3 Le leadership intellectuel de l'Islam Partie 2
3 The Intellectual Leadership of Islam Part 2
Le leadership intellectuel de l'Islam est en accord avec la nature de l'homme (fiTrah). Malgré sa profondeur, il est facilement compris. Le cœur et l'esprit de chacun s'y ouvrent rapidement, cherchant avec empressement à le comprendre et à méditer sur ses détails avec appréciation. Cela est dû au fait que la religiosité est instinctive chez l'homme. Chaque homme est religieux par sa nature et aucune puissance ne peut lui retirer cette nature (fiTrah), car elle est profondément enracinée en lui. L'homme, par nature, sent qu'il est incomplet et qu'il existe une puissance supérieure qui mérite d'être sanctifiée. L'instinct de religiosité de l'homme est le besoin du Créateur, l'Organisateur, qui surgit de sa faiblesse naturelle. Cet instinct de religiosité est constant et possède une manifestation spécifique, qui est la sanctification (taqdees). Par conséquent, l'humanité est religieuse et a toujours adoré quelque chose à travers l'histoire. L'humanité a adoré l'homme, les planètes, les pierres, les animaux, le feu et d'autres choses. L'Islam, cependant, avec sa doctrine, est venu conduire l'homme loin de l'adoration des créatures vers l'adoration d'Allah (SWT) qui a tout créé. L'avènement de l'idéologie matérialiste, qui nie l'existence d'Allah (SWT) et notre relation avec Lui (SWT), n'a pas pu mettre fin à cette religiosité innée. Cependant, elle a déplacé la conception de l'homme d'une puissance supérieure à lui-même et de sa sanctification de cette puissance. Elle a tout déplacé vers la conception de cette puissance chez les hommes et a fait que sa sanctification ne leur soit destinée qu'à eux seuls. C'est comme si elle était repartie en arrière, déplaçant la sanctification des gens de l'adoration d'Allah (SWT) vers l'adoration des serviteurs (d'Allah), de la vénération des verset (Ayah) d'Allah (SWT) vers la vénération des paroles de la créature. Elle fut donc un retour en arrière à cet égard. Elle n'a pas pu éliminer la nature (fiTrah) de la religiosité ; elle l'a plutôt, de manière trompeuse, déplacée en arrière. Par conséquent, le leadership intellectuel de l'idéologie matérialiste (le Communisme) est un leadership négatif, qui est en désaccord avec la nature de l'homme. Par conséquent, c'est un échec de ce point de vue. Cela ne fait que manipuler les gens en faisant appel à leur estomac. Cela attire les pauvres, les effrayés et les vaincus. Ceux qui s'y attachent sont ceux qui sont médiocres dans leur pensée, les ratés de la vie et ceux qui en sont rancuniers, ainsi que ceux qui sont mentalement dévoyés et aspirent à être reconnus comme des intellectuels lorsqu'ils bavardent sur la théorie de la dialectique, dont la fausseté et la corruption sont si visibles tant par l'intellect que par la réalité. Elle a recours à la force pour subjuguer les gens à son idéologie. Par conséquent, l'oppression, la suppression, l'anarchie, le tumulte, la destruction et l'instabilité sont ses instruments les plus importants.
The intellectual leadership of Islam agrees with man's nature (fiTrah). In spite of its depth it is easily understood. One's heart and mind are quickly opened to it, eagerly trying to understand it and pondering over its details with appreciation. This is because religiousness is instinctive in man. Every man is religious by his nature and no power can remove from him this nature (fiTrah), because it is deeply rooted in him. Man, by nature, feels that he is incomplete and that there is a greater power which deserves to be sanctified. Man's instinct of religiousness is the need for the Creator the Organiser that arises from his natural weakness. This instinct of religiousness is constant and has a specific manifestation, which is the sanctification (taqdees). Consequently, mankind is religious and has always worshipped something throughout history. Humanity has worshipped man, planets, stones, animals, fire and other things. Islam, however, with its doctrine came to lead man away from worshipping created things to the worship of Allah (swt) who created everything. The advent of the materialistic ideology, which denies the existence of Allah (swt) and our relationship with Him (swt), could not put an end to this innate religiousness. However, it shifted man's conception of power greater than himself and of his sanctification of this power. It shifted all that to conceiving this power in men and made his sanctification to them alone. It is as if it went backward, and shifted people's sanctification from worshipping Allah (swt) to worshipping the servants (of Allah), away from venerating the ayat of Allah (swt) to venerating the words of the created. So it was backward in that regard. It could not eliminate the nature (fiTrah) of religiousness; it rather, deceitfully shifted it backward. Therefore, the intellectual leadership of the materialistic ideology (Communism) is a negative leadership, which disagrees with man's nature. Therefore it is a failure from this perspective. It only manipulates the people through appealing to their stomach. It attracts the poor, the scared and the defeated ones. Those who adhere to it are those low in their thinking, the failures in life and resentful of it and those mentally devious who aspire to be known as intellectuals when they chatter about the theory of dialectics whose falsehood and corruption are so visible by both the intellect and reality. It resorts to force to subjugate people to its ideology. Hence, oppression, suppression, anarchy, turmoil, destruction and instability are its most important instruments.
Le leadership intellectuel capitaliste est de la même manière en désaccord avec la nature de l'homme (fiTrah), c'est-à-dire l'instinct de religiosité. Cela est dû au fait que l'instinct de religiosité se manifeste tant dans la sanctification que dans la gestion des affaires de l'homme dans la vie. L'incohérence et les contradictions apparaissent lorsque l'homme entreprend cette gestion, témoignant de l'incapacité de l'homme. Par conséquent, la religion (Deen) (révélée par le Créateur) doit gérer les affaires de l'homme dans la vie. Ainsi, la séparation de la religion (Deen) de la vie contredit la nature de l'homme (fiTrah). La présence de la religion (Deen) dans la vie ne signifie pas faire des fonctions de la vie des rites religieux. Au contraire, la présence de la religion (Deen) dans la vie signifie faire en sorte que le système qu'Allah (SWT) a ordonné résolve les problèmes de l'homme dans la vie. Ce système émane de la croyance (Aqeedah), qui est en accord avec la nature de l'homme (fiTrah). Supprimer ce système et le remplacer par un système qui émane d'une croyance qui est en désaccord avec l'instinct de religiosité contredit la nature de l'homme (fiTrah). Par conséquent, le leadership intellectuel du Capitalisme échoue du point de vue instinctif (fiTriy) car il est négatif, car il sépare la religion (Deen) de la vie, bannit la religiosité de la vie en en faisant une question individualiste et retire le système d'Allah (SWT) qu'Il a ordonné pour résoudre les problèmes de l'homme.
The Capitalistic intellectual leadership likewise disagrees with man's nature (fiTrah) i.e. the instinct of religiousness. This is because the instinct of religiousness manifests itself in sanctification as well as in management of man's affairs in life. The inconsistency and contradictions appear when man undertakes this management; testifying to man's inability. Consequently, the deen (revealed from the Creator) must manage man's affairs in life. Thus the separation of the deen from life contradicts man's nature (fiTrah). The presence of the deen in life does not mean making the functions of life religious rites. Rather, the presence of the deen in life means making the system that Allah (swt) ordained, solve man's problems in life. This system emanates from the ‘aqeedah, which agrees with man's nature (fiTrah). Removing this system and replacing it with a system which emanates from a creed that disagrees with the instinct of religiousness disagrees with man's nature (fiTrah). Therefore, the intellectual leadership of Capitalism fails from the instinctive (fiTriy) aspect because it is a negative one, for it separates the deen from life, banishes religiousness from life and making it an individualistic issue and removes Allah's (swt) system which He ordained, from solving man's problems.
