Il s'agit des minéraux renouvelables qui ne s'épuisent pas complètement, et qui constituent la vaste quantité de minéraux dont la mesure n'est pas limitée. Quant aux quantités insignifiantes de minéraux dont la mesure est limitée, il s'agit de propriétés privées que les individus sont autorisés à posséder, car le Messager d'Allah ﷺ a donné à Bilal ibn Al-Harith al-Muzni les minéraux de la Qabaliya dans la région d'Al-Far’a en Hijaz. Bilal avait demandé au Messager d'Allah ﷺ de les lui attribuer, alors il les lui a accordés et en a fait le propriétaire. Par conséquent, les gisements d'or et d'argent, ainsi que les autres types de minéraux, présents en petites quantités non commerciales, sont des propriétés privées. Les individus sont autorisés à les posséder, tout comme il est permis à l'État de les attribuer aux gens. Dans ce cas, les gens doivent verser un cinquième de ce qu'ils en extraient au trésor public (Bayt al-Mal), qu'ils en extraient peu ou beaucoup.
This is the replenishable minerals which do not deplete completely, and are the vast amount of minerals which are not limited in measure. As for insignificant amounts of minerals which are limited in measure, these are private property that individuals are permitted to own as the Messenger of Allah (saw) gave Bilal ibn Al-Harith al-Muzni the minerals of the Qabaliya in the area of Al-Far’a in Hijaz. Bilal had asked the Messenger of Allah (saw) to allocate them to him, so he granted them to him and made him the owner. Therefore the deposits of gold and silver, and other types of minerals, present in small non-commercial amounts are private property. Individuals are permitted to own them as is permitted for the State to allot them to the people. In this case people have to pay one-fifth of what they extract of them to the Bait ul-Mal, whether they extract a little or a lot.
Quant aux vastes minéraux, dont la mesure n'est pas limitée, ceux-ci sont une propriété publique appartenant à tous les musulmans et il n'est pas permis de les céder, de les donner en propriété ou de les attribuer à une ou plusieurs personnes. De même, il n'est pas permis d'accorder de concession pour leur exploitation minière à des individus ou à des entreprises. Ils doivent plutôt rester une propriété détenue conjointement par tous les musulmans, et l'État doit procéder à leur extraction, leur purification, leur fusion et leur vente en leur nom, et placer leur prix dans le trésor public (Bayt al-Mal) des musulmans. Il n'y a aucune différence dans les règles de ces minéraux, qu'ils soient apparents en surface et accessibles sans difficulté, comme le sel et l'antimoine (Kohl), ou qu'ils soient souterrains et profonds dans la terre et ne puissent être extraits qu'avec peine, labeur et de grands efforts, comme l'or, l'argent, le fer, le cuivre, le plomb, l'étain, l'uranium, le phosphate et d'autres minéraux ; ni qu'ils soient solides, comme l'or et le fer, ou liquides, comme le pétrole, ou gazeux comme le gaz naturel.
As for the vast minerals, not limited in measure, these are public property owned by all Muslims and are not allowed to be assigned, given in ownership or allotted to any person or persons. Similarly, it is not allowed to give concession for their mining to individuals or companies. Rather they must remain a property jointly owned by all Muslims and the State should carry out their extraction, purification, smelting and selling on their behalf and place their price in the Bait ul-Mal of the Muslims. There is no difference in the rules of these minerals whether they are apparent on surface and are reached to without trouble like salt and antimony (Kohl), or are underground and deep in earth and cannot be extracted except by hardship, labour and great trouble like gold, silver, iron, copper, lead, tin, uranium, phosphate and other minerals; nor whether they are solid, like gold and iron, or liquid, like petroleum, or gaseous like natural gas.
