6.3 La structure du système de gouvernance de l'Islam
6.3 The Structure of the Ruling System of Islam
En Islam, le système de gouvernance (et ses autres systèmes pour ce qui est) n'est pas conçu par l'homme, mais plutôt par le Créateur de toutes choses, Allah (SWT). Par conséquent, en tant que musulmans, nous devons nous conformer à ce système de gouvernance.
In Islam, the Ruling System (and its other systems for that matter) is not designed by man, but rather by the Creator of all things, Allah (swt). Therefore, as Muslims we must abide by this ruling system.
Le système de gouvernance qu'Islam a instauré est un système d'unité. Cela est dû au fait que les preuves divines n'ont rien apporté d'autre et nous ont interdit d'en adopter un autre. Ce système de gouvernance fondé sur l'unité place le pouvoir de diriger entre les mains d'un seul homme, c'est-à-dire le calife. Aucune autre personne n'est autorisée à partager le pouvoir avec le calife. Il est rapporté par ‘Abdullah ibn Amr ibn al- ‘A’as : « Quiconque prête allégeance à un imam en lui donnant la poignée de sa main et le fruit de son cœur, lui obéira autant qu'il le pourra. Si un autre vient pour contester l'imam, frappez la tête de l'autre. » (Muslim et Bukhari).
The ruling system Islam has given is one of unity. This is because the divine evidence has brought nothing else and forbidden us to adopt anything else. This ruling system of unity puts the power of ruling in one mans’ hands, i.e., the Khaleefah. No other person is allowed to share power with the Khaleefah. It is narrated by ‘Abdullah ibn Amr ibn al- ‘A’as, “Whoever gives allegiance to an Imam giving him the clasp of his hand and the fruit of his heart shall obey him as long as he can. If another comes to dispute with the Imam, strike the head of the other.” (Muslim and Bukhari).
De plus, le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Si deux califes reçoivent l'allégeance, tuez le second. » Muslim et Bukhari.
Also, the Messenger of Allah (saw) said, “If two Khaleefahs are given the allegiance, kill the latter of them.” Muslim and Bukhari.
Ceci prouve que l'Islam interdit d'avoir deux dirigeants pour les musulmans. Par conséquent, il est illicite (Haram) de former des États-nations avec des dirigeants différents sur les terres musulmanes. Par conséquent, le système de gouvernance islamique est un système d'unité et non une structure fédérale.
This proves that Islam prohibits having two rulers for the Muslims. Therefore, it is haram to form nation states with different rulers upon the Muslim lands. Therefore, the Islamic ruling system is one of unity and not of a federate structure.
En Islam, le système de gouvernance est fondé entièrement et exclusivement sur le texte divin, c'est-à-dire le Coran, la sunna et le consensus (Ijma’) des compagnons (Sahabah). La vie des compagnons (Sahabah) devrait être un domaine d'étude, car un musulman est obligé de tirer les lois du consensus (Ijma’) des compagnons (Sahabah).
In Islam, the ruling system is based wholly and solely on the divine text, i.e. the Qur’an, Sunnah and Ijma‘ of the Sahabah. The lives of the Sahabah should be an area of study, for a Muslim is obliged to take laws from the Ijma‘ of the Sahabah.
Contrairement à toutes les autres formes de systèmes de gouvernance, l'Islam ne permet pas à l'homme de légiférer des règles au sein de ce système en utilisant son propre esprit. La législation est laissée uniquement à Allah (SWT). L'homme n'a qu'à reconnaître, comprendre et mettre en œuvre ces lois. Par conséquent, nous rejetons quiconque suggère des idées, des concepts et des théories étrangers au système de gouvernance islamique tels que la Démocratie, le Socialisme Islamique, la République Islamique (comme en Iran, au Pakistan, au Soudan, etc.), et ainsi de suite. Il est totalement inapproprié, et équivalent à la mécréance (Kufr), de dire que l'Islam ne nous a pas donné une image définitive, détaillée et claire de ce qu'est le système de gouvernance de l'Islam. Cela conduirait une personne à affirmer implicitement que l'Islam est incomplet. De plus, ceux qui prétendent que la forme de système de gouvernance islamique n'est pas applicable dans le monde d'aujourd'hui s'aventurent dans le chaudron des idées de mécréance (Kufr). L'Islam est une religion (Deen) applicable à tous les temps et à tous les lieux.
Unlike all other forms of ruling systems, Islam does not allow man to legislate rules within this system by utilising his own mind. Legislation is left only to Allah (swt). Man only has to recognise, understand, and implement these laws. We, therefore, disregard anyone who suggests ideas, concepts, and theories alien to the Islamic ruling system such as Democracy, Islamic Socialism, Islamic Republic (as in Iran, Pakistan, Sudan, etc.), and so on. It is totally inappropriate, and tantamount to kufr, to say that Islam did not give us a definite, detailed, clear picture of what the ruling system of Islam is. This would lead one to be implicitly stating that Islam is incomplete. Also, those who claim that the Islamic form of ruling system is not applicable in today’s world are delving in the cauldron of kufr ideas. Islam is a deen applicable for all times and places.
Allah (SWT), à travers le Coran, la sunna et le consensus (Ijma’), nous a donné une image claire de ce qu'est la forme de système de gouvernance islamique.
Allah (swt) through the Qur’an, Sunnah and the Ijma‘ has given us a clear picture of what the Islamic form of ruling system is.
Les départements de la direction dans le califat
Departments of Ruling in the Khilafah
En termes simples, le système de gouvernance islamique se compose des départements suivants :
Simply put, the Islamic ruling system consists of the following departments:
calife
Khaleefah.
Les Assistants Délégués (Mu‘awin Tafweedh).
Delegated Assistants (Mu‘awin Tafweedh).
Assistants Exécutifs (Mu‘awin Tanfeedh).
Executive Assistants (Mu‘awin Tanfeedh).
Gouverneurs (Wulah).
Governors (Wulah).
Émir des juges (Qudah) du jihad.
Amir of Jihad Judges (Qudah).
Système Administratif (Jihaas Idaari).
Administrative System (Jihaas Idaari).
Conseil de la communauté (Ummah) (Majlis al-Ummah).
Council of the Ummah (Majlis al-Ummah).
Il convient de noter que parmi ces départements, trois sont de véritables gouvernants. Un gouvernant est celui qui assume la responsabilité de la mise en œuvre de l'Islam au sein de l'État et possède l'autorité d'appliquer les punitions islamiques à ceux qui ont violé une loi islamique. Les autres instances n'ont aucune autorité pour faire appliquer les lois islamiques aux gens sans la permission des gouvernants.
It should be noted that of these departments, three are actual rulers. A ruler is one who maintains the responsibility of implementing Islam, within the State and has the authority of executing Islamic punishments upon those who have violated any Islamic law. The other bodies have no authority to enforce Islamic laws on the people without the permission of the rulers.
Les trois corps des dirigeants sont le calife, les assistants délégués et les gouverneurs. Quant aux juges, ils englobent deux fonctions de gouvernance effective qui sont le Chef des juges (Qadi al-Quda) et le Juge des Madhaalim (plaintes contre l'État) ; tandis que les autres corps de personnes sont responsables de l'exécution des ordres de ces dirigeants.
The three bodies of rulers are the Khaleefah, Delegated Assistants and Governors. As for the judges, they incorporate two positions of actual ruling which are the Chief of Judges (Qadi al-Quda) and the Judge of Madhaalim (complaints against the State); while the other bodies of people are responsible for carrying out the orders of these rulers.