Le leadership intellectuel islamique est positif puisqu'il établit l'esprit comme base de la croyance en l'existence d'Allah (SWT). Il attire l'attention de l'homme sur les éléments de l'univers, sur l'homme et sur la vie afin d'établir de manière concluante et décisive l'existence d'Allah (SWT), le Créateur de ces choses. Il définit pour l'homme la perfection ultime qu'il recherche instinctivement et qui n'existe ni en lui, ni dans la vie, ni dans l'univers, et dirige l'esprit de l'homme vers cette puissance suprême afin de réaliser Son existence et de croire en Lui. Le leadership intellectuel communiste est fondé sur le matérialisme et non sur l'intellect, bien que l'esprit en tire les conclusions. Il considère que la matière existe avant la pensée et que la matière est l'origine de toutes choses, d'où son caractère matérialiste. Le leadership intellectuel capitaliste, quant à lui, est basé sur une solution de compromis atteinte après une lutte sanglante entre le clergé et les intellectuels, laquelle avait duré de nombreux siècles et qui a abouti à l'idée de la séparation de la religion (Deen) de l'État.
The Islamic intellectual leadership is positive since it establishes the mind as the basis for the belief in the existence of Allah (swt). It draws man's attention to the elements of the universe, man and life to conclusively and decisively establish the existence of Allah (swt), the Creator of these things. It defines for man the utmost perfection which he innately searches for and does not exist in him, the life, or the universe and directs man's mind to this utmost (Supreme) power so as to realise His existence and believe in Him The Communist intellectual leadership is built upon materialism and not the intellect though the mind concludes it. It considers that matter exists before thought and matter is the origin of all things, hence it is materialistic. The Capitalist intellectual leadership however, is based upon a compromise solution reached after a bloody struggle between the clergy and the intellectuals, which had lasted for many centuries and it resulted with the idea of separation of the deen from the state.
Par conséquent, les directions intellectuelles communiste et capitaliste ont toutes deux échoué, car elles contredisent la nature humaine (fiTrah) et ne sont pas fondées sur l'intellect.
Therefore, both the Communist and Capitalist intellectual leaderships failed since they contradict man's nature (fiTrah) and are not built upon the intellect.
En conclusion, des trois leaderships intellectuels, seul le leadership intellectuel islamique est correct, car il est fondé sur l'esprit, il est en accord avec la nature humaine (fiTrah) et, ainsi, l'homme y répond positivement. Tandis que les autres leaderships intellectuels sont faux parce qu'ils ne sont pas fondés sur l'esprit et qu'ils sont en désaccord avec la nature humaine (fiTrah). C'est-à-dire que le leadership intellectuel dans le communisme est fondé sur le matérialisme et non sur l'esprit. Cela est dû au fait qu'il soutient que la matière précède la pensée, c'est-à-dire qu'elle précède l'esprit. Ainsi, lorsque la matière est réfléchie sur le cerveau, elle y initie la pensée, de sorte qu'il (le cerveau) pense à travers la matière qui a été réfléchie sur lui. Avant la réflexion de la matière sur le cerveau, il n'y avait pas de pensée, et en conséquence, tout est fondé sur la matière. Par conséquent, l'origine du leadership intellectuel communiste est la matière et non la pensée.
In conclusion, of the three intellectual leaderships, only the Islamic intellectual leadership is correct, because it is built upon the mind, it agrees with man's nature (fiTrah) and, thus man positively responds to it. While the other intellectual leaderships are false because they are not built upon the mind and they disagree with man's nature (fiTrah). That is, the intellectual leadership in communism is built on materialism and not on the mind. This is because it maintains that matter precedes thought i.e. it precedes the mind. Thus when matter is reflected onto the brain it initiates thought in it, so it (the brain) thinks in the matter that was reflected on it. Prior to the reflection of the matter onto the brain there was no thought, and accordingly everything is built upon matter. Consequently, the origin of the Communist intellectual leadership is matter and not thought.
Cette perspective est erronée pour deux raisons : la première : il n'y a pas de reflet entre la matière et le cerveau ; ni le cerveau ne se reflète sur la matière, ni la matière ne se reflète sur le cerveau. Cela est dû au fait que le reflet exige que les objets soient dotés de la caractéristique de la réflexion, tel qu'un miroir, pour que le reflet se produise. Cette caractéristique n'est possédée ni par le cerveau ni par la matière. Par conséquent, il n'y a aucun reflet entre la matière et le cerveau, car la matière ne se reflète pas sur le cerveau, et elle ne lui est pas transférée. Au contraire, la sensation de la matière est transférée au cerveau par l'intermédiaire des sens. La sensation de la matière vers le cerveau n'est pas un reflet de la matière vers le cerveau, ni un reflet du cerveau vers la matière ; il s'agit seulement de la sensation de la matière. À cet égard, il n'y a pas de différence entre la vue et les autres sens dans la perception de la matière. Ainsi, la sensation se produit par l'odorat, l'ouïe, le toucher et le goût, tout comme elle se produit par la vue. Par conséquent, ce qui se produit n'est pas un reflet sur le cerveau, mais plutôt une sensation des choses. En conséquence, l'homme perçoit les choses à travers ses cinq sens et les choses ne se reflètent pas sur le cerveau.
This perspective is wrong for two reasons: The first: There is no reflection between matter and brain; neither the brain is reflected on matter, nor matter is reflected on the brain. This is because reflection requires that objects be endowed with the characteristic of reflection, such as a mirror, for reflection to happen. This characteristic is not possessed by the brain or by the matter. Therefore, there is no reflection at all between matter and the brain, because matter is not reflected on the brain, nor is it transferred to it. Rather, the sensation of the matter is transferred to the brain through the senses. The sensation of matter to the brain is not a reflection of matter to the brain, nor a reflection of the brain to matter; it is only the sensation of matter. In this regard there is no difference between sight and the other senses in the sensing of matter. Thus sensation occurs by smelling, hearing, touching and tasting as it occurs by seeing. Therefore, what happens is not reflection on the brain but rather it is sensation of the things. Accordingly, man senses things through his five senses and things are not reflected on the brain.