La preuve que ces vastes ressources minérales de mesure illimitée sont une propriété publique est ce qui est rapporté d'Abyadh b. Hammal al-Mazini : « qu'il rendit visite au Messager d'Allah ﷺ et lui demanda de lui allouer le sel, et il le lui alloua. Lorsqu'il se détourna, un homme dans l'assemblée dit : "Sais-tu ce que tu lui as alloué ? En vérité, tu lui as alloué de l'eau renouvelable", alors le Prophète ﷺ le lui reprit. » Le fait que le Messager d'Allah ﷺ ait repris à Abyadh b. Hammal le sel qu'il lui avait alloué, après avoir su qu'il était abondant, est une preuve que toute quantité vaste de minéraux qui ne s'épuise pas ne peut être possédée par des individus, car elle est une propriété de tous les musulmans. Cette question n'est pas spécifique au sel, elle est plutôt générale pour tous les minéraux quel que soit leur type, à condition qu'ils aient le même statut que la vaste quantité d'eau (le minéral de sel), c'est-à-dire qu'ils soient renouvelables.
The evidence that these vast minerals of unlimited measure are public property, is what is narrated from Abyadh b. Hammal al-Mazini “that he called on the Messenger of Allah (saw) and asked him to allocate to him the salt and he allocated it to him. When he turned away a man in the gathering said: ‘Do you know what you have allotted to him? Verily you have allotted to him replenishable water’, so the Prophet (saw) withdrew it from him.” The fact that the Messenger of Allah (saw) took back from Abyadh b. Hammal the salt he had allotted to him, after he knew that it was abundant, is an evidence that any vast quantity mineral, which does not deplete, is not allowed to be owned by individuals as it is an ownership of all the Muslims. This matter is not specific to salt, rather it is general for all minerals whatever their type, on condition that they are of the same status as the vast quantity of water (salt mineral) i.e. which is replenishable.
Comme les minéraux renouvelables sont une propriété publique pour tous les citoyens, il n'est donc pas permis à l'État de les allouer à des individus ou à des entreprises, ni de permettre à des individus ou à des entreprises de les exploiter pour leur propre bénéfice. Il lui est plutôt obligatoire de les exploiter lui-même au nom des musulmans, en tant que forme de prise en charge de leurs affaires. Tout ce qu'il en extraira sera une propriété publique pour tous les citoyens.
As minerals which are replenishable are public property for all citizens, it is not therefore permitted for the State to allocate them to individuals or companies nor to allow individuals or companies to mine them for their own benefit. Rather it is obligatory upon it to mine them by itself on behalf of the Muslims as a form of looking after their affairs. All that it extracts will be a public property for all the citizens.
L'extraction de ces minéraux, particulièrement ceux qui se trouvent sous terre, qu'ils soient liquides ou solides, nécessite des machines et des usines. L'État, en toutes circonstances, extrait ces minéraux au nom des citoyens en sa qualité de propriété publique. Cette extraction se fera soit directement par l'État via des machines et des usines appartenant à l'État qui font partie des propriétés publiques, soit il les extraira par l'intermédiaire d'individus en échange de salaires versés en fonction de leurs efforts accomplis ou des machines qu'ils possèdent.
Extraction of these minerals, particularly that which is underground whether liquid or solid, requires machines and factories. The State, in all circumstances, extracts these minerals on behalf of the citizens in its capacity as public property. This extraction will either be directly by the State via machines and factories owned by the State they are from the public properties, or it will extract them through individuals in return for wages paid based on their efforts accrued or the machines they own.
