1.2 Les questions vitales selon l'Islam
1.2 The vital issues according to Islam
Si l'on examinait le Livre et la sunna, on constaterait que l'Islam a déterminé ces questions vitales de manière explicite et a établi la mesure obligatoire à leur égard comme étant une question de vie ou de mort. L'Islam a, par exemple, considéré l'apostasie de l'Islam, qu'elle soit le fait d'un individu ou d'un groupe, comme une question vitale. Il a fait de la mesure entreprise à son sujet une question de vie ou de mort, à savoir soit le repentir, soit la mort. Ainsi, l'Islam a déterminé la question ainsi que la mesure. Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Celui qui change sa religion (Deen) doit être tué. » Il est également rapporté d'après Ibn Mas’ud qui a dit : « Le Messager d'Allah ﷺ a dit : Le sang d'une personne musulmane qui professe qu'il n'y a de divinité qu'Allah et que je suis le Messager d'Allah n'est pas violable, sauf dans trois cas : l'adultère, le meurtrier d'une autre personne et l'apostat qui abandonne le groupe. » Cette question était pour les musulmans un concept dominant et un fait auquel ils s'accrochaient fermement. Les musulmans avaient l'habitude de l'appliquer, ainsi ils tuaient l'apostat qui refusait de se repentir. Les compagnons (Sahabah) ont fait cela au Yémen du vivant du Messager d'Allah ﷺ, ils ont également fait cela après lui ﷺ et ceux qui leur ont succédé ont fait de même. Dans le hadith d'Abu Musa, il est rapporté que le Messager d'Allah ﷺ lui a dit : « Va au Yémen ! » Puis il ﷺ a envoyé Mu’adh ibn Jabal pour le rejoindre. Lorsqu'il l'a atteint, Abu Musa lui a lancé un coussin et lui a dit : « Descends (de ton chameau). » Alors que Mu’adh était sur le point de descendre, il remarqua un homme qui était attaché ; il demanda alors : « Qu'est-ce que c'est ? » Abu Musa répondit : « Il était juif, il a ensuite embrassé l'Islam et puis il est redevenu juif. » Sur ce, Mu’adh lui dit : « Je ne m'assiérai pas tant qu'il ne sera pas tué. Celui qui révoque sa religion (Deen) doit être tué. » Abu Dawud a rapporté ceci comme suit : « Un homme qui avait apostasié de l'Islam fut amené devant Abu Musa, alors il l'invita à se repentir pendant vingt nuits environ ; puis Mu’adh vint et l'invita à se repentir mais il refusa, alors il lui frappa le cou. » Al-Darqutni et Al-Bayhaqi ont extrait ce qui suit : « Abu Bakr invita une femme appelée Umm Qarfah à se repentir, après avoir embrassé l'Islam puis avoir apostasié, mais elle refusa de se repentir, alors il la tua. » De même, lorsque de nombreuses tribus arabes apostasièrent, suivant Musaylamah le faux prophète, Abu Bakr (r.a.) brandit l'épée contre elles et les combattit jusqu'à ce qu'il les ramène dans le giron de l'Islam.
If one were to review the Book and the Sunnah, he would find that Islam has determined these vital issues in an explicit manner and, determined the compulsory measure towards them as being a matter of life and death. Islam has for instance considered apostasy from Islam, be it by an individual or a group, as a vital issue. It has made the measure undertaken towards it one of life and death, that is either repentance or death. Hence, Islam has determined the issue and also the measure. The Messenger of Allah (saw) said, “He who changes his Deen must be killed.” It is also reported on the authority of Ibn Mas’ud who said, “The Messenger of Allah (saw) said, The blood of a Muslim person who professes that there is no god but Allah and that I am the messenger of Allah is not violable except in three instances: the adulterer, the slayer of another person and the apostate who abandons the group.” This issue was to the Muslims a dominant concept and a fact to which they held onto with a tight grip. The Muslims used to implement it, thus they would kill the apostate who refused to repent. The Sahabah did this in Yemen in the lifetime of the Messenger of Allah (saw), they also did this after him (saw) and those who succeeded them did the same. In the Hadith of Abu Musa, it is reported that the Messenger of Allah (saw) said to him, “Go to Yemen!” Then he (saw) sent Mu’adh ibn Jabal to join him. When he reached him Abu Musa threw him a pillow and said to him: “Get down.(from your camel)” As Mu’adh was about to dismount, he noticed a man who was tied up; so he asked: “What is this?” Abu Musa replied: “He had been a Jew, he then embraced Islam and then he Judaised again.” Upon this Mu’adh said to him: “I shall not sit until he is killed. He who revokes his Deen must be killed.” Abu Dawud reported this as follows: “A man who apostasised from Islam was brought to Abu Musa, so he invited him to repent for twenty nights or so; then Mu’adh came and invited him to repent but he refused so he struck his neck.” Al-Darqutni and Al-Bayhaqi extracted the following: “Abu Bakr invited a woman called Umm Qarfah to repent, having embraced Islam and then apostasised, but she refused to repent, so he killed her..” Also, when many of the Arab tribes apostasised, following Musaylamah the false prophet, Abu Bakr (r.a.) brandished the sword against them and fought them until he brought them back to the fold of Islam.
Il est rapporté dans Al-Fateh, d'après Abdullah ibn Sharik, d'après son père qui a dit : « On dit à ‘Ali (r.a.) : "Il y a des gens ici, à la porte de la mosquée, qui prétendent que tu es leur dieu". Il (r.a.) les convoqua et leur dit : "Malheur à vous ! Que dites-vous ?" Ils dirent : "Tu es notre dieu, notre créateur et notre pourvoyeur." Il dit : "Malheur à vous, je ne suis qu'un serviteur comme vous. Je mange tout comme vous et je bois tout comme vous. Si j'obéis à Allah, Il me récompensera s'Il le veut, et si je Lui désobéis, je crains qu'Il ne me punisse, alors craignez Allah et repentez-vous". Ils refusèrent toujours de se repentir. Le jour suivant, ils furent amenés à lui et Qanbar vint et dit : "Par Allah, ils sont retournés à dire la même chose". ‘Ali (r.a.) dit alors : "Faites-les entrer". Ils dirent alors à nouveau la même chose. Le troisième jour, ‘Ali (r.a.) leur dit : "Si vous dites à nouveau la même chose, je vous tuerai de la pire des manières". Ils refusèrent encore. ‘Ali ordonna alors qu'on creuse un trou pour eux entre l'entrée de la mosquée et le palais ; puis il ordonna que du bois soit jeté dans le trou et qu'on l'allume. Il leur dit alors : "Je vous jetterai dedans si vous ne vous repentez pas". Ils refusèrent encore, alors il les y jeta." Quand Ibn ‘Abbas (r.a.) apprit leur brûlement, il