Le second : la sensation seule ne produit pas la pensée, mais produit simplement une sensation, c'est-à-dire une sensation de l'objet tangible. La sensation, plus la sensation, plus un million de sensations ne produira toujours qu'une sensation et aucune pensée du tout. Pour que l'homme puisse penser, il doit posséder des informations préalables à travers lesquelles il peut expliquer la matière perçue. Par exemple, si un livre en langue syriaque ancienne était donné à quelqu'un qui n'a aucune information préalable sur la langue syriaque, et que tous ses sens étaient portés sur le livre, par la vue et le toucher, et que cela était répété un million de fois, il ne serait toujours pas capable de comprendre un seul mot du livre à moins qu'on ne lui donne les informations pertinentes sur la langue syriaque. Ce faisant, il commencera à penser et à comprendre. Prenons un autre exemple d'un enfant ayant des sens sains mais sans aucune information préalable. Si nous placions devant l'enfant un morceau d'or, de laiton et une pierre et que nous faisions en sorte que tous ses sens perçoivent ces choses, l'enfant ne serait pas capable de les appréhender, peu importe à quel point cette sensation serait diversifiée et répétée. Cependant, si l'on donnait à l'enfant des informations préalables à leur sujet, il utiliserait ces informations pour les appréhender. Si l'enfant grandissait jusqu'à l'âge de vingt ans sans aucune information, il resterait tel qu'au premier jour de sa vie, indépendamment de la croissance biologique du cerveau. Car ce n'est pas le cerveau qui permet à l'homme de comprendre, mais plutôt l'information préalable associée au cerveau et à l'objet perçu. Quant au comportement instinctif, contrairement au processus intellectuel chez l'homme, il résulte d'une simple réponse aux instincts et aux besoins organiques, un phénomène qui se produit aussi bien chez les animaux que chez l'homme. Par exemple, un bébé reconnaît, en lui donnant de manière répétée une pomme et une pierre, que la pomme peut être mangée tandis que la pierre ne le peut pas. De même, l'âne reconnaît que l'orge est comestible mais pas la terre. Cette différenciation ne se produit pas par la pensée ou l'intellect, mais par la réponse aux instincts et aux besoins organiques, qui sont présents chez les animaux et l'homme. Ainsi, la pensée ne peut être produite à moins qu'une information préalable ne soit couplée au transfert de la chose perçue à travers les sens vers le cerveau.
The second: Sensation alone does not produce thought, but merely produces sensation i.e. a sensation of the tangible object. Sensation, plus sensation, plus a million sensations will still only produce a sensation and no thought at all. In order for man to think, he must have previous information through which he can explain the sensed matter. For example, if a book in the ancient Syriac language was given to someone who has no previous information about the Syriac language, and all his senses were made to fall on the book, by sight and touch, and this was repeated a million times, he still would not be able to understand a single word of the book unless he is given the relevant information about the Syriac language. Thereafter, he will start thinking and understanding. Let us take another example of a child with sound senses but with no previous information. If we were to place in front of the child a piece of gold, brass and a stone and make all his senses, sense these things the child would not be able to comprehend them, no matter how much this sensation was diversified and repeated. However, if the child was given previous information about them, he would use this information to comprehend them. Were the child to grow up to be twenty years of age without any information he would remain as his first day of life, regardless of the biological growth in the brain. Since it is not the brain that enables man to comprehend, rather it is the previous information together with the brain and the sensed object. As for the instinctual behaviour, in contrast to the intellectual process in man, it results as a mere response to the instincts and organic needs, a matter, which occurs with animals as well as man. For example, a baby recognises through giving him an apple and stone repeatedly, that the apple can be eaten while the stone cannot. Likewise, the donkey recognises that barley is edible but soil is not. This differentiation occurs not through thought or intellect, but through the response to the instincts and the organic needs, which are present in animals and man. Thus thought cannot be produced unless previous information is coupled with the transference of the sensed thing through the senses to the brain.
En conséquence, l'esprit, l'intellect ou la compréhension peut être défini comme la transmission d'un objet perçu à travers les sens vers le cerveau et l'existence d'informations préalables par lesquelles cette réalité est expliquée.
Accordingly, the mind, intellect, or comprehension can be defined as the transmission of a sensed object through the senses to the brain and the existence of previous information by which this reality is explained.
Par conséquent, le leadership intellectuel communiste est à la fois faux et erroné, car il n'est pas fondé sur l'esprit et le sens de la pensée, et sa compréhension de l'esprit est fausse.
Therefore, the Communist intellectual leadership is both false and incorrect, because it is not built upon the mind and the meaning of the thought and mind in its understanding is false.
Le leadership intellectuel capitaliste est bâti sur une solution de compromis convenue entre le clergé et les intellectuels après leur conflit sanglant qui a duré de nombreux siècles. Cette solution de compromis est la séparation de la religion (Deen) de la vie, c'est-à-dire la reconnaissance implicite de la religion (Deen) tout en la séparant de la vie. Ainsi, le leadership intellectuel capitaliste n'est pas bâti sur l'esprit, il est plutôt fondé sur cette solution de compromis. En effet, l'idée de compromis est profondément enracinée chez les capitalistes qui rapprochent la vérité (haqq) du faux (baTil), la foi (Iman) de la mécréance (Kufr), et la lumière (nur) de l'obscurité (DHalam). Et ce, malgré le fait que la solution de compromis n'existe pas, car la question est soit le haqq, soit le baTil, la foi (Iman) ou la mécréance (Kufr), et la lumière ou l'obscurité. Le compromis sur lequel ils ont bâti leur doctrine et leur leadership intellectuel les a fait dévier de la vérité, de la foi (Iman) et de la lumière. Par conséquent, ce leadership intellectuel n'est pas bâti sur l'esprit, il est donc faux.
The Capitalist intellectual leadership is built on a compromise solution agreed upon by the clergy and the intellectuals after their bloody conflict which lasted for many centuries. This compromised solution is the separation of the deen from life i.e., the implicit acknowledgement of the deen while separating it from life. Thus, the Capitalist intellectual leadership is not built on the mind, it is rather based on this compromise solution. Indeed, the idea of a compromise is deeply rooted in the Capitalists who draw the truth (haqq) near to the falsehood (baTil) and imaan near to Kufr, the light (nur) near the dark (DHalam). This is despite the fact that the compromise solution does not exist because the matter is either the haqq or the baTil, imaan or Kufr and light or darkness.The compromise on which they have built their doctrine and intellectual leadership has made them swerve from the truth, the iman and the light. Therefore, this intellectual leadership is not built on the mind thus it is false.
Cependant, la doctrine islamique est bâtie sur l'esprit, car elle oblige le musulman à croire en l'existence d'Allah (SWT), en la prophétie de Muhammad ﷺ et au Coran, par l'usage de l'esprit. Elle oblige le musulman à croire en l'invisible (Ghayb) (les choses au-delà des sens) à la condition qu'il soit mentionné dans une source prouvée de manière concluante par la raison, comme le Coran ou le hadith transmis par de multiples voies (Mutawatir). Ainsi, le credo islamique est fondé sur l'intellect. Ceci est du point de vue rationnel. Cependant, en ce qui concerne la nature de l'homme (fitrah), la direction intellectuelle islamique est en accord avec la nature de l'homme (fitrah) puisqu'elle reconnaît l'existence de la religion (Deen), sa nécessité dans la vie et l'obligation de gérer la vie selon les commandements et les interdictions d'Allah (SWT). La religiosité est innée (fitriy) chez l'homme puisqu'elle est l'un des instincts de l'homme avec sa propre réponse, à savoir la sanctification, qui est une réponse naturelle à un instinct spécifique qui diffère de toutes les autres réponses des autres instincts. Ainsi, la croyance en la religion (Deen) et l'obligation de vivre selon les commandements et les interdictions d'Allah (SWT) est instinctive. Elle est en accord avec la nature de l'homme (fitrah) et, par conséquent, répond positivement à l'homme.