S'il extrait ces minéraux avec des machines et des usines qu'il possède, il est permis que la propriété de ces machines et usines demeure une propriété de l'État. L'État peut également les convertir en propriété publique, ce qui est préférable au fait qu'elles restent une propriété de l'État. Ainsi, elles suivent la règle de la propriété de ces minéraux, c'est-à-dire qu'elles deviennent une propriété publique. Cela suit la règle de la propriété des minéraux qu'ils produisent. Ceci est dérivé de l'interdiction de fabriquer de l'alcool et de l'interdiction de posséder une usine d'alcool, suite à l'interdiction de l'alcool tirée du hadith d'Anas : « Le Messager d'Allah ﷺ a maudit dix (personnes) en relation avec l'alcool : celui qui le presse (le produit) et celui pour qui il est pressé (produit)... » hadith. Et du hadith rapporté par ibn ‘Umar : « l'alcool a été maudit de dix manières : la malédiction est pour l'alcool lui-même, son buveur, celui qui le sert à un autre (pour le boire), son vendeur, son acheteur, le presseur (celui qui le presse), et celui pour qui il est pressé... » Ces ahadith ont interdit le pressage de l'alcool et sa fabrication, bien que le fait de presser du raisin pour autre chose que la fabrication d'alcool ne soit pas interdit, et par conséquent, il est interdit de posséder une usine pour produire de l'alcool. Dès lors, il est permis de faire des outils et des usines appartenant à l'État pour extraire les minéraux renouvelables une propriété publique, suivant le fait que ces minéraux sont une propriété publique, et par conséquent, le prix de ces machines et usines appartient à la propriété publique.
If it extracts these minerals with machines and factories which it owns, it is permitted that the ownership of these machines and factories remain as property of the State. The State might also convert them to public property, which is more preferable than to remain as a state property. Thus they take the rule of the ownership of these minerals i.e. becoming public property. This follows the rule of the ownership of the minerals they produce. This is derived from the prohibition of manufacturing alcohol and prohibtion of owning an alcohol factory following the prohibiton of alcohol taken from the Hadith of Anas: “The Messenger of Allah (saw) cursed ten (persons) in relation to alcohol: The one who presses (produces it) and the one for whom it is pressed (produced)…” Hadith. And from the Hadith narrated by ibn ‘Umar: “ alcohol was cursed in ten ways: Curse is for itself, and its drinker, the one who serves it to another (to drink), its vendor, its purchaser, presser (one who squeezes it), and the one for whom it is pressed…” These Ahadith prohibited the pressing of alcohol and its manufacture, despite the fact that pressing grapes for other than manufacturing of alcohol is not prohibited, and following from this it is prohibited to own a factory for producing alcohol. Thereupon it is permissible to make the tools and factories owned by the State to extract the replenishible minerals public property, following that these minerals are public property, and therefore the price of these machines and factories is of the public property.
Quant à l'exploitation de ces minerais par l'État en faisant appel à des individus en échange de salaires, sur la base du travail, du bénéfice accumulé ou des machines qu'ils possèdent, ces machines et usines restent la propriété privée des individus, du fait qu'une usine en soi est une propriété privée. Le Messager ﷺ avait consenti à ce que des individus possèdent des usines en tant que propriété privée, et il avait fabriqué son chaire (Mimbar) et sa bague à partir de celles-ci.
As for the mining of these minerals by the State through using individuals in return for wages, based on labour, benefit accrued or the machines, which they possess, these machines and factories remain owned privately by the individuals, due to the fact that a factory in itself is of the private property. The Messenger (saw) had consented to individuals owning factories as private property, and he manufactured his pulpit (Mimbar) and ring from them.
Cependant, la propriété de ces machines et de ces usines par les individus ne leur permet pas d'extraire ou de puiser les minéraux renouvelables pour eux-mêmes, car ces minéraux appartiennent à tous les musulmans. Nul n'est autorisé à obtenir une concession individuelle parmi eux, mais il est permis qu'ils soient embauchés par l'État pour un salaire défini en échange de l'exploitation de ces machines pour l'extraction de ces minéraux. Tout ce qu'ils extraient comme minéraux sera détenu en tant que propriété publique pour tous les musulmans et ses revenus seront placés dans le trésor public (Bayt al-Mal) des musulmans dans la section de la Propriété Publique, car le trésor public (Bayt al-Mal) est son lieu de conservation bien qu'il appartienne à tous les musulmans.