Le calife
The Khaleefah
Le mot calife signifie linguistiquement « successeur » dans la langue arabe. Cependant, la charia de l'Islam nous a donné une autre définition, plus complète, du mot calife. Le Prophète d'Allah ﷺ a dit : « ...il n'y aura plus de prophètes après moi, seulement des califes. » Bukhari.
The word Khaleefah linguistically means ‘successor’ in the Arabic language. But, the Shari‘ah of Islam has given us another, more comprehensive definition of the word Khaleefah. The Prophet of Allah (saw) said, “...there will be no more prophets after me, only Khulafa‘a.” Bukhari.
Dans ce hadith, le mot Khulafa‘a ne fait pas référence à des successeurs, mais aux chefs de l'État islamique. Le mot Khalifah signifie donc « l'homme qui gouverne un peuple par l'Islam », agissant en tant que chef de l'État. La même définition de la charia s'appliquerait si nous utilisions le mot imam, au lieu de Khalifah, pour indiquer le chef de l'État. Et puisque dans l'Islam, le serment d’allégeance (Bay’ah) n'est donné qu'à un chef de l'État, les mots Khalifah et imam se rapportent tous deux au chef de l'État.
In this hadith the word Khulafa‘a is not referring to successors, but to heads of the Islamic State. The word Khaleefah is, therefore, taken to mean ‘that man who rules over a people by Islam,’ acting as the head of the State. The same Shari‘ah definition would apply if we used the word Imam, instead of Khaleefah, to indicate the head of State. And since in Islam, the bay‘ah is given only to a head of the State, both the words Khaleefah and Imam are pertaining to the head of the State.
Le processus du serment d’allégeance (Bay’ah)
The Process of Bay‘ah
La méthode d'installation du calife se fait par le processus du serment d’allégeance (Bay’ah). Le pouvoir de gouverner selon l'Islam est donné par la communauté (Ummah) au calife. L'autorité appartient à la communauté (Ummah) et elle délègue au calife la mise en œuvre de la charia. Cela se fait par un contrat entre le calife et la communauté (Ummah). La communauté (Ummah) doit obéir tant que le calife applique l'Islam à son égard.
The method of installing the Khaleefah is through the process of bay‘ah. The power to rule by Islam is given by the Ummah to the Khaleefah. Authority belongs to the Ummah and it deputises the Khaleefah to enact the Shari‘ah. This is done through a contract between the Khaleefah and the Ummah. The Ummah must obey as long as the Khaleefah implements Islam on them.
Le processus du serment d’allégeance (Bay’ah) peut avoir lieu après un vote général exprimé par tous les musulmans de l'État islamique ou il peut avoir lieu après un vote parmi les ahl al halli wal ‘aqd (personnes d'influence et d'autorité). Le vote n'est qu'un moyen de déterminer le choix de la communauté (Ummah), il ne se substitue pas au serment d’allégeance (Bay’ah). Les non-musulmans, les enfants et les musulmans résidant hors de l'État n'ont pas le droit de vote. Si tous les musulmans de l'État islamique votent, alors la bay’ah al-in‘iqad (serment d'acceptation, par lequel il devient calife) est donnée à l'homme élu. Cependant, si le vote a lieu par l'intermédiaire des représentants, alors une bay’ah al-in‘iqad est d'abord donnée par les représentants, après quoi une seconde bay’ah al-ta‘aa (serment d'obéissance) est donnée par la communauté (Ummah) à la personne élue. Le silence de la communauté (Ummah) à l'égard du calife élu peut être considéré comme le serment d’allégeance (Bay’ah) d'obéissance. C'est par ce processus de serment d’allégeance (Bay’ah) qu'une personne accède à sa position de calife. Les candidats au poste de calife peuvent, en plus de l'auto-nomination, être choisis par le Majlis al-Ummah. C'est parmi ces candidats que la communauté (Ummah) choisit pour elle-même un dirigeant.
The process of bay‘ah may occur after a general vote given by all the Muslims of the Islamic State or it may occur after a vote among the ahl al halli wal ‘aqd (people of influence and authority). Voting is merely a means to determine the choice of the Ummah, it does not substitute the bay‘ah. Non-Muslims, children, and Muslims residing out of the State do not have the right to vote. If all the Muslims of the Islamic State are voting then the bay‘ah al-in‘iqad (pledge of acceptance, by which he becomes Khaleefah) is given to the man elected. However, if the vote occurs through the representatives, then a bay‘ah al-in‘iqad is first given by the representatives, after which a second bay‘ah al-ta‘aa (pledge of obedience) is given by the Ummah to the person elected. The silence of the Ummah over the elected Khaleefah can be considered as the bay‘ah of obedience. It is through this bay‘ah process that a person attains his position as Khaleefah. The candidates for the position of Khaleefah may, in addition to self nomination, be chosen by the Majlis al-Ummah. It is from these candidates that the Ummah chooses for itself a ruler.
Les assistants délégués et exécutifs du calife
The Delegated and Executive Assistants to the Khaleefah
Assistant délégué
Delegated Assistant
Les assistants délégués (Mu‘awin Tafweedh) sont nommés par le calife pour l'assister dans la direction de l'État. La preuve de cette nomination est tirée du hadith du Prophète ﷺ dans lequel il a dit : « Mes deux ministres (wazirs) parmi les gens sont Abu Bakr et ‘Umar. » (Tirmidhi).
The delegated assistants (Mu‘awin Tafweedh) are appointed by the Khaleefah to assist him in ruling the State. The evidence for this appointment is derived from the hadith of the Prophet (saw) in which he said, “My two ministers (wazirs) from the people are Abu Bakr and ‘Umar.” (Tirmidhi).
L'Islam, en revanche, permet à ces ministres d'aller au-delà d'une fonction spécifique. Les ministres que le Prophète ﷺ a nommés n'étaient pas spécialisés ou assignés de manière restrictive à une fonction précise. Il est donc préférable d'utiliser le mot Mu‘awin (assistant) au lieu de ministres, afin de ne pas le confondre avec la terminologie occidentale de ministre.
Islam, on the other hand, allows these ministers to go beyond a specific function. The ministers whom the Prophet (saw) appointed were not specialised or assigned restrictively to a specific function. It is therefore preferable to use the word Mu‘awin (assistant) instead of ministers, so as not to confuse it with the Western terminology of minister.
L'assistant délégué est celui auquel le calife délègue l'accomplissement de toutes les fonctions par voie de délégations générales. Lors de la nomination de l'assistant délégué, il est nécessaire pour le calife de mentionner à la fois l'aspect du pouvoir de décision général et celui d'être son assistant dans le contrat, car le nommer sous un seul aspect restreint sa fonction en tant que Mu‘awin.
The delegated assistant is one whom the Khaleefah delegates to perform all functions in the way of general delegations. In the appointment of the Delegated assistant it is necessary for the Khaleefah to cite both the aspects of general ruling and being his assistant in the contract, because appointing him in only one aspect restricts his function as a Mu‘awin.
Tel fut le cas lorsque Abu Bakr nomma ‘Umar comme son assistant, et lorsque ‘Umar prit ‘Uthman et ‘Ali comme ses assistants, et lorsque ‘Uthman prit Marwan ibn al-Hakam et ‘Ali comme ses assistants. Ces assistants délégués sont responsables devant le calife et ils informent le calife des affaires qui les entourent.