However, the Islamic doctrine is built upon the mind, because it obliges the Muslim to believe in the existence of Allah (swt), in the Prophethood of Muhammad (saw) and the Qur'an, through the use of the mind. It obliges the Muslim to believe in the ghaib, (things beyond the senses) on the condition that it is mentioned in a source which was conclusively proven rationally like the Qur'an or hadith mutawatir. Thus, the Islamic creed is based upon the intellect. This is from the rational perspective. However with regards to man's nature (fiTrah), the Islamic intellectual leadership agrees with man's nature (fiTrah) since it recognises the existence of deen, its necessity in life and the obligation to manage life according to the commands and prohibitions of Allah (swt). Religiousness is innate (fiTriy) in man since it is one of man's instincts with its own response, namely sanctification, which is a natural response to a specific instinct that differs from all the other responses of other instincts. Thus, the belief in deen and the obligation to live according to the commands and prohibitions of Allah (swt) is instinctive. It agrees with man's nature (fiTrah) and therefore responds positively to man.
Cela diffère des directions communiste et capitaliste, dont chacune est en désaccord avec la nature humaine (fiTrah). La direction intellectuelle communiste nie absolument l'existence de la religion (Deen) et s'oppose à sa reconnaissance. Par conséquent, elle contredit la nature humaine (fiTrah). La direction intellectuelle capitaliste ne reconnaît ni ne nie la religion (Deen). Elle ne fait pas de la reconnaissance ou du déni de la religion (Deen) un sujet de discussion. Cependant, elle insiste sur la séparation de la religion (Deen) de la vie et préconise que la vie soit gérée selon l'intérêt, sans aucun rapport avec la religion (Deen). Par conséquent, elle contredit la nature humaine (fiTrah). Cela est en désaccord avec la nature (fiTrah) et s'en trouve très éloigné.
This differs from the Communist and the Capitalistic leaderships, each of which disagrees with man's nature (fiTrah). The Communist intellectual leadership denies the existence of deen absolutely and opposes its recognition. Accordingly, it contradicts man's nature (fiTrah). The Capitalist intellectual leadership neither recognises nor denies deen. It does not make the recognition or denial of deen an issue for discussion. However, it insist on the separation of deen from life and advocates that life be managed according to benefit with no relation to deen. Therefore, it contradicts man's nature (fiTrah). This disagrees with the nature (fiTrah) and stands far away from it.
Le leadership intellectuel islamique est donc le seul leadership intellectuel correct car il est en accord avec la nature et l'esprit de l'homme ; tous les autres leaderships intellectuels sont faux. En conséquence, le leadership intellectuel islamique est le seul leadership intellectuel correct et fructueux.
The Islamic intellectual leadership therefore, is the only correct intellectual leadership because it agrees with man's nature and mind; all other intellectual leaderships are false. Accordingly, the Islamic intellectual leadership is the only correct and successful intellectual leadership.
Une question demeure : les musulmans ont-ils mis en œuvre l'Islam, ou n'ont-ils fait qu'embrasser sa doctrine tout en appliquant d'autres systèmes et lois ? La réponse à cette question est que les musulmans n'ont mis en œuvre que l'Islam à travers tous les âges, de l'arrivée du Messager d'Allah (Rasul Allah) à Madinah jusqu'en 1336 H, c'est-à-dire 1918 apr. J.-C., lorsque l'État islamique s'est effondré aux mains du colonialisme. La mise en œuvre de l'Islam par les musulmans était complète et son succès dans cette mise en œuvre globale fut écrasant.
One question remains: Did the Muslims implement Islam, or did they only embrace its doctrine while implementing other systems and laws? The answer to this question is that Muslims implemented only Islam through all the ages from the arrival of Rasool Allah to Madinah until 1336 A.H i.e. 1918 C.E when the Islamic State collapsed at the hands of colonialism. The Muslims implementation of Islam was comprehensive and its success in their comprehensive implementation was overwhelming.
La mise en œuvre pratique de l'Islam est entreprise par deux entités ayant la responsabilité d'appliquer le système. Ce sont : le juge, qui est responsable du règlement des litiges entre les personnes, et le dirigeant, qui gouverne le peuple. Il a été rapporté par des transmissions successives (tawatur) que les juges qui ont réglé les litiges entre les personnes, depuis l'époque du Messager ﷺ jusqu'à la fin du califat à Istanbul, ont réglé les litiges dans toutes les affaires selon les lois de la charia. Cela, que les litiges soient entre musulmans ou entre musulmans et non-musulmans. Les tribunaux qui réglaient les litiges, tels que la violation des droits, les questions familiales, les poursuites pénales, etc., étaient sous un tribunal unique basé uniquement sur la charia islamique. Personne n'a jamais rapporté qu'un seul cas ait été réglé selon autre chose que les règles de la charia islamique, ni même qu'un seul tribunal dans les pays islamiques ait jamais jugé selon autre chose que l'Islam avant que les tribunaux ne soient divisés en tribunaux shar’ai et nizami (civils) sous l'influence régulière du colonialisme. La preuve la plus claire de cela se trouve dans les registres des tribunaux shar’ai conservés dans les vieilles villes de Jérusalem, Bagdad, Damas, Le Caire et Istanbul, etc. Ces registres sont une preuve concluante que seule la charia était appliquée par les juges. Même des non-musulmans étudiaient et écrivaient la jurisprudence islamique (Fiqh) comme Saleem al-Baz, qui a écrit un commentaire sur al-Majallah. Les lois qui ont été introduites vers la fin de l'État l'ont été sur la base de la fatwa des savants (Ulama) selon laquelle ces lois ne contredisaient pas les Ahkam de la charia. Par conséquent, le code pénal 'Uthmani a été introduit pour application en 1275 A.H (1857 C.E.) et la Loi des Droits et du Commerce a été introduite en 1276 A.H (1858 C.E.). Cela fut suivi en 1288 A.H (1870 C.E.) par la division des tribunaux en deux : les tribunaux de la charia et les tribunaux de droit officiel, et un décret fut passé pour organiser cette division. En 1295 A.H (1877 C.E.), une loi fut émise pour réguler les tribunaux statutaires. En 1296 A. En 1878, la procédure des droits et des sanctions a été émise. Puisque les savants (Ulama) n'ont trouvé aucune justification à l'utilisation du droit civil, celle-ci a été mise de côté et la revue de la charia (al-Majallah) a été publiée en 1286 AH (1868) comme un canon pour les transactions. Tous ces canons ont été émis en tant que règles permises par l'Islam et n'ont été promulgués qu'après, comme cela est clairement stipulé dans les décrets introduisant les canons, qu'une fatwa ait été donnée pour les autoriser et qu'ils aient été permis par le Sheikh al-Islam. Depuis 1918, les autorités colonialistes ont occupé certaines terres islamiques et ont réglé les litiges relatifs aux affaires civiles selon des lois non islamiques. Tandis que les pays qui n'étaient pas physiquement occupés par les armées colonialistes, bien qu'ils soient sous son influence, ont continué à régir judiciairement selon l'Islam jusqu'à récemment, tels que l'Afghanistan et la péninsule arabique, c'est-à-dire le Hijaz, le Najd et le Koweït, bien que les dirigeants de ces pays n'appliquent plus l'Islam. En conséquence, nous observons que l'Islam a été appliqué judiciairement et qu'aucune autre loi n'a été appliquée dans la magistrature tout au long de tous les âges de l'État islamique.