However, the individuals’ ownership of these machines and factories does not allow them to mine or extract the replenishable minerals for themselves, for these minerals are owned by all Muslims. No one is allowed to have concession to an individual among them, but it is permitted that they be hired by the State for a defined wage in return for operating them in mining these minerals. All that they mine of minerals will be owned as public property for all Muslims and its revenue will be placed in Bait ul-Mal of the Muslims in the section of Public Property, as Bait ul-Mal is its place of keeping though it is owned by all Muslims.
Par conséquent, il est permis que les machines et les usines utilisées pour l'extraction des minéraux renouvelables et du gaz appartiennent à l'État ou puissent être des biens publics, et il est permis qu'elles appartiennent en tant que propriété privée à des individus ou à des entreprises, auprès desquels l'État pourrait les louer.
Therefore, it is allowed for the machines and factories used for the mining of replenishable minerals and gas to be owned by the State or it may be public property, and it is allowed for them to be owned as private property by individuals or companies, from whom the State might hire them.
La manière d'utiliser les actifs de la propriété publique et leurs revenus.
The Manner of Utilising the Public Property Assets and their Revenues.
Comme les biens de la propriété publique et leurs revenus appartiennent à tous les musulmans, chaque citoyen a le droit de bénéficier des biens de la propriété publique et de leurs revenus, qu'il soit un homme ou une femme, jeune ou vieux, vertueux ou malfaisant.
As the public property assets and their revenues are owned by all the Muslims, every citizen has the right to benefit from the assets of public property and their revenues, whether he is a man or woman, young or old, righteous or evil.
Les biens de la propriété publique ne sont pas tous identiques quant à leur mode d'utilisation. Certains sont faciles à utiliser directement par un citoyen à l'aide de ses propres machines, tandis que d'autres ne le sont pas autant.
The public property assets are not the same in the manner of utilising them. Some of them are easy for a citizen to utilise directly with the use of his machines, and others are not as easy.
Quant à la première division, par exemple l'eau, le pâturage, le feu, les routes publiques, les mers, les rivières, les océans, les lacs et les grands canaux, une personne pourrait bénéficier directement de l'eau, du pâturage et du feu par elle-même. Ainsi, elle peut se rendre aux puits, aux sources et aux rivières afin d'y boire et d'y puiser de l'eau pour la donner à son bétail et à ses animaux de pâturage. Elle peut se rendre dans des pâturages afin d'y faire paître son bétail et ses animaux, et se rendre dans les forêts pour y ramasser du bois.
As for the first division, e.g. water, pasture, fire, public roads, seas, rivers, oceans, lakes and great canals, a person might benefit directly from water, pasture and fire by himself. So he can go to wells, springs and rivers in order to drink from them and carry water from them to give to his cattle and grazing livestock. He can go to grazing pastures in order to graze his cattle and livestock and go to the forests to gather wood from.
Il lui est également permis d'installer une machine au niveau des grands fleuves pour irriguer ses plantations et ses arbres à partir de ceux-ci, tant que les grands fleuves sont assez larges pour tous les gens et que l'installation de machines personnelles ne nuit à aucun des musulmans. De même, il appartient à chaque individu de bénéficier de la route publique, des mers, des rivières et des canaux généraux comme le canal de Suez. Il a donc le droit de marcher sur la route publique seul ou avec ses animaux ou ses voitures. Il peut également voyager sur les mers, les rivières et les canaux généraux avec ses bateaux et ses navires, car il ne nuit à aucun musulman et ne restreindrait personne, en raison de la largeur de la route publique, des mers, des rivières et des canaux.
He is also allowed to erect a machine at the big rivers to irrigate his plantation and trees from them as long as the big rivers are wide enough for all the people, and erecting personal machines does not harm any of the Muslims. Similarly, it is for each individual to benefit from the public road, seas, rivers and general canals like the Suez Canal. So he has the right to walk in the public road by himself or with his animals or cars. He can also travel in the seas, rivers and general canals with his boats and ships, for he does not harm any Muslim nor would he restrain anyone, due to the width of the public road, seas, rivers and canals.