Such was the case when Abu Bakr appointed ‘Umar as his assistant, and when ‘Umar took ‘Uthman and ‘Ali as his assistants, and when ‘Uthman took Marwan ibn al-Hakam and ‘Ali as his assistants. These delegated assistants are responsible to the Khaleefah and they inform the Khaleefah of the matters surrounding them.
Assistant de direction
Executive Assistant
Le calife est autorisé à s'impliquer dans les affaires administratives. Le Prophète ﷺ s'est impliqué dans les affaires administratives lorsqu'il a brisé les idoles, organisé le jihad et supprimé son titre dans le Traité de Hudaybiyah. Pour faciliter les choses, il peut nommer des assistants exécutifs (Mu‘awin Tanfeedh) pour l'aider à gérer l'administration de l'État. Contrairement aux assistants délégués, les assistants exécutifs ne sont que des exécutants des directives du calife. Ils ne sont pas des gouvernants. Ils peuvent également être affectés à un domaine de travail ou d'administration spécifique.
The Khaleefah is allowed to engage himself in administrative matters. The Prophet (saw) did engage in administrative matters when he broke idols, organised the Jihad, and erased his title from the Treaty of Hudaybiyah. To facilitate matters, he may appoint executive assistants (Mu‘awin Tanfeedh) to help him manage the administration of the State. Unlike delegated assistants, the executive assistants are only executors of the directives of the Khaleefah. They are not rulers. They may, also, be assigned to one specific area of work or administration.
Tout comme l'autorité du Mu‘awin Tanfeedh est limitée, les conditions de sa nomination le sont également. L'assistant exécutif exécute les ordres et les règles du calife qui doivent être mis en œuvre, puis transmet un compte rendu au calife concernant l'exécution.
Just as the authority of the Mu‘awin Tanfeedh is limited so are the conditions for his appointment. The executive assistant carries out the orders and rules of the Khaleefah which are to be implemented, and then brings feedback to the Khaleefah, regarding the execution.
Le Wali et l'‘Aamel des Provinces
The Wali and the ‘Aamel of the Provinces
Les subdivisions des wilayaat ou provinces sont appelées ‘amalat ou districts. La supervision et la responsabilité de ces ‘amalat sont confiées à un ‘aamel ou sous-gouverneur.
Subdivisions of the wilayaat or Provinces are called ‘amalat or districts. Supervision and responsibility for these ‘amalat is assigned to an ‘aamel or sub-governor.
Après avoir précédemment discuté de la position du calife, nous allons réfléchir ici au rôle du wali et de l'‘aamel qui appliquent l'Islam sur leurs résidents. Cette juridiction générale du wali nous oblige à le considérer comme un dirigeant. Il a, par conséquent, des responsabilités similaires à celles qui sont assignées au calife pour le fonctionnement efficace de l'État. Cependant, les domaines qui pourraient le rendre autonome, tels que les finances de l'État, l'armée et la justice, ainsi que l'adoption de lois autres que celles adoptées par le calife, ne sont pas sous son contrôle car ils pourraient constituer une menace pour l'unité de l'État.
Having previously discussed the position of Khaleefah, we will contemplate here on the role of wali and ‘aamel who implement Islam upon their residents. This general jurisdiction of the wali obliges us to consider him as a ruler. He, therefore, has similar responsibilities to those which are assigned to the Khaleefah for the efficient operation of the State. However areas that might make him autonomous, such as finances of the State, the army, and the judiciary, as well as adopting laws other than those adopted by the Khaleefah, are not within his control since they might pose a threat to the unity of the State.
Le wali lui-même peut choisir de subdiviser davantage sa région en ‘amalat et d'y nommer des ‘aamels. Ces subdivisions et ces nominations contribuent chacune à la mise en œuvre de l'Islam et à la tranquillité qui en résulte pour l'État. Le Prophète ﷺ a dit à ses nommés : « Facilitez et ne rendez pas les choses difficiles, soyez optimistes et non pessimistes envers les gens, ne faites pas fuir les gens mais faites qu'ils se rapprochent, et consultez-vous les uns les autres. »
The wali himself may choose to further subdivide his region into ‘amalat and appoint ‘aamels to them. These subdivisions and appointments each assist in the implementation of Islam and the resultant tranquillity of the State. The Prophet (saw) said, to his appointees, “Make it easy not difficult, make the people optimistic not pessimistic, do not make the people go away but make them come closer, and consult one another.”.
Ceci est une indication pour nous d'administrer l'État islamique d'une manière qui ne causera pas de difficultés inutiles aux gens, et qui permettra ainsi aux gens de se rapprocher de l'Islam.
L'émir du jihad
The Amir of Jihad
Les directions de l'émir du jihad se composent de quatre départements.
The directorates of the Amir of Jihad consist of four departments.
Ce sont :
These are :
1. Les Affaires Extérieures (Politique Étrangère).
1. The External Affairs (Foreign Policy).
2. L'armée.
2. The Military.
3. La sécurité intérieure.
3. The Internal Security.
4. Industrie.
4. Industry.
L'émir du jihad est le directeur et le superviseur des quatre départements. Le calife peut déléguer ce poste à un musulman convenablement qualifié, mais puisqu'il est le chef de l'État, il est important qu'il assume lui-même ce rôle.
The Amir of Jihad is the director and supervisor of all four departments. The Khaleefah may delegate this position to a suitably qualified Muslim, but since he is the head of state, it is important that he takes on the role himself.
1. Les Affaires Extérieures (Politique Étrangère)
1. The External Affairs (Foreign Policy)
La politique étrangère de l'État islamique
The Foreign Policy of the Islamic State
La politique étrangère de l'État islamique couvre les politiques extérieures de l'État et ses relations avec les autres nations et pays. La politique étrangère en Islam sert trois objectifs :
The foreign policy of the Islamic State covers the external policies of the State and its relationship with other nations and countries. The foreign policy in Islam serves three objectives:
1. Pour protéger l'entité de l'État et la communauté (Ummah).
1. To protect the entity of the State and the Ummah.
2. Pour faciliter l'appel à l'islam (Da’wah) auprès d'autres personnes et nations.
2. To facilitate the da‘wah to other people and nations.
3. Organiser les relations de l'État islamique avec les autres États.
3. To organise the relationship of the Islamic State with other states.
Lorsque l'on considère ces objectifs, il devient clairement apparent que la politique étrangère de l'État islamique n'est pas seulement un fard (obligation) pour les musulmans à mettre en œuvre, mais qu'avec l'effusion de sang, les viols et la destruction actuels des musulmans à travers le monde, comme en Bosnie, au Cachemire, en Palestine, etc., elle est une nécessité pratique.
When one considers these aims it becomes clearly apparent that the foreign policy of the Islamic State is not merely a fard (obligation) upon the Muslims to implement, but with the existing bloodshed, rape and destruction of Muslims around the world, like Bosnia, Kashmir, Palestine etc., it is a practical necessity.