La mise en œuvre de l'Islam par le dirigeant est représentée dans les AHkam Sharai'ah liées à cinq domaines : le social, l'économie, l'éducation, les affaires étrangères et le gouvernement. Les AHkam Sharai'ah relatives à ces questions ont toutes été mises en œuvre par l'État. Le système social définit la relation entre les hommes et les femmes ainsi que les questions qui découlent de cette relation, c'est-à-dire le statut personnel. Seule la charia est encore appliquée dans le système social malgré la présence des puissances coloniales dans les terres islamiques et la présence d'un gouvernement de mécréance (Kufr) ; certainement aucun autre système n'a été mis en œuvre. Concernant le système économique, il est représenté de deux manières : premièrement, la manière dont l'État collecte les revenus publics afin de prendre soin des affaires du peuple, et deuxièmement, la manière dont ces revenus sont dépensés. En ce qui concerne la collecte des revenus, l'État collecte l'aumône obligatoire (Zakah) due sur l'argent, la terre et le bétail en tant qu'acte d'adoration obligatoire, et elle est exclusivement distribuée parmi les huit catégories mentionnées dans le Coran. L'État n'a jamais utilisé le fonds de l'aumône obligatoire (Zakah) pour gérer ses dépenses. L'État collectait les fonds nécessaires à ses dépenses conformément à la charia. Ainsi, il collectait l'impôt foncier (Kharaj) sur la terre, la capitation (Jizyah) auprès des non-musulmans, et les droits de douane en sa qualité de superviseur du commerce intérieur et extérieur. L'État ne collectait des fonds qu'en conformité avec la charia. Quant à la distribution des fonds, l'État disposait d'un système de nafaqah (soutien financier) pour les handicapés, plaçait le safeeh (incompétent) et le mubaddir (celui qui dépense sa richesse dans l'illicite (Haram)) sous tutelle, et établissait des logements dans chaque ville et le long des routes du pèlerinage pour assister les pauvres, les nécessiteux et les voyageurs. Ces vestiges peuvent encore être vus dans les grandes villes musulmanes. Les dépenses de l'État étaient uniquement régies par la charia et par aucun autre système. Toute lacune qui aurait pu être remarquée dans ce domaine était due à la négligence et à une mauvaise application, et non à l'absence de mise en œuvre de la charia.
The implementation of Islam by the ruler is represented in AHkam Sharai'ah related to five areas: social, economics, education, foreign affairs and ruling. The AHkam Sharai'ah relating to these matter were all implemented by the state. The social system defines the relationship between men and women and the matters that arise as a result of this relationship i.e. personal status. Alone the Shari’ah is still applied in the social system in spite of the presence of the colonial powers in the Islamic lands and the presence of Kufr ruling; definitely no other system has been implemented. Concerning the economic system, it is represented in two ways, firstly the way in which the state collects public revenue in order to look after the peoples affairs, secondly, the way in which this revenue is spent. As far as collecting revenue is concerned, the State collects the zakat due on money, land and livestock as an obligatory worship and is exclusively distributed amongst the eight categories mentioned in the Qur'an. The State never used the zakat fund for managing its expenditures. The State collected the necessary funds for its expenditures according to the Shari’ah. Thus, it collected kharaj over the land, jizyah from non-Muslims, and customs duties in its capacity as the supervisor over internal and external trade. The State did not collect funds except according to the Shari’ah. As for funds distribution, the state had a nafaqah system (financial support) for the disabled, placed the safeeh (incompetent) and mubaddir (the one who spends his wealth on haram) under guardianship and established lodgings in every city and along the roads to the pilgrimage to assist the poor, destitute and the travellers. These relics can still be seen in major Muslim cities. The State's expenditure was solely governed by the Shari’ah and by no other system. Any deficiency that may be noticed in this field was due to negligence and misapplication and not due to the absence of (shar’a) implementation.
Le fondement de la politique éducative était islamique et la culture islamique constituait la base du programme scolaire. Des précautions étaient prises pour s'assurer qu'aucune culture étrangère ne soit adoptée si elle contredisait l'Islam. La négligence dans l'ouverture des écoles vers le déclin de l'État ottoman était typique de tous les pays islamiques à cette époque, en raison du déclin intellectuel qui atteignit son niveau le plus bas durant cette période. Dans tous les autres âges de l'État islamique, il était bien connu que seule la terre islamique était la direction de la prière (Qiblah) des savants et des étudiants. Les universités de Cordoba, Baghdad, Damascus, Alexandria et Cairo ont eu un effet immense sur le cours de l'éducation à travers le monde.
The foundation of the educational policy was Islamic and the Islamic culture constituted the basis of the curriculum. Care was exercised to ensure that foreign culture was not adopted if it contradicted Islam. The neglect in opening schools towards the demise of the Ottoman state was typical of all the Islamic countries at that time, due to the intellectual decline which reached its lowest level in that period. In all the other ages of the Islamic State, it was well known that only the Islamic land was the qiblah of the scholars and students. The universities in Cordoba, Baghdad, Damascus, Alexandria and Cairo had a tremendous effect on the course of education throughout the world.
La politique étrangère de l'État islamique était fondée sur l'Islam. L'État islamique a construit ses relations avec tous les autres États sur la base de l'Islam, et tous les autres États l'ont traité comme un État islamique. Toutes ses relations extérieures étaient basées sur l'Islam et l'intérêt des musulmans. Il est connu dans le monde entier que la politique étrangère de l'État islamique était une politique islamique, à tel point qu'aucune preuve n'est nécessaire.
The foreign policy of the Islamic State was founded upon Islam. The Islamic State built its relationship with all other states on the basis of Islam and all other states dealt with it as an Islamic State. All of its external relationships were based on Islam and the interest of Muslims. It is known all over the world that the foreign policy of the Islamic State was an Islamic policy, to the extent that no evidence is required.
En ce qui concerne le système de gouvernance, la structure de l'État en Islam est établie sur huit piliers : le calife, c'est-à-dire le chef de l'État, les assistants délégués du calife (Mo'aawen TafweeD), les assistants exécutants du calife (Mo'aawen Tanfeedh), l'émir du jihad, les gouverneurs (Wulah), les juges (QuDah), les départements de l'État et l'assemblée de l'État (Majlis al-Ummah). Cette structure a existé et les musulmans n'ont jamais été sans calife jusqu'à ce que, par la main de Mustapha Kemal, les puissances coloniales mécréantes (Kafir) abolissent le califat en 1342 A.H (1924 C.E). L'existence d'un calife pour les musulmans, avant son retrait, avait été continue. Chaque fois qu'un calife mourait ou était destitué, il était remplacé par un autre, même durant l'ère du déclin. Puisque l'État islamique est le califat, cela signifie que lorsqu'un calife est présent, l'État islamique existe. Quant à ses assistants dans la gouvernance et l'exécution, ils étaient présents à toutes les époques et étaient des assistants et non des wazirs. Bien qu'ils aient été nommés wazirs durant l'ère 'Abbasside, ils étaient des assistants et ne possédaient pas du tout la capacité des ministres (wazirs) présents dans le système démocratique ; ils étaient plutôt des assistants dans la gouvernance et l'exécution par autorisation du calife, tandis que tous les pouvoirs exécutifs étaient entre les mains du calife. L'existence des gouverneurs (wulah), des juges (quDah) et des départements de l'État était évidente. Lorsque les kuffar ont occupé les terres, toutes leurs affaires étaient en cours de fonctionnement et il y avait là des gouverneurs, des juges et des départements de l'État, une question qui ne nécessite aucune preuve. Quant à l'émir du jihad, il gérait les affaires de l'armée en sa qualité d'armée islamique dans le monde entier, et elle était connue pour être invaincue. En ce qui concerne le Majlis al-Ummah, après l'ère des Khulafaa ar-Rashidun, son existence n'a pas reçu beaucoup d'attention. La raison en est qu'il fait partie de la structure de gouvernance mais n'est pas l'un de ses piliers. La consultation (Shura) est l'un des droits des gens envers le calife. Ainsi, s'il la néglige, il serait négligent, mais le système de gouvernance resterait islamique. Cela est dû au fait que la consultation (Shura) en Islam sert à solliciter l'avis et non à gouverner. Cela est contraire au système parlementaire de la démocratie. Par conséquent, il est clair que le système de gouvernance islamique a été appliqué.
