également déléguer quelqu'un pour nommer le juge dans le cadre de ses pouvoirs obligatoires, car il est autorisé à nommer quelqu'un pour le représenter dans l'une quelconque de ses dispositions.
‘‘Umar (may Allah be pleased with him) used to appoint and remove judges. He appointed Shurayh as a judge over Kufa and Abu Musa as a judge over Basra. He also removed Shurahbeel b. Hasna from his post as Wali over Al- Sham and appointed Muawiya instead. Shurahbeel said to him: "Is it because of an act of disobedience or treason that you removed me?" ‘‘Umar replied: "Neither, but I wanted to appoint a man who is stronger." ‘Ali, on one occasion appointed Abu al-Aswad and then he removed him. Abu al-Aswad asked him: "Why did you remove me? I never cheated or committed a crime" ‘Ali said: "I noticed that your voice rose above the disputing men." ‘Umar and Ali did this in front of the Sahabah, and yet none of the Sahabah disapproved or censured their actions. This proves that the Khalifah reserves the right to appoint the judges in principle, and he can also delegate someone to appoint the judgehis mandatory powers as he is allowed to appoint someone to represent him in any of his dispositions. .
Quant à l'exclusion du pouvoir de destituer le juge de la cour al-mazalim, cela serait dans le cas où le juge plaiderait un procès intenté contre le calife, ses assistants ou le juge en chef. Ceci est conforme à la règle de la charia qui stipule : « ce qui mène à l'illicite (Haram) est en soi illicite (Haram) ». Si le calife recevait le pouvoir de révoquer le juge de la cour al-mazalim dans ce cas, cela influencerait le verdict du juge et, par conséquent, entraverait la règle divine, ce qui est une chose illicite (Haram). Donner au calife le pouvoir de révoquer le juge de la mazalim dans ce cas est donc un moyen menant à l'illicite (Haram), (particulièrement qu'il suffit que sa règle s'applique si l'influence sur le verdict était très probable plutôt que certaine). Tout cela n'est pas cohérent. Par conséquent, la tâche de révoquer le juge de la mazalim dans ce cas est laissée à la mahkamat al-mazalim. En dehors de ce cas, la règle reste telle d'habitude, c'est-à-dire que le droit de nommer et de révoquer le juge de la mazalim appartient au calife.
As for the exclusion of the powers to remove the Judge of the al-mazalim court, this would be in case the judge is litigating a lawsuit raised against the Khalifah, his assistants or the chief judge. This is according to the Shariah rule that states: “the means that leads to haram is itself haram.” If the Khalifah is given power to dismiss the judge of the mazalim court in this case, then this would influence the verdict of the judge, and accordingly obstruct the divine rule, a matter which is haram. Giving the Khalifah the power of dismissing the judge of mazalim in this case is thus a means to haram, (particularly it is enough for his rule to apply if the influence on the verdict was most likely rather than certainly to take place) All this does not make sense. Therefore, the task of dismissing the judge of mazalim in this case is left to the mahkamat al-mazalim. In other than this case the rule remains as usual, i.e. the right of appointing and dismissing the judge of mazalim is for the Khalifah. .
Quant aux directeurs des départements de l'État, le Messager d'Allah ﷺ a nommé des secrétaires pour les différents départements de l'État. Ils étaient considérés comme les directeurs de ces départements.
As for the directors of the State departments, the Messenger of Allah (PBUH) appointed secretaries for the various departments of the State. They were considered to be directors of those departments. .
Il ﷺ a nommé Al-Muayqeeb b. Abi Fatimah Al-Dusi responsable de son sceau officiel et du butin. Il ﷺ a nommé Hudhayfah b. Al Yaman pour évaluer la récolte d'Al-Hijaz, et Zubayr b. Al-awwam pour enregistrer les fonds de l'aumône (Sadaqah).
He (PBUH) appointed Al-Muayqeeb b. Abi Fatimah Al-Dusi in charge of his official seal and the booty. He (PBUH) appointed Hudhayfah b. Al Yaman to assess the harvest of Al-Hijaz, and Zubayr b. Al-awwam to record the funds of the "Sadaqah". .
Il ﷺ a nommé Al-Mughira b. Shu’ba responsable de l'enregistrement des dettes et des diverses transactions, et ainsi de suite.
He (PBUH) appointed Al-Mughira b. Shu’ba in charge of registering the debts and various transactions, and so on. .
Quant aux commandants d'armée et aux chefs de commandement, le Messager d'Allah ﷺ nomma Hamza b. ’Abd al-Muttalib comme commandant d'une armée de trente cavaliers pour affronter Quraish sur le rivage ; et il nomma Muhammad b. ‘Ubayda b. Al-Harith à la tête de soixante combattants et lui ordonna d'affronter Quraish dans le Wadi de Rabigh. Il ﷺ nomma également Sa’d b. Abi Waqqas à la tête d'une expédition comptant vingt cavaliers et l'envoya vers Makkah.
As for the army commanders and chief commanders, the Messenger of Allah (PBUYH) appointed Hamza b. ’Abd al-Muttalib as commander of an army of thirty riders to confront Quraish on the seashore; and he appointed Muhummad b. ‘Ubayda b. Al-Harith at the head of sixty fighters and instructed him to confront Quraish in the Wadi of Rabigh. He (PBUH) also appointed Sa’d b. Abi Waqqas at the head of an expedition numbering twenty riders and dispatched him towards Makkah. .
Par conséquent, on peut voir qu'il ﷺ avait l'habitude de nommer les commandants de l'armée, et cela prouve que c'est le calife qui nomme les commandants et les chefs d'état-major de l'armée.