Il est un devoir ultime pour la communauté (Ummah) musulmane de transmettre le message de l'islam à l'humanité. À son retour de Khaybar, le Messager d'Allah ﷺ, s'adressant à ses compagnons (ra), a dit : « Ô gens, Allah m'a envoyé comme une miséricorde pour toute l'humanité ; ne vous disputez pas avec moi comme les disciples se sont disputés avec Isa (paix sur lui) fils de Maryam. » Les compagnons s'exclamèrent : « Et comment les disciples se sont-ils disputés, ô Prophète d'Allah ? » Il ﷺ répondit : « Il (Isa) les a appelés à ce que je vous ai appelé ; celui qui a été envoyé vers un lieu proche a été satisfait et content, mais celui qui a été envoyé vers un lieu lointain est devenu mécontent et a eu les pieds lourds. » Ceci est un indicateur de l'importance de porter l'appel à l'islam (Da’wah).
It is an utmost duty upon the Muslim Ummah to convey the message of Islam to humanity. On His arrival from Khaybar, the Messenger of Allah (saw), addressing his companions (ra), said, “Oh people, Allah has sent me as a mercy to all mankind; do not dispute with me like the disciples disputed with Isa (as) son of Maryam. The companions exclaimed : And how did the disciples dispute, O Prophet of Allah? He (saw) answered : He (Isa) called them to that which I called you; he who was sent to a near place was pleased and satisfied, but he who was sent to a far place became displeased and heavy footed.” This is an indication of the importance of carrying the da‘wah.
La relation de l'État islamique avec les autres États
The Relationship of the Islamic State with Other States
La relation de l'État islamique avec les autres États devrait être fondée sur quatre approches :
The relationship of the Islamic State with other states should be built upon four approaches:
1. Premièrement, les pays du monde musulman doivent être considérés comme faisant partie d'un seul et même pays. Par conséquent, ces pays ne sont pas considérés dans la sphère de la politique étrangère. Au lieu de cela, la procédure consistera à tous les unifier en un seul État. Par exemple, si l'État était établi en Égypte, tous les autres pays musulmans seraient considérés — non pas comme des États étrangers — mais comme faisant partie de la communauté (Ummah) musulmane. Nous ne les reconnaîtrions pas comme des États distincts. Par conséquent, nous n'y établirions pas nos ambassades et vice versa. Au lieu de cela, nous devrions appeler les musulmans de ces pays à leur devoir, qui est de s'unir à l'État islamique.
1. Firstly, the countries of the Muslim world are to be considered as being part of one country. Hence, these countries are not considered in the sphere of foreign policy. Instead the procedure will be to unify them all into one state. For example, if the State was established in Egypt, then all the other Muslim countries would be considered - not as foreign states - but as part of the Muslim Ummah. We would not recognise them as separate states. Therefore, we would not establish our embassies in them or vice versa. Instead we should call the Muslims in those countries to their duty which is to unite themselves to the Islamic State.
2. Les États avec lesquels l'État islamique a conclu des traités économiques, commerciaux, de bon voisinage et/ou culturels ; ils sont traités conformément aux termes des traités. Cependant, les relations économiques et commerciales avec eux doivent être limitées à certains articles qui profitent à la communauté (Ummah). Elles ne doivent pas conduire au renforcement de ces États à nos dépens.
2. Those states with whom the Islamic State has economic, commercial, good neighbouring and/or cultural treaties; they are treated in accordance to the terms of the treaties. However, the economic and commercial relations with them must be confined to certain items that benefit the Ummah. It must not lead to the strengthening of those states on our account.
3. Les États avec lesquels nous n'avons pas de traités ; les véritables États impérialistes tels que l'Amérique, la France et la Grande-Bretagne ; et les États qui ont des ambitions envers l'État Islamique, tels que la Russie. Tous ces États sont considérés comme des ennemis de guerre potentiels et des envahisseurs possibles. Toutes les précautions doivent être prises à leur égard.
3. Those states with whom we do not have treaties; the actual Imperialist states like America, France and Britain; and those states that have ambitions in the Islamic State, such as Russia. All these states are considered as potential enemies of war and possible invaders. All precautions should be taken with them.
Le Fondement et la Méthode de la Politique Étrangère
The Basis and the Method for the Foreign Policy
La racine de l'interaction entre l'État islamique et les autres États est le devoir de propager l'appel à l'islam (Da’wah). La méthode pour y parvenir est la déclaration du jihad. Ce fut la méthode de Muhammad ﷺ dès que l'État islamique fut établi à Madinah. Il doit être souligné que les musulmans ne sont pas autorisés à commencer à combattre l'ennemi sans lui avoir d'abord présenté l'opportunité d'accepter et d'embrasser l'islam, devenant ainsi partie intégrante de l'État islamique. Il s'agit du premier processus de la méthode en trois étapes de la transmission de l'appel à l'islam (Da’wah) par le jihad.
The root of interaction between the Islamic State and the other states is the duty to propagate the call of Islam (da‘wah). The method by which to achieve this is the declaration of Jihad. This was the method of Muhammad (saw) as soon as the Islamic State was established in Madinah. It must be stressed that the Muslims are not permitted to start fighting with the enemy without first presenting them with the opportunity to accept and embrace Islam, thereby becoming part of the Islamic State. This is the first process of the three stage method of delivering the call of Islam through Jihad.
Si cette offre est refusée, il leur est demandé de payer la capitation (Jizyah) et de faire partie de l'État. Ils seraient traités comme des dhimma (citoyens non-musulmans de l'État), c'est-à-dire que l'État serait responsable de leur sécurité et de leur protection. Ils seraient régis par la charia islamique et leur terre deviendrait une terre musulmane et une partie de l'État islamique.
If this offer is turned down, they are asked to pay jizyah (head tax) and to be part of the State. They would be treated as dhimma (non- Muslim citizen of the State), i.e. the State would be responsible for their security and protection. They would be ruled by the Islamic Shari‘ah and their land would become Muslim land and part of the Islamic State.
Si l'ennemi, en revanche, refusait ces deux options, à savoir rejeter la Croyance et le Système islamiques ou rejeter le Système et le paiement de la capitation (Jizyah), les musulmans passeraient à la troisième étape et lui déclareraient la guerre. Un musulman a rapporté d'après Sulaiman ibn Buraid que le Messager d'Allah ﷺ a dit : « S'ils refusent d'accepter l'Islam, exigez d'eux la capitation (Jizyah). S'ils acceptent de payer, acceptez-la d'eux et retenez vos mains. S'ils refusent de payer la capitation (Jizyah), cherchez l'aide d'Allah et combattez-les. »
If the enemy on the other hand refused both of these options, namely to reject the Islamic Belief and System or reject the System and the payment of jizyah, the Muslims would proceed to the third stage and declare war upon them. Muslim narrated on the authority of Sulaiman ibn Buraid that the Messenger of Allah (saw) said, “If they refuse to accept Islam, demand from them the jizyah. If they agree to pay, accept it from them and hold off your hands. If they refuse to pay the jizyah, seek Allah’s help and fight them.”.
2. Le Militaire
2. The Military
L'Armée de l'État Islamique
The Army of the Islamic State
Les questions de sécurité intérieure, la capacité de diffuser l'appel à l'islam (Da’wah) et de repousser les attaques étrangères sont prises en charge par l'armée.
The issues of internal security, the ability to spread da‘wah, and repel foreign attacks are taken care of by the army.
Allah (SWT) nous a rendu obligatoire de propager l'islam dans le monde et a spécifié la méthode comme étant l'appel à l'islam (Da’wah) et le jihad, et que le jihad est obligatoire (Fard). En conséquence, tout musulman de sexe masculin atteignant l'âge de quinze ans est obligé de s'enrôler dans l'armée et de suivre une formation militaire pour se préparer au jihad. Allah (SWT) dit :
Allah (swt) has obligated us to spread Islam to the world and has specified the method as da‘wah and Jihad, and that Jihad is fard. Accordingly, every male Muslim who reaches the age of fifteen is obliged to enlist in the army and undergo military training to prepare for Jihad. Allah (swt) says,.