Quant à la seconde division des biens de la propriété publique qui ne sont pas faciles à exploiter directement et qui nécessitent donc de la pénibilité, de la difficulté et de l'extraction, tels que le pétrole, le gaz et les minéraux, l'État est celui qui les supervise et les extrait au nom des musulmans et place leurs revenus dans le trésor public (Bayt al-Mal) des musulmans. Le calife est la seule personne compétente pour distribuer leurs produits et revenus selon son propre effort d’interprétation (Ijtihad), dans le respect des règles de la Shar’a et selon ce qu'il juge être conforme à l'intérêt des musulmans.
As for the second division of the public property assets which are not easy to benefit from directly and thus require hardship, difficulty and mining like petroleum, gas and minerals, the State is the one who supervises them and mines them on behalf of the Muslims and places their revenues in Bait ul-Mal of the Muslims. The Khalifah is the only competent person for distributing their proceeds and revenues according to his own Ijtihad, within the rules of Shar’a and according to what he sees fulfilling the interest of Muslims.
Il est possible de procéder à la distribution des produits et des revenus des biens publics sous les formes suivantes :
It is possible to proceed in distributing the proceeds and revenues of public properties in the following forms:
Premièrement : Dépenser pour ce qui se rapporte aux biens publics, de sorte que les fonds soient dépensés pour :
Firstly: To spend upon what is related to public property, so funds are spent on:
1. Le département des Biens Publics ; ses bâtiments, ses bureaux, ses archives, ses études et ses employés.
1. The department of Public Property; its buildings, offices, records, studies and employees.
2. Les experts, conseillers, techniciens et employés employés pour étudier, explorer et forer le pétrole, le gaz et les minéraux, et travailler à leur extraction, leur transformation et leur traitement afin de les rendre utilisables. Ainsi que ceux qui sont employés pour fournir de l'eau et produire et fournir de l'électricité.
2. The experts, advisers, technicians and employees who are employed to study, explore and drill for petroleum, gas and minerals, and work to extract, process and treat them to make them suitable for use. And also those who are employed to supply water and produce and supply electricity.
3. Pour l'achat de machines, d'usines et des moyens de transport nécessaires afin d'extraire et de raffiner le pétrole et le gaz, de transformer, purifier et traiter les minéraux pour les rendre utilisables, ainsi que pour les machines et les usines nécessaires à la fabrication et à l'utilisation des actifs de la propriété publique.
3. For purchasing machines, factories and the necessary means of transportation so as to mine and refine petroleum and gas, to process, purify and treat minerals and make them suitable for use, and upon the machines and factories necessary to manufacture and utilise public property assets.
4. Les machines pour extraire l'eau et la pomper, et les tuyaux pour la distribuer.
4. The machines to extract water and pump it, and the pipes to supply it.
5. Les générateurs électriques, les centrales électriques, ses poteaux et ses câbles.
5. The electricity generators, power stations, its poles and wires.
6. Chemins de fer et tramways.
6. Railroads and tramways.
Chacune de ces dépenses concerne la propriété publique, son administration et son traitement afin d'en bénéficier. Ainsi, la dépense pour ces questions doit provenir des revenus de la propriété publique, tout comme la dépense pour les collecteurs de Sadaqat (aumône obligatoire) provient de l'argent de la Sadaqat :
Each of these expenditures relates to public property, its administration and treatment so as to benefit from it. Thus the expenditure upon these matters should come from the revenues of the public property, just as spending upon the collectors of Sadaqat (obligatory charity) comes from the money of Sadaqat:
« Et ceux qui en sont chargés » [At-Tauba: 60]
“And those employed over it” [At-Tauba: 60]
Certes, Allah (SWT) a établi pour eux une part de l'aumône (Sadaqah) en retour de leur collecte.