Therefore it can be seen that He (PBUH) used to appoint the army commanders, and this proves that it is the Khalifah who appoints the commanders and the army chiefs of staff. .
Tous ceux qui occupaient ces postes étaient responsables devant le Messager d'Allah ﷺ et devant personne d'autre, et cela indique que les juges agissaient en son nom. Ceci est analogue à la représentation (wakalah), où il se réserve le droit de se désigner un délégué pour lui-même dans n'importe lequel de ses domaines. Les directeurs de départements, les commandants d'armée, les chefs d'état-major et les divers hauts fonctionnaires ne sont responsables devant personne d'autre que le calife, et ils ne sont pas responsables devant le Conseil de la communauté (Ummah). Seuls les assistants délégués, les Walis et les amils sont responsables devant le Conseil de la communauté (Ummah) parce qu'ils sont des gouvernants. Nul autre qu'eux n'est responsable devant le Conseil ; au contraire, tous les autres sont obligés de rendre compte uniquement au calife.
All those occupying these posts were answerable to Allah’s Messenger (PBUH) and to nobody else, and this indicates that the judges,s on his behalf. This is analogous with representation (wakalah), where he reserves the right to assign a deputy for himself in any of irectors of departments, army commanders, chiefs of staff and various senior officials are answerable to none but the Khalifah, and that they are not answerable to the Council of the Ummah. Only the delegated assistants, the Walis and the amils are responsible before the Council of the Ummah because they are rulers. None other than these are responsible before the Council; rather everyone else is obliged to report back to the Khalifah alone. .
Quant à la section « F », le budget de l'État en termes de recettes et de dépenses est contrôlé par les règles de la charia. Pas un seul centime n'est prélevé si ce n'est selon une règle divine, et pas un seul centime n'est dépensé si ce n'est selon une règle divine. Cependant, les détails des dépenses ou ce que l'on appelle les sections budgétaires sont laissés au calife selon son effort d’interprétation (Ijtihad), tout comme les détails des recettes. C'est le calife, par exemple, qui décide du montant de l'impôt foncier (Kharaj) sur les terres, de la capitation (Jizyah) ainsi que de toute autre taxe et recette.
As for section "F", the State budget in terms of the revenues and the expenditures is controlled by the Shariah rules. Not a single penny is levied except according to a divine rule, nor is any single penny spent except according to a divine rule. However the details of the expenditure or what is known as the budget sections is left to the Khalifah according to his ijtihad, as are the details of the revenues. It is the Khalifah, for instance, who decides the amount of the Kharaj of land, and the Jizya as well as any other levies and revenues. .
C'est le calife qui décide des dépenses allouées aux travaux routiers, aux hôpitaux et aux autres types de dépenses. Toutes ces questions sont laissées au calife, et il les décide selon son propre effort d’interprétation (Ijtihad) et son opinion.
It is the Khalifah who decides the expenditures allotted for the roadwork, hospitals and other types of expenditure. All such matters are left to the Khalifah, and he decides them according to his own ijtihad and opinion. .
C'est parce que le Messager d'Allah ﷺ recevait les revenus des amils et les dépensait. C'est Lui ﷺ qui autorisait les Walis à certaines occasions à recevoir des fonds et à les dépenser ; ce fut le cas lorsqu'Il ﷺ nomma Muadh sur le Yémen. Par la suite, les Khulafaa’ Rashideen continuèrent de faire de même. Chacun d'eux collectait les revenus et les dépensait selon son opinion et son effort d’interprétation (Ijtihad) en sa qualité de calife. Aucun des compagnons (Sahabah) ne s'y est jamais opposé, et personne n'a jamais dépensé un seul centime sans le consentement du calife. Lorsque ‘Umar nomma Muawiya comme Wali, il lui accorda une province (Wilayah) générale par laquelle il avait le pouvoir de collecter et de dépenser les fonds. Tout cela prouve que les différentes sections du budget sont décidées par le calife ou par toute personne agissant en son nom. Ce sont là les preuves détaillées concernant les pouvoirs obligatoires du calife, et celles-ci sont confirmées par le hadith rapporté par Ahmad et Al-Bukhari d'après Abdullah b ‘‘Umar qui a rapporté avoir entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : .
This is because the Messenger of Allah (PBUH) used to receive the revenues from the amils, and spend them. It was He (PBUH) who authorized the Walis on some occasions to receive funds and spend them; this was the case when He (PBUH) appointed Muadh over Yemen. Subsequently the Khulafaa’ Rashideen continued to do the same. Each one of them collected the revenues and spent them according to his opinion and ijtihad in his capacity as Khalifah. None of the Sahabah ever disapproved, and nobody ever spent a single penny without the Khalifah’s consent. When ‘Umar appointed Muawiya as Wali, he gave him a general wilayah whereby he had powers to collect and spend the funds. All this proves that the different sections of the budget are decided by the Khalifah or anyone acting on his behalf. These are the detailed evidences regarding the Khalifah’s mandatory powers, and these are confirmed by the Hadith narrated by Ahmad and Al-Bukhari from Abdullah b ‘‘Umar who reported that he heard the Messenger of Allah (PBUH) say: .
« L'imam est un berger, et il est responsable de ses sujets. » [Bukhari, Sahih, #893].
"The Imam is a guardian, and he is responsible for his subjects." [Bukhari, Sahih, #893].
Cela signifie que toutes les questions relatives à la gestion des affaires du sujet relèvent de la responsabilité du calife, et qu'il se réserve le droit de déléguer à quiconque la tâche qu'il juge appropriée, par analogie avec la wakala (représentation).
This means that all the matters related to the management of the subject’s affairs is the responsibility of the Khalifah, and he reserves the right to delegate anyone with whatever task, however he deems fit, with analogy to wakala (representation)..