« Et combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de discorde ni d'oppression, et que la religion appartienne à Allah, partout et de toutes parts. » [TMQ 8:39].
“And fight them (on) until there is no more tumult or oppression, and there prevails justice and faith in Allah, altogether and everywhere.” [TMQ 8:39].
Le Prophète ﷺ a dit : « Et combattez les gens qui associent des choses à Allah avec vos biens, votre main et votre langue. »
The Prophet (saw) said, “And fight the people who associate (things) with Allah with your wealth, your hand and your tongue.”.
La Structure de l'Armée
The Structure of the Army
L'armée est divisée en deux sections. Premièrement, il y a les « réguliers », qui sont employés comme soldats de l'armée de l'État et qui reçoivent des salaires provenant du budget de l'État. Deuxièmement, il y a les « réservistes », qui comprennent tous les musulmans capables de combattre, et qui sont mobilisés lorsque la demande de soldats l'exige.
The army is divided into two sections. Firstly, there are the ‘regulars’, who are employed as soldiers of the State’s army and who are paid salaries from the State’s budget. Secondly, there are the ‘reservists’, who comprise of all the Muslims who are capable of fighting, and are mobilised when the demand for soldiers requires it.
C'est généralement le calife qui est le chef de l'armée ; il nomme le commandant en chef, un général pour chaque brigade et un commandant pour chaque division. Les brigadiers et les commandants nomment les autres rangs de l'armée. Les membres de l'état-major sont nommés selon leur culture militaire par le chef d'état-major général.
It is generally the Khaleefah who is the leader of the army; he appoints the commander-in-chief, a general for each brigade and a commander for each division. The brigadiers and commanders appoint the remaining ranks of the army. Members of the general staff are appointed according to their military culture by the general chief of staff.
L'armée du califat est une seule armée, qui est située dans des camps spécifiques. Certains de ces camps doivent être situés dans différentes provinces (Wilayah) et emplacements stratégiques, et certains doivent rester des forces de combat mobiles de manière permanente. Les camps sont organisés en de nombreux groupes, dont chacun se voit attribuer un numéro pour accompagner son nom, tel que la 1ère Armée, la 3ème Armée, ou il peut être nommé d'après une province (Wilayah) ou un district (‘imala).
The army of the Khilafah is one army, which is located in specific camps. Some of these camps must be located in different provinces (wilayaat) and strategic locations, and some must remain permanently mobile fighting forces. The camps are organised in numerous groups, each one of which is given a number to accompany its name, such as the 1st Army, the 3rd Army, or it can be named after a province (wilayah) or district (‘imala).
La fonction de l'armée
The Function of the Army
L'une des fonctions de l'armée, en Islam, est de remplir l'obligation du jihad — le combat physique (sur le champ de bataille) contre les kafiroon (mécréants), qu'il soit offensif ou défensif, afin de rendre le Nom (Deen) d'Allah (SWT) dominant. Allah (SWT) a ordonné la préparation au jihad dans le verset (Ayah) :
One of the functions of the army, in Islam, is to fulfil the obligation of Jihad - the physical fighting (in the field of battle) against the kafiroon (disbelievers), be it offensive or defensive, in order to make the Name (deen) of Allah (swt) dominant. Allah (swt) ordered the preparation for Jihad in the ayah:
« Préparez contre eux tout ce que vous pouvez de force et de chevaux de bataille, afin de leur inspirer la crainte, l'ennemi d'Allah et votre ennemi, ainsi que d'autres que vous ne connaissez pas, mais qu'Allah connaît. Tout ce que vous dépenserez dans la voie d'Allah, il vous sera pleinement rétribué et vous ne serez point lésés. » [TMQ 8:60].
“Make ready for them (the unbelievers) all you can of (armed) force and of horses tethered, that thereby you may strike fear into the hearts of the enemy of Allah and your enemy, and others beside them whom you know not. Allah knows them. Whatsoever you spend in the way of Allah it will be repaid for you in full, and will not be wronged.” [TMQ 8:60].
Le Prophète ﷺ a montré la puissance de l'État en faisant marcher l'armée musulmane à l'intérieur de Madinah avant qu'ils ne partent pour la guerre de Tabuk. Cette action a effrayé l'ennemi. Comme il ﷺ l'a dit : « On m'a été accordé la victoire par la terreur jetée dans les cœurs de mes ennemis, même à la distance d'un mois de voyage. »
The Prophet (saw) showed the power of the State by marching the Muslim army inside Madinah before they went to Tabuk for war. This action frightened the enemy. As he (saw) said, “I have been given the victory by the terror thrown in the hearts of my enemies even from the distance of one month travelling.”.
Toutes ces fonctions de l'armée sont liées au maintien de la sécurité extérieure de l'État.
These functions of the army are all related to maintaining the external security of the State.
La politique étrangère de l'État islamique est de propager l'islam à travers le monde. La méthode employée par l'État pour transmettre l'islam est par l'appel à l'islam (Da’wah) et le jihad. Par conséquent, puisque la communauté (Ummah) a donné l'autorité à l'imam ou au calife pour mener ce jihad, il est important que le chef de l'armée soit le chef de l'État. Le Prophète ﷺ a établi des relations avec autrui sur la base de la propagation de l'islam. Il a formalisé le Traité de Hudaybiyah afin de s'offrir l'opportunité de propager l'islam à travers la péninsule arabique. Le Prophète ﷺ était le chef de l'État à Madinah et il ﷺ dirigeait l'armée lors de toutes les batailles qui ont eu lieu durant son époque. Après cela, les Khulafa'a Rashidoon furent également ceux qui donnaient les ordres sur l'endroit et le moment où l'armée devait combattre. Il devient clair à partir de ces points que le chef de l'État est la personne responsable de la direction de l'armée.
Donner à l'armée une culture islamique et militaire
Giving the Army Islamic and Military Culture
L'armée est généralement l'outil qui ouvre d'autres pays à l'appel à l'islam (Da’wah). Ainsi, le personnel militaire doit être intellectuellement élevé. Cela signifie qu'il doit être bien instruit sur l'islam et être capable de transmettre le message à autrui. De plus, le personnel doit être politiquement conscient afin de rester concentré et de ne pas être manipulé par les adversaires.
The army is usually the tool that opens up other countries to the da‘wah of Islam. Thus, the army personnel have to be intellectually elevated. Meaning, that they have to be well educated about Islam and be able to convey the message to other people. Furthermore, the personnel have to be politically aware so that they remain focused and are not manipulated by the opponents.
La foi (Iman) du personnel militaire
Iman of the Army Personnel
L'armée est une partie intégrante de la transmission du message de l'Islam au monde. Ses membres doivent, par conséquent, être hautement instruits en Islam, et dotés d'une foi (Iman) ferme. L'armée doit mettre l'accent sur la formation de personnes possédant ces caractéristiques au sein de ses rangs. Une armée dotée d'une forte foi (Iman) sera certainement capable de vaincre ses adversaires. Nous constatons que c'était le cas à l'époque du Prophète Muhammad ﷺ. Les musulmans étaient en infériorité numérique lors de nombreuses batailles précoces, mais avec l'aide d'Allah (SWT), ils ont tout de même remporté la victoire. Nous l'avons vu lors de la bataille de Badr, où le ratio était de 3 contre 1, et lors de la bataille d'Ahzab, où le ratio était de 4 contre 1.