With regards to the ruling system, the structure of the state in Islam is established upon eight pillars: the Khaleefah, i.e., the head of State, the Khaleefah's delegated assistants (Mo'aawen TafweeD), the Khaleefah’s executing assistants (Mo'aawen Tanfeedh), the Ameer of Jihad, the Governors (Wulah), the Judges (QuDah)), state departments, and the state assembly (Majlis al-Ummah). This structure existed and Muslims have never been without a Khaleefah until at the hands of Mustapha Kemal, the disbelieving (Kafir) colonial powers abolished the Khilafah in 1342 A.H (1924 C.E). The existence of a Khaleefah for the Muslims, prior to its removal, had been continuous. Whenever a Khaleefah died or was removed, he was succeeded by another, even during the era of decline. Since the Islamic State is the Khaleefah, it means that when a Khaleefah is present the Islamic State exists. As for his assistants in ruling and execution they were present in all ages and were assistants and not wazirs. Although, they were named wazirs during the 'Abbassid era they were assistants and did not possess the capacity of ministers (wazirs) present in the democratic system at all, they were rather assistants in ruling and execution by authorisation from the Khaleefah, while all the executive powers were in the hands of the Khaleefah. The existence of the governors (wulah), judges (quDah) and state departments was obvious. When the kuffar occupied the lands, all their affairs had been running and there were therein governors, judges and state departments, a matter that does not need any evidence. As for the ameer of jihad, he used to run the affairs of the army in its capacity as an Islamic army all over the world, it was known to be undefeated. With regards to the Majlis al-Ummah, after the era of the Khulafaa ar-Rashidun, its existence was not given much attention. The reason for that is that it is one of the ruling structure but not one of its pillars. Shura is one of the rights of the people upon the Khaleefah. Thus, if he neglects it he would be negligent, but the ruling system would still remain Islamic. This is because the shura (consultation) in Islam is for seeking the opinion and not for ruling. This is contrary to the parliamentary system in democracy. Therefore, it is clear that the Islamic ruling system was applied.
Une question peut survenir concernant le serment d’allégeance (Bay’ah) au calife. Il est un fait établi qu'il n'y avait pas de système héréditaire dans le califat. En d'autres termes, le système héréditaire n'était pas établi dans l'État, par lequel le pouvoir, c'est-à-dire la direction de l'État, était acquis comme c'est le cas dans la monarchie. Au lieu de cela, la direction de l'État était acquise en recevant le serment d’allégeance (Bay’ah) des musulmans à certaines époques, des personnes influentes (ahle al-halli wal-'aqd) à des époques ultérieures ou, comme ce qui s'est produit vers la fin de l'État, de la part du Sheikh al-Islam. Tout au long des époques de l'État islamique, la procédure était qu'aucun calife n'était nommé sans avoir reçu le serment d’allégeance (Bay’ah). Il n'a jamais été rapporté un seul incident où le calife a été nommé par héritage sans recevoir le serment d’allégeance (Bay’ah). Cependant, malgré cela, la manière d'obtenir le serment d’allégeance (Bay’ah) a été mal appliquée. Ainsi, un calife prenait un serment d’allégeance (Bay’ah) auprès du peuple avant sa mort pour son fils, son frère, son cousin ou tout autre individu de la famille. Après la mort du calife, le serment d’allégeance (Bay’ah) était renouvelé pour cette personne. Il s'agit d'une mauvaise application du serment d’allégeance (Bay’ah), mais cela ne constitue ni un règne héréditaire ni une succession au trône. De même, la mauvaise application des élections dans un système parlementaire ou démocratique est toujours appelée élections et non une nomination, même si les candidats soutenus par le gouvernement réussissent aux élections. Par conséquent, il faut reconnaître que le système islamique a été appliqué tout au long de toutes les périodes de l'État islamique.
A question may arise concerning the bai’ah (pledge) to the Khaleefah. It is an established fact that there was no hereditary system in the Khilafah. In other words, the hereditary system was not established in the state, by which ruling i.e. the state leadership was acquired as is the case in the monarchy. Instead, the State leadership would be acquired through receiving the bai’ah from the Muslims in some eras, from the influential people (ahle al-halli wal-'aqd) in later eras or as what occurred towards the demise of the state from the Sheikh al-Islam. Throughout the ages of the Islamic State, the procedure was that no Khaleefah was appointed without receiving bai’ah. Never was a single incident reported that the Khaleefah was appointed through inheritance without receiving bai’ah. However, notwithstanding this, the manner of attaining bai’ah was misapplied. Thus, a Khaleefah would take a bai’ah from the people before his death for his son, brother, cousin, or any other individual of the family. After the death of the Khaleefah the bai’ah was renewed for that person. This is a misapplication of the bai’ah but it neither constitutes hereditary rule or succession to the throne. Likewise, the misapplication of the elections in a parliamentary or a democratic system is still called elections and not an appointment even if the government-backed candidates succeed in the elections. Consequently, one must acknowledge that the Islamic system was applied throughout all periods of the Islamic State.
Quant au succès pratique du leadership intellectuel islamique, il fut sans précédent, particulièrement dans les deux domaines suivants : premièrement, l'idéologie islamique a transféré l'ensemble des Arabes d'un bas niveau intellectuel, dans lequel ils agissaient de manière désordonnée dans les ténèbres des vendettas familiales sanglantes et de l'ignorance, vers un âge de renouveau intellectuel scintillant à la lumière de l'Islam, dont le lever de soleil n'était pas restreint aux Arabes mais prévalait dans le monde entier. Les musulmans se sont précipités pour transmettre l'Islam au monde, étendant leur influence au cours de ce processus sur la Perse, l'Irak, les terres de ash-Sham, l'Égypte et l'Afrique du Nord. Chacun de ces peuples avait sa propre religion, sa propre nationalité, sa propre langue, ses propres coutumes et ses propres traditions. Tous étaient différents les uns des autres. La nationalité des Perses différait de celle des Romains de Sham, de celle des Coptes d'Égypte et de celle des Berbères d'Afrique du Nord. Une fois qu'ils ont vécu sous la règle de l'Islam et l'ont compris, ils l'ont tous embrassé et sont devenus une seule nation (Ummah), la communauté (Ummah) islamique. Par conséquent, le succès du leadership intellectuel islamique à fondre ces peuples et ces nationalités en une seule nation fut inégalé. Et ce, malgré le fait que les moyens de transport à l'époque étaient le chameau et que les moyens de communication étaient la parole de la bouche et l'écriture de la plume.