Verily Allah (swt) has made for them a portion of the Sadaqat in return for their of collection it.
Deuxièmement : La distribution aux citoyens individuels qui sont les propriétaires de ces biens publics et de leurs revenus. Le calife n'est pas restreint dans cette distribution d'une manière spécifique. Il lui appartient de distribuer parmi eux des actifs de propriété publique tels que l'eau, l'électricité, le pétrole et le gaz, à hauteur de leurs besoins pour leur usage privé dans leurs foyers et leurs marchés, sans prix. Il peut également leur vendre au prix de revient uniquement ou au prix du marché, tout comme il peut aussi distribuer parmi eux de l'argent provenant des profits des propriétés publiques. Il procéderait en tout cela selon ce qu'il juge bon et bénéfique pour les citoyens. Troisièmement : Les dépenses de l'État de nos jours sont devenues énormes puisque ses responsabilités se sont élargies et ses dépenses ont augmenté. Les revenus généraux dus au trésor public (Bayt al-Mal), à savoir la capitation (Jizyah), l'impôt foncier (Kharaj), l'Ushr et le Khums, peuvent ne pas couvrir toutes les dépenses publiques comme c'était le cas par le passé, à l'époque du Messager de Allah ﷺ, des califes après lui, aux époques des Omeyyades et des Abbassides et même aux époques des Ottomans. Ceci après le développement immense des moyens de vie et de ses formes civiles, particulièrement dans les armes de guerre qui ont atteint un niveau terrifiant, appelant ainsi à une augmentation des dépenses. Par conséquent, il est inévitable que l'État dispose d'une autre source de revenus pour couvrir les dépenses dues au trésor public (Bayt al-Mal), qu'il y ait des fonds ou non ; l'obligation de dépenser pour les affaires est transférée dans le cas où il n'y aurait pas de fonds dans le trésor public (Bayt al-Mal). Cela concerne les dépenses des bureaux et des départements de l'État, la rémunération des gouvernants, la subsistance de l'armée, les salaires des fonctionnaires, les dépenses pour l'approvisionnement en eau, l'ouverture des routes, l'établissement d'écoles, d'universités, de mosquées et d'hôpitaux qui sont nécessaires à la communauté (Ummah) et dont elle ne peut se passer et en souffrirait en cas d'absence. Les dépenses pour les pauvres et les nécessiteux, les voyageurs, les orphelins, les veuves et les handicapés dans le besoin. Il en va de même pour les dépenses consacrées au jihad, la préparation d'une armée puissante et la fourniture de toutes les nécessités de l'industrie lourde pour produire des armes modernes et développées, qu'elles soient nucléaires ou autres, ainsi que des missiles, des avions, des chars, de l'artillerie et des navires de guerre. Ceci en réponse à Sa parole : « Préparez contre eux tout ce que vous pouvez comme force et des chevaux de bataille, de crainte qu'ils ne fassent peur aux ennemis d'Allah (SWT) et à vos ennemis, ainsi qu'à d'autres que vous ne connaissez pas (mais) qu'Allah connaît. » [Al- Anfal: 60]
Secondly: Distribution upon individual citizens who are the owners of these public properties and their revenues. The Khalifah is not restricted in this distribution in any specific manner. It is for him to distribute amongst them of the public property assets like water, electricity, petroleum and gas equal to their need for their private use in their homes and markets without price. He can as well sell it to them at a cost price only or at the market price just as he can also distribute amongst them money, out of the profits of the public properties. He would proceed in all this according to what he views as good and of benefit for the citizens. Thirdly: The state expenditures nowadays have become enormous since its responsibilities have widened and its expenditures increased. The general revenues due to Bait ul-Mal of Jizya, Kharaj, ‘Ushr and Khums may not meet all the public expenditures as was the case in the past, at the time of the Messenger (saw) the Khulafa’a after him, the days of the ‘Umayyads and Abbasids and even in the days of the Uthmanis. This is after the huge development in the means of life and its civic forms, particularly in the weapons of war which has