The army is an integral part of delivering the message of Islam to the world. Its people must, therefore, be highly educated in Islam, and with firm iman. The army must place emphasis on building people with these characteristics within its ranks. An army with strong iman will surely be able to defeat its opponents. We find this to be the case in the time of the Prophet (saw). Muslims were outnumbered in many of the early battles, but with the help of Allah (swt) still achieved victory. This we saw in the battle of Badr where there was a 3 to 1 ratio and in the battle of Ahzab, where there was a 4 to 1 ratio.
3. La sécurité intérieure
3. The Internal Security
Le département de la Sécurité Intérieure supervise tout ce qui est lié à la sécurité à l'intérieur de l'État Islamique, en utilisant les forces militaires à cette fin.
The department of Internal Security oversees everything connected with security inside the Islamic State, utilising the military forces for this purpose.
La sécurité intérieure, tout comme la sécurité extérieure, est assurée par l'armée. Les fonctions de la (police) sont sous le contrôle de l'armée. Le Prophète ﷺ a nommé Qays ibn Sa‘ad comme chef de la sécurité. Il était là pour protéger le Prophète ﷺ lorsqu'il était en Majlis. Il est préférable que la force de sécurité intérieure maintienne les procédures de l'armée régulière, afin qu'elle reste organisée, efficace et coordonnée comme dans une armée régulière. La force de sécurité intérieure a pour fonction la surveillance, le maintien de l'ordre et l'exécution des lois adoptées par l'État. Le Prophète ﷺ a nommé ‘Abdullah ibn Mas‘ud comme chef des assas (surveillance). La surveillance, par cette partie de l'armée, ne signifie pas envahir la vie privée d'autrui. Son usage est plutôt destiné à la surveillance générale. Puisque le maintien de la sécurité intérieure est une action dont l'État est responsable, il n'a pas le droit de prélever des paiements sur les citoyens de l'État pour l'exécution de cette fonction.
The internal security, as well as the external security, is preserved by the army. The functions of the (police) are under the control of the army. The Prophet (saw) appointed Qays ibn Sa‘ad as the head of security. He was there to protect the Prophet (saw) when he was in Majlis. It is preferable for the internal security force to maintain the procedures of the regular army, so that it will remain organised, efficient, and co-ordinated as in a regular army. The internal security force has the function of surveillance, preserving law and order, and to execute the laws adopted by the State. The Prophet (saw) appointed ‘Abdullah ibn Mas‘ud as the leader of assas (surveillance). Surveillance, by this part of the army, does not mean to invade the privacy of others. Rather, its usage is for general surveillance. Since maintaining the internal security is an action the State is responsible for, it has no right to levy payments on the citizens of the State for executing this function.
4. L'Industrie
4. The Industry
La préparation de la politique étrangère nécessitera une armée fortement équipée. Par conséquent, l'État islamique s'efforcera d'obtenir les dernières technologies en matière de guerre, y compris la capacité nucléaire, les programmes spatiaux et la technologie informatique, afin d'être prêt à combattre l'ennemi de la même manière qu'il est combattu. L'économie et l'industrie dans l'État islamique seront similairement orientées vers le soutien de l'armée et l'effort de jihad.
Preparation for the foreign policy will require a strongly equipped army. Therefore, the Islamic State will endeavour to obtain the latest technology in warfare, including nuclear capability, space programmes and computer technology, to be ready to fight the enemy in a like way as she is fought. The economy and industry in the Islamic State will be similarly geared towards sustaining the army and the effort of Jihad.
Le département de l'industrie dirige toutes les affaires liées à l'industrie, y compris l'industrie lourde, telle que la production de moteurs et de carrosseries de voitures ; les industries métallurgiques, l'électronique et les industries légères ; ainsi que les usines de propriété privée et publique liées à l'industrie militaire. Toutes les usines, quel que soit leur type, doivent être établies sur la base de la complémentarité avec la politique militaire.
The department of industry directs all affairs connected with industry, including heavy industry, such as the production of motors engines and car bodies; metallurgical industries, electronics and light industries; and factories of private and public ownership connected with the military industry. All factories of whatever type should be established on the basis of complementing the military policy.
C'est sous la direction du département de l'émir du jihad que l'État islamique mettra en œuvre sa politique étrangère et propagera la religion (Deen) de l'Islam au reste de l'humanité. Par ces moyens, et avec l'aide d'Allah (SWT), l'État sera capable d'accomplir la dominance de la parole d'Allah (SWT) à travers le monde.
It is under the guidance of the department of the Amir of Jihad that the Islamic State will implement its foreign policy and propagate the deen of Islam to the rest of mankind. By these means, and the help of Allah (swt), the State will be able to achieve the dominance of the word of Allah (swt) throughout the world.
Le Pouvoir Judiciaire
The Judiciary
Le système judiciaire en Islam est exclusivement fondé sur la charia. Nous devons garder à l'esprit le fait que la justice ne peut être pleinement rendue à moins que l'Islam ne soit appliqué dans sa totalité. Agir autrement reviendrait à délaisser certaines parties des commandements d'Allah et à accepter la règle de l'homme comme étant plus apte à traiter la question en cours. Cela conduit non seulement à la perturbation du bien-être de la société, mais constitue également une reconnaissance que Allah (SWT) n'est pas véritablement le Souverain. Nous trouvons dans le Coran qu'Allah (SWT) dit au Prophète ﷺ :
The judicial system in Islam is solely based on the Shari‘ah. We must be mindful of the fact that justice cannot be fully served until and unless Islam is applied in its totality. To do otherwise, would mean leaving parts of Allah’s commandments and accepting the rule of man as better able to cope with the issue at hand. This not only leads to the disruption of the society’s well-being but is also an acknowledgement that Allah (swt) is not truly the Sovereign. We find in the Qur’an, Allah (swt) says to the Prophet (saw) :
« Mais non, par ton Seigneur ! Ils n'auront pas véritablement la foi tant qu'ils ne feront pas de toi le juge de leurs différends, et qu'ils ne ressentent aucune résistance en leur for intérieur à ce que tu leur jugeras, puis qu'ils ne s'y soumettent pas totalement. » [TMQ 4:65].
“But no by your Lord they can have no (real) faith until they make you judge in all disputes between them and in their souls find no resistance against your decisions but accept them with the fullest conviction.” [TMQ 4:65].
Les détails du système judiciaire islamique sont abordés ailleurs (voir le Système Judiciaire), mais il est utile de discuter ici de la relation entre le système de gouvernance et les tribunaux.
The details of the Islamic judicial system are discussed elsewhere (see the Judicial System), but it is useful to discuss here the relationship of the ruling system with the courts.
Le juge (Qadi) de la Cour pour les Actes Injustes (Qadi al-Madhaalim)
The Judge of the Court for Unjust Acts (Qadi al-Madhaalim)
Cette catégorie de juges au sein du système de gouvernance de l'Islam se compose de juges qui tranchent les litiges survenant entre les gens et l'État. Ce juge exerce sa juridiction au sein d'un tribunal appelé Mahkamat al-Madhaalim (le Tribunal des Actes Injustes) dans l'État islamique. En substance, ce juge du Tribunal des Actes Injustes est nommé pour éliminer tous les actes injustes au sein de l'État islamique, qu'ils soient commis par le calife, les gouverneurs ou tout autre fonctionnaire de l'État. Dans les cas de litiges entre les gens et les fonctionnaires de l'État islamique, le juge de ce tribunal a le droit de révoquer le fonctionnaire de l'État une fois que sa négligence de la charia ou l'injustice commise envers les gens est établie.