As for the practical success of the Islamic intellectual leadership, it was without parallel particularly in the following two matters: Firstly, the Islamic ideology transferred all of the Arabs from a low level of intellect in which they were acting haphazardly in the darkness of bloody family feuds and ignorance to an age of intellectual revival glittering in the light of Islam whose sunrise was not restricted to the Arabs but prevailed all over the world. Muslims rushed in conveying Islam to the world, putting their hands in the process over Persia, Iraq, the lands of ash-Sham, Egypt and North Africa. Each of these peoples had their own religion, nationality, language, customs and traditions. All were different from one another. The nationality of Persians differed from that of the Romans of Sham, from that of the Copts of Egypt and from that of the Berbers of North Africa. Once they lived under the rule of Islam and understood it, they all embraced it and became one nation (Ummah), the Islamic Ummah. Therefore the success of the Islamic intellectual leadership in melting these peoples and nationalities into one nation was unparalleled. This is in spite of the fact that the means of transportation at the time was the camel and the means of communication was the word of the mouth and the writing of the pen.
Al-FatH (conquête), cependant, consistait à lever par la force les obstacles physiques pour donner aux gens un libre accès à ce que leurs esprits et leur nature primordiale (fiTrah) les guident à faire. De cette manière, les gens sont entrés en masse dans l'Islam. D'un autre côté, la conquête oppressive (fatH) de pays aliène les conquérants des conquis. Par exemple, la colonisation de l'Orient par l'impérialisme occidental a duré des décennies sans obtenir de résultat. Si ce n'était pour l'influence de la culture occidentale trompeuse et l'oppression de ses agents qui disparaîtront bientôt, alors le retour au domaine de l'Islam dans son idéologie et son système serait plus rapide qu'un clin d'œil. En conséquence, le succès de la direction intellectuelle islamique à forger tous les divers peuples en une seule communauté (Ummah) islamique est sans précédent. Ces peuples sont restés musulmans jusqu'à ce jour, malgré les calamités, la méchanceté et les projets des colonialistes pour corrompre les croyances et empoisonner les pensées. Ces peuples resteront une nation islamique (Ummah) jusqu'au Jour du Jugement. Il n'est jamais arrivé qu'un peuple (ou un groupe ethnique) ayant embrassé l'Islam s'en soit apostasié.
Al-FatH (conquer), however was to remove by force the physical obstacles to give the people free access towards what their minds and their innate (fiTrah) guides them to. In this manner people entered Islam in masses. On the other hand, the oppressive conquering (fatH) of countries alienates the conquerors from the conquered. For example, the colonisation of the East by Western imperialism lasted for decades without gaining any result. If it was not for the influence of the deceptive Western culture and the oppression of its agents which will soon vanish, then the return to the domain of Islam in its ideology and system would be quicker than the blink of an eye. Accordingly, the success of the Islamic intellectual leadership in forging all the various peoples into one Islamic Ummah is without parallel. These peoples have remained as Muslims to this day, in spite of the colonialists calamities, wickedness and planning in corrupting the creeds and poisoning the thoughts. These people will remain one Islamic nation (Ummah) till the Day of Judgement. It has never happened that any people (or ethnic group) which had embraced Islam have apostatised from it.
Quant aux musulmans d'Andalus (Espagne), ils furent massacrés par les tribunaux de l'Inquisition, la guillotine et brûlés dans les fours des bourreaux. Les musulmans de Boukhara, du Caucase et du Turkestan rencontrèrent le même sort désastreux que ceux qui les avaient précédés. Le fait que ces personnes aient embrassé l'Islam et soient devenues une seule communauté (Ummah) soucieuse de protéger sa croyance (Aqeedah), constitue une preuve du degré de succès du leadership intellectuel islamique et de l'application de l'Islam par l'État islamique.
As for the Muslims of Andalus (Spain), they were massacred by the Courts of Inquisition, the guillotine and burnt in the ovens of the executioners. The Muslims of Bukhara, the Caucasus and Turkistan met with the same disastrous fate as those before them. The fact that these people embraced Islam and became one Ummah that was concerned to protect her ‘aqeedah, portrays, as evidence the degree of success of the Islamic intellectual leadership and the application of Islam by the Islamic State.
La deuxième question, qui dénote le succès de cette idéologie, est le fait que la communauté (Ummah) islamique était la nation de premier plan dans le monde en ce qui concerne la civilisation, le progrès matériel, la culture et la science. Pendant douze siècles, allant du septième siècle de l'ère commune au milieu du dix-huitième siècle de l'ère commune, l'État islamique est resté l'État leader et le plus puissant au monde. Tout au long de cette période, il fut la fleur du globe et le soleil levant parmi les nations, un fait qui confirme le succès de ce leadership intellectuel et le succès de l'Islam dans la mise en œuvre de son système et de sa croyance (Aqeedah) sur les peuples. Lorsque l'État et la communauté (Ummah) islamiques ont abandonné l'exercice de leur leadership intellectuel et ont fait défaut dans la compréhension et l'application de l'Islam, ils ont décliné et ont périclité parmi les autres nations.
The second matter, which denotes the success of this ideology, is the fact that the Islamic Ummah was the leading nation in the world in respect to civilisation, material advancement, culture and science. For twelve centuries, dating from the seventh century C.E to the middle of the eighteenth century C.E, the Islamic State remained as the leading and most powerful state in the world. Throughout this period it was the flower of the globe and the rising sun amongst the nations, a fact that confirms the success of this intellectual leadership and the success of Islam in implementing its system and ‘aqeedah upon the people. When the Islamic State and Ummah abandoned carrying its intellectual leadership and fell short in understanding and applying Islam, it lapsed and declined among other nations.
Par conséquent, nous disons que seule la direction intellectuelle islamique est correcte et que c'est elle seule qui doit être portée au monde. Lorsque l'État islamique, qui porte cette direction, sera établi, le succès de cette direction sera réalisé aujourd'hui comme il l'était auparavant.
Therefore, we say that only the Islamic intellectual leadership is correct and it alone should be carried to the world. When the Islamic State, which carries this leadership, is established, the success of this leadership will be realised today as it was before.
Nous avons prouvé que l'Islam, avec sa croyance (Aqeedah) et son système qui en émane, est en accord avec la nature humaine (fitrah). Par conséquent, l'Islam ne considère pas l'homme comme un être mécanique fonctionnant avec précision comme une machine et appliquant le système sur la base de mesures mathématiques fines sans disparité. Au contraire, du point de vue islamique, l'homme est un être social qui applique le système avec des capacités et des qualités variables. Ainsi, il est naturel pour l'Islam, d'une part, de combler le fossé entre les personnes sans rendre tout le monde égal tout en garantissant la tranquillité pour tous. D'autre part, il est également naturel de trouver certains individus qui s'écartent du système et ne s'y conforment donc pas, et d'autres qui ne répondent pas ou qui se détournent du système. Inévitablement, il y aura dans la société des transgresseurs (fussaq), des gens qui s'adonnent aux vices (fujjar), des mécréants (kuffar), des hypocrites (munafiqoon), des apostats (murtaddun) et des athées (mulhidoon). L'important est que la société dans son ensemble, du point de vue de ses pensées, de ses émotions, de ses systèmes et de ses personnes, soit considérée comme une société islamique, qui applique l'Islam lorsque ces éléments se manifestent de manière islamique.