reached a terrifying level hence calling for increase in expenditure. Therefore, it is inevitable that the state has another source of income to cover the expenditures due on Bait ul-Mal whether there are funds in it or not; the obligation to spend on matters is transferred in case there are no funds in Bait ul-Mal. This is like the expenditures of the offices and departments of the State, the compensation of the rulers, the provision of the army, salaries of the civil servants, the expenditures to supply water, open roads, establish schools, universities, mosques and hospitals which are necessary for the Ummah and she cannot do without and would suffer in case of absence. The spending upon the poor and needy, wayfarers, orphans, widows and disabled in need. Similarly is the spending upon Jihad, preparation of a strong army and supplying all the requirements of the heavy industry to produce modern developed weapons, both nuclear and otherwise as well as missiles, planes, tanks, artillery, warships. This is in response to His saying : “Prepare for them as much as you are able of force and tethered cavalry to frighten by it the enemies of Allah (swt) and your enemies, and others whom you do not know (but) Allah (swt) knows them.” [Al- Anfal: 60]
Chacun de ces domaines de dépenses nécessite une source de revenus considérable afin de pouvoir y subvenir, et le calife n'a aucun autre moyen de couvrir les dépenses de ces domaines que par l'une des trois voies suivantes. Ceci s'ajoute à ce qui peut provenir des nouvelles conquêtes. Ces trois voies sont :
Each of these areas of expenditure requires a considerable source of revenues in order to spend on them, and there is no way for the Khalifah to cover the expenditure upon these areas except by one of three ways. This is in addition to what may come from the new conquests. These three ways are:
1. L'emprunt auprès de pays étrangers et d'institutions financières internationales.
1. Borrowing from foreign countries and international financial institutions.
2. Protéger certains des actifs de la propriété publique de pétrole, de gaz et de minéraux.
2. Protecting some of the public property assets of petroleum, gas and minerals.
3. L'imposition de taxes à la communauté (Ummah). L'emprunt auprès de pays étrangers.
3. Putting taxes on the Ummah. Borrowing from Foreign Countries.
Quant à l'emprunt auprès de pays étrangers ou d'institutions financières internationales, cela n'est pas autorisé par la Shar’a car de tels prêts ne se feraient qu'avec l'intérêt bancaire ou avec des conditions imposées. L'intérêt bancaire est interdit par la Shar’a, qu'il provienne d'individus ou de pays, car l'imposition de conditions donne aux pays et aux institutions prêteurs un contrôle sur les musulmans et soumet la volonté des musulmans et leur disposition à la volonté des pays et des institutions prêteurs, ce qui est une chose interdite par la Shar’a. Les prêts internationaux figuraient parmi les afflictions les plus dangereuses et parmi les causes de l'imposition de l'autorité des mécréants (Kafir) sur les terres islamiques ; et combien de fois la communauté (Ummah) a-t-elle souffert des calamités de ces prêts ? Par conséquent, il n'est pas permis au calife de recourir aux prêts internationaux pour couvrir les dépenses dans ces domaines.
As for borrowing from foreign countries or international financial institutions, it is not allowed by Shar’a because such loans would not be except with bank interest or with imposed conditions. Bank interest is prohibited by Shar’a, whether from individuals or countries, as the imposition of conditions gives the lending countries and institutions control over Muslims and makes the will of Muslims and their disposition subject to the will of the lending countries and institutions, a matter which is prohibited by Shar’a. The international loans were among the most dangerous afflictions and among the causes for imposing the authority of the Kuffar upon the Islamic lands; and how often has the Ummah suffered from the calamities of these loans? Therefore, the Khalifah is not allowed to resort to international loans to cover the expenditure on these areas.