This category of judges within the ruling system of Islam consists of judges who settle disputes arising among the people and the State. This judge has jurisdiction within a court called Mahkamat al-Madhaalim (the Court of Unjust Acts) in the Islamic State. In essence, this judge of the Court of Unjust Acts is appointed to remove all unjust acts within the Islamic State, whether they are committed by the Khaleefah, governors, or any other official of the State. In cases of disputes between the people and the officials of the Islamic State, the judge of this court has the right to dismiss the official of the State once his negligence of the Shari‘ah or injustice committed upon the people is established.
À titre d'exemple, ce tribunal peut enquêter sur toutes les affaires menées par l'État islamique impliquant une discrimination envers les citoyens, une application incorrecte de la charia, une interprétation incorrecte de la charia ou de la Constitution de l'État islamique, une négligence de la part du calife concernant les avis qui lui ont été donnés, l'imposition indue d'une taxe aux citoyens de l'État islamique, etc.
As examples, this court may investigate all matters executed by the Islamic State involving discrimination upon citizens, improper application of the Shari‘ah, improper interpretation of the Shari‘ah or the Constitution of the Islamic State, negligence by the Khaleefah of the opinions given to him, forcing a tax unduly upon the citizens of the Islamic State, etc.
Une situation intéressante se présente lorsqu'un cas est étudié impliquant la négligence de la charia par le calife. Le Qadi al-Madhaalim devra soit rendre un jugement en faveur des actions du calife, soit contre lui. S'il est en faveur du calife, alors le mandat du calife sera maintenu et rendra, en fait, le cas conforme et non une négligence. Si, en revanche, le juge décide contre le calife, ce qui implique une négligence de la charia, le calife doit se conformer au jugement du juge. S'il ne le fait pas, le juge sera autorisé à démettre le calife de sa fonction pour motif de négligence de la charia.
Le Système Administratif
The Administrative System
Le système administratif se compose de cet organe de personnes qui exécute les ordres de l'État islamique sur les citoyens et gère les affaires de l'État islamique. Puisque l'État islamique doit appliquer la charia à tous ses citoyens, il devient nécessaire d'avoir un système administratif pour accomplir cela. De nombreuses règles en Islam contraignent l'État islamique à disposer d'un organe administratif pour leur mise en œuvre. À ce titre, la règle concernant la collecte de l'aumône obligatoire (Zakah), qui nécessite que l'État islamique emploie du personnel pour sa mise en œuvre correcte, en est un exemple. Tout style ou tactique utilisé serait permis, tant qu'il est conforme à la charia. Mais le point important est que « le travail soit fait ». Par conséquent, il incombe à l'État islamique d'utiliser le style le plus efficace pour mettre en œuvre la règle de l'Islam, tant qu'ils restent dans les limites de la charia.
The administrative system consists of that body of people which executes the Islamic State’s orders upon the citizens and manages the Islamic State’s affairs. Since the Islamic State must implement the Shari‘ah upon all of its citizens, it becomes necessary to have an administrative system to accomplish this. Many rules in Islam compel the Islamic State to have an administrative body for their implementation. As such, the rule for collection of zakat, which necessitates the Islamic State to employ personnel for its proper implementation, is one example. Any style or tactic used would be permissible, as long as it accords with the Shari‘ah. But, the important point is that ‘the job gets done’. Therefore, it is incumbent upon the Islamic State to use the most efficient style to implement the rule of Islam, as long as they fall within the bounds of the Shari‘ah.
Nous savons que le Prophète ﷺ a géré les affaires de la communauté (Ummah) durant sa période à Médine. Il ﷺ a nommé de nombreux administrateurs pour accomplir diverses fonctions afin que l'État islamique fonctionne efficacement. À titre d'exemple, il a nommé ‘Ali ibn Abi Talib (paix sur lui) comme scribe pour les traités que le Prophète ﷺ concluait avec d'autres nations.
We know that the Prophet (saw) managed the affairs of the Ummah, during his period in Madinah. He (saw) appointed many administrators to carry out various functions so that the Islamic State would run efficiently. As an example, he appointed ‘Ali ibn Abi Talib (ra) as a scribe for treaties which the Prophet (saw) concluded with other nations.
Le Prophète ﷺ a confié la gestion de son sceau (celui qu'il utilisait pour apposer sa signature sur les documents officiels de l'État) à Al-Harith ibn Auf al-Mazi. Ibn Abi Fatimah fut désigné pour compiler les statistiques de la ghanima (butin de guerre). Hudhayfa ibn al-Yaman était le scribe pour le décompte des fruits cultivés dans la région du Hijaz de la péninsule arabique. ‘Abdullah ibn Arqam fut nommé pour calculer le nombre de personnes dans les tribus et se vit en outre confier la tâche de la gestion de l'eau dans l'État islamique. La vingtième année de l'émigration (Hijrah), ‘Umar ibn al-Khattab, en tant que second calife, instaura le deewan (un type de registre) comme une liste de noms de soldats et d'autres faits essentiels. Cette méthode de tenue d'un deewan fut empruntée aux Perses qui avaient adopté ce style pour tenir les registres de leurs soldats, de leur équipement de combat et d'autres informations essentielles. Une technique similaire fut employée par ‘Umar (qu'Allah l'agrée), puisqu'il s'agissait d'un moyen permis (Mubah).
consultation (Shura)
Shura
Il est d'une nécessité absolue de comprendre le concept de consultation (Shura), tel qu'il est utilisé en Islam, et ce qu'il signifie réellement avant de s'engager dans une discussion détaillée sur Majlis al-Ummah, qui est le corps principal participant à la consultation (Shura). Allah (SWT) déclare dans le Coran :
It is of utmost necessity to comprehend the concept of shura (consultation), as used in Islam, and what it actually means before indulging in a detailed discussion on Majlis al-Ummah, which is the main body that participates in shura. Allah (swt) states in the Qur’an:
« Pardonne-leur, implore le pardon pour eux et consulte-les pour les affaires, puis quand tu as pris une décision, place ta confiance en Allah. » [TMQ 3:159].
“Pardon them and ask forgiveness for them and consult with them upon the conduct of affairs, and when you have decided (upon a course of action), place your trust in Allah.” [TMQ 3:159].
« Et ceux qui répondent à l'appel de leur Seigneur, accomplissent la prière et dont les affaires sont décidées par consultation. » [TMQ 42:38].
“And those who answer the call of their Lord and establish worship, and whose affairs are a matter of counsel.” [TMQ 42:38].
Les deux versets (Ayah) mentionnés ci-dessus sont directement liés à la question de la consultation. La Shura dénote l'engagement dans une consultation mutuelle ou des discussions mutuelles concernant une question particulière, c'est-à-dire le fait de recueillir l'opinion des gens. Le fait de recueillir des opinions incombe au calife ou à tout émir ou personne responsable, qu'il s'agisse d'un dirigeant ou d'un chef. Quant à la déclaration de l'opinion à la personne responsable, qu'il s'agisse d'un dirigeant ou d'un chef, il s'agit simplement d'une naseeha (conseil).