We have proven that Islam with its ’aqeedah and it's system, which emanates from it, agrees with man's nature (fiTrah). Consequently, Islam does not view man as a mechanical being functioning accurately like a machine and implementing the system on the basis of fine mathematical measures without disparity. On the contrary, from the Islamic perspective man is a social being who applies the system with varying capabilities and qualities. Thus, it is natural for Islam, on the one hand, to narrow the gap between people without making everyone equal while guaranteeing tranquillity for all. On the other hand, it is also natural to find some individuals who deviate from the system and thus don't comply with it and others who do not respond or who turn away from the system. Inevitably, there will be in the society evildoers (fussaq), people who indulge in vices (fujjar), unbelievers (kuffar), hypocrites (munafiqoon), apostates (murtaddun) and atheists (mulhidoon). The important thing is that the society as a whole, from the point of view of its thoughts, emotions, systems and people, is considered as an Islamic society, which applies Islam when these elements manifest themselves as Islamic.
La preuve en est qu'il est impossible pour quiconque d'appliquer un système au niveau de l'application de Muhammad ﷺ. Malgré cela, à son époque ﷺ, il y avait également des mécréants, des hypocrites, des apostats, des athées, des malfaisants et des personnes qui se livraient aux vices. Par conséquent, nul ne peut prétendre que l'Islam n'a pas été appliqué complètement ou que la société n'était pas islamique. Pourtant, l'application islamique porte sur l'homme en tant qu'être social, et non en tant qu'être mécanique.
The evidence for this is that it is impossible for anyone to apply a system at the level of Muhammad (saw)'s application. In spite of this, at his (saw)'s time there were also disbelievers, hypocrites, apostates, atheists, evildoers and people who indulged in vices. Therefore, no one can claim that Islam was not applied completely or that the society was non-Islamic. Yet the Islamic application is on man as a social being, not a mechanical being.
L'Islam a continué d'être appliqué à l'ensemble de la communauté (Ummah) islamique, Arabes et non-Arabes, depuis l'époque où le Prophète ﷺ s'est établi à Madinah jusqu'à ce que les puissances coloniales occupent les terres islamiques et remplacent l'Islam par le système capitaliste.
Islam continued to be applied on the entire Islamic Ummah, Arab and non-Arabs, from the time Prophet settled down in Madinah till the colonial powers occupied the Islamic lands and replaced Islam with the Capitalist system.
Ainsi, l'Islam a été mis en œuvre de la première année de l'émigration (Hijrah) jusqu'en 1336 de l'Hégire (1918 de l'ère commune) et la communauté (Ummah) islamique n'a appliqué aucun autre système que l'Islam tout au long de cette période.
Thus, Islam was implemented from the first year of the Hijrah until 1336A.H (1918 C.E) and the Islamic Ummah did not apply any system other than Islam throughout this period.
Bien que les musulmans aient traduit des ouvrages de philosophie, de science et de différentes cultures étrangères en arabe, ils n'ont jamais traduit de législation, de système ou de canon d'autres nations, ni pour la recherche ni pour l'application. Considérant l'Islam comme un système, certains l'ont bien appliqué et d'autres l'ont mal appliqué. Cela dépendait de la force ou de la faiblesse de l'État et du degré de sa compréhension de l'Islam ou de son manque de compréhension, et selon qu'il était fort ou complaisant dans l'exercice de son leadership intellectuel. Par conséquent, la mauvaise application de l'Islam à certains âges a entraîné un certain déclin de la société islamique, mais c'est une chose qu'aucun système ne peut éviter, car l'application du système dépend des êtres humains. Cependant, la mauvaise application ne signifie pas que l'Islam n'a pas été mis en œuvre. Assurément, l'Islam a été mis en œuvre et aucun autre système ou idéologie n'a été appliqué. Cela est dû au fait que le point crucial réside dans l'application des canons et des systèmes promulgués par l'État. À cet égard, l'État n'a adopté aucun canon ou système étranger à l'Islam. Ce qui s'est produit fut la mauvaise application de certaines de ses règles par certains dirigeants. Toutefois, malgré cela, on doit observer deux points lors de l'examen de la mise en œuvre de l'Islam à travers son histoire. Le premier point est que l'histoire ne doit pas être tirée des ennemis de l'Islam qui nourrissent de la haine envers lui. Au lieu de cela, l'histoire doit être tirée des musulmans eux-mêmes après une recherche approfondie afin de ne pas adopter une image déformée. Le second point est que la généralisation dans l'étude de la société ne doit pas être tirée de l'histoire des individus ou d'un seul aspect de la société. Par exemple, il serait erroné de porter un jugement sur l'histoire de l'ère Omeyyade en étudiant l'histoire de l'ère de Yazid. Ou de porter un jugement sur l'histoire de l'ère Abbasside à partir de certains incidents de leurs califes. De même, nous ne devons pas porter de jugement sur la société de l'ère Abbasside à partir de Kitab al-aghani (le livre des chansons), qui a été écrit pour narrer les histoires de personnes et de poètes et d'auteurs à l'extravagance téméraire, ou à partir de la lecture des livres d'ascétisme (zuhd) et autres, et ainsi commencer à penser que la société entière était dans un état d'extravagance et de péché ou d'ascétisme et d'isolement. Au contraire, nous devons étudier la société dans son ensemble. Nous devons toutefois reconnaître que toute l'histoire de la société islamique en tant que société, à n'importe quelle époque, n'a jamais été écrite. Ce qui a été écrit, en revanche, ce sont les affaires des dirigeants et de certains fonctionnaires. Ceux qui ont écrit une telle histoire n'étaient pas dignes de confiance, ils étaient soit des calomniateurs, soit des flatteurs, et quoi qu'ils aient écrit ne peut être accepté sans enquête.
Although the Muslims translated books of philosophy, science and different foreign cultures into Arabic, they never translated any legislation, system, or canon of other nations neither for research nor for application. Considering Islam to be a system, some people applied it well and others misapplied it. This depended on the strength or weakness of the state and on the degree of its comprehension of Islam or lack of understanding and according to whether it was strong or complacent in carrying its intellectual leadership. Consequently, the misapplication of Islam in some ages brought about some decline in the Islamic society, but this is something, which no system can avoid, because the application of the system depends on human beings. However, the misapplication does not mean that Islam was not implemented. Surely Islam was implemented and no other system or ideology was applied. This is because the crucial point is in the applying of canons and systems enacted by the state. In this respect the state did not adopt any canon or system alien to Islam. What occurred was the misapplication of some of its rules by some rulers. However, notwithstanding this, one must observe two points when examining the implementation of Islam throughout its history. The first point is that history must not be taken from the enemies of Islam who harbour hatred towards it. Instead history must be taken from Muslims themselves after an extensive research so as not to adopt a distorted image. The second point is that the generalisation in study of the society should not be taken from the history of individuals or from one aspect of the society. For example, it would be wrong to pass judgment on the history of Ummayad era by studying the history of Yazid's era. Or to pass judgment on the history of the Abbassid era from some incidents of their Khulafaa. Likewise, we must not pass judgment on the society of the Abbassid era from Kitab al-aghani (book of songs) which was written to narrate the stories of recklessly extravagant people, poets and authors or from reading the books of asceticism (zuhd) and the like and thus start thinking that the entire society was in a state of extravagance and sin or asceticism and isolation. Rather, we have to study the whole society. We have to acknowledge however that the whole history of the Islamic society as a society in any era was never written. What has been written rather is the affairs of the rulers and some officials. Those who wrote such history were not trustworthy, they were either slanderers or adulators and whatever they wrote can't be accepted without investigation.