The two ayat (verses of Qur’an) mentioned above are directly related to the issue of consultation. Shura denotes engaging in mutual consultation or mutual discussions regarding a particular matter i.e. taking people’s opinion. Taking opinions occurs on the part of the Khaleefah or any Amir or responsible person be it a ruler or a leader. As for the declaration of the opinion to the person in charge, be it a ruler or a leader, it is just a naseeha (advice).
Avant d'aborder l'application de la consultation (Shura), telle qu'adoptée par le Messager d'Allah ﷺ en ce qui concerne nos affaires de nos jours, nous devons étudier l'idée de solliciter un avis et lever toute ambiguïté existant dans l'esprit des musulmans. En réalité, un avis peut être sollicité concernant :
Majlis al-Ummah (Conseil de la communauté (Ummah))
Majlis al-Ummah (Council of the Ummah)
Le Majlis al-Ummah fait partie de la structure de gouvernance de l'Islam. Il traite des questions qui sont permis (Mubah) et qui ne nécessitent pas l'intervention d'un expert pour parvenir à la conclusion correcte. Ces décisions du Majlis al-Ummah sont qualifiées de « mashura ». L'opinion de la majorité est l'opinion contraignante, dans ce cas précis, puisqu'il n'y a pas de bien ou de mal établi dans les questions qui sont permis (Mubah). Le calife est donc obligé de respecter les opinions du Majlis al-Ummah, tant que ces opinions relèvent du domaine juridique de l'opinion pour le Majlis al-Ummah. Ceci est étayé par le hadith du Prophète ﷺ : « Si vous tous deux (faisant référence à ‘Umar et Abu Bakr) tombez d'accord sur une mashura, je ne m'y opposerais pas... »
The Majlis al-Ummah is part of the ruling structure of Islam. It deals with matters which are mubah and do not require an expert to arrive at the correct conclusion. These decisions of the Majlis al-Ummah are termed as ‘mashura’. The majority’s opinion is the binding opinion, in this case, since there is no set right or wrong in the mubah matters. The Khaleefah is therefore obliged to uphold the opinions of the Majlis al- Ummah, as long as the opinions are in the legal area of opinion for the Majlis al-Ummah. This is substantiated by the hadith of the Prophet (saw) : “If both of you (referring to ‘Umar and Abu Bakr) agree on a mashura, I would not go against it..”
Structure et fonctionnalité de Majlis al-Ummah
Structure and Functionality of Majlis al-Ummah
Les personnes qui représentent les musulmans pour exprimer leurs opinions au chef de l'État sont appelées au Majlis al-Ummah. Il est permis aux non-musulmans de participer à certaines sessions du Majlis, dans le but de présenter des plaintes concernant l'oppression exercée par l'appareil de gouvernance ou pour se plaindre de tout problème qu'ils rencontrent en ce qui concerne l'application de l'Islam à leur égard.
The persons who represent the Muslims in voicing their opinions to the head of the State are called to the Majlis al-Ummah. It is allowed for the non-Muslims to be in certain sessions of the Majlis, for the purpose of presenting complaints about oppression by the hand of the ruling apparatus or to complain about any problems, which they encounter with regards to the implementation of Islam upon them.
Les membres du Majlis al-Ummah sont élus par le peuple, et il n'y a aucune distinction de genre quant à qui peut être membre. Tant que le candidat possède la citoyenneté, est sain d'esprit et a atteint l'âge de la puberté, il ou elle est qualifié(e).
The members of the Majlis al-Ummah are elected by the people, and there is no gender distinction in who can be a member. As long as the candidate carries the citizenship, is sane and is in his/her post-puberty years, then he or she qualifies.
En ce qui concerne la structure du Majlis al-Ummah, il peut y avoir deux comités principaux. L'un pour superviser le gouvernement central et l'autre pour le gouvernement provincial. Au sein de ces comités principaux existent des sous-comités qui se voient assigner des tâches spécifiques en fonction des capacités des individus.
Pertaining to the structure of the Majlis al-Ummah, there can be two main committees. One to oversee the central government and one for the provincial government. Within these main committees exist subcommittees which are assigned specific tasks based on the ability of the individuals.
Poids et contrepoids
Checks and Balances
La nature de l'Islam est de préserver la justice et l'harmonie sociétale, et d'éradiquer et d'éliminer l'oppression institutionnelle si et quand elle se présente. La souveraineté appartient aux sources législatives de l'Islam, et le but des sources législatives de l'Islam est de garantir et de maintenir les idéaux sociétaux, tout en satisfaisant les besoins individuels de chaque être humain dans la société. L'Islam a accordé aux gens l'autorité d'appliquer les règles de la charia par lesquelles ces buts et objectifs seraient maintenus. Les gens, à leur tour, nomment une personne (le calife) pour les diriger selon l'Islam, et il leur est permis d'utiliser la force pour destituer le calife, dans le cas où il irait clairement à l'encontre de la charia.
The nature of Islam is to preserve justice and societal harmony, and to uproot and eliminate institutional oppression if and when it presents itself. Sovereignty belongs to Islam’s legislative sources, and the aim of Islam’s legislative sources is to secure and uphold the societal ideals, while satisfying the individual needs of each human being in the society. Islam granted the people the authority to implement the Shari‘ah rules whereby these aims and objectives would be maintained. The people in turn appoint one person (The Khaleefah) to rule them by Islam, and they are permitted to use force to remove the Khaleefah, in case he clearly went against the Shari‘ah.
L'une des branches du système judiciaire est appelée Mahkamat al Madhaalim (Cour des actes injustes). Le rôle ou la fonction principale de cette branche judiciaire est de régler les litiges entre les gens et le calife. L'ordre ou la décision d'un juge au sein de la branche judiciaire ne peut être suspendu, mais doit plutôt être mis en œuvre, même si l'ordre était de destituer le calife lui-même, ou toute personne qu'il a déléguée. Le fait de ne pas mettre en œuvre l'ordre ou la décision d'un juge de la Mahkamat al Madhaalim donne aux gens la licence de destituer le calife, même par la force si nécessaire.
One of the branches of the judicial system is called Mahkamat al Madhaalim (Court of Unjust Acts). The primary role or function of this judicial branch is to settle disputes between the people and the Khaleefah. The order or finding of a judge in the judicial branch cannot be stayed, but rather it must be implemented, even if the order was to remove the Khaleefah himself, or anyone that he has deputised. Failure to implement the order or finding of a judge in Mahkamat al Madhaalim, provides a license to the people to remove the Khaleefah, even by force if necessary.
L'une des fonctions du Majlis al-Ummah est de créer une plateforme par laquelle les gens peuvent exprimer soit leur satisfaction, soit leur mécontentement et leurs plaintes envers le gouvernement. La Mahkamat al Madhaalim se verrait présenter les plaintes provenant du Majlis al-Ummah, ou l'individu au sein de l'État pourrait porter sa plainte directement devant la Mahkamat al Madhaalim. Chacun est soumis aux sources législatives de l'Islam et, à ce titre, il n'existe pas de classe d'élite dans la société islamique, et toute personne relevant de la juridiction de l'État islamique, qu'elle soit musulmane ou non-musulmane, doit voir ses droits protégés. Par conséquent, la méthode de l'Islam pour préserver la justice et l'harmonie sociale, et pour déraciner et éliminer l'oppression, est réaliste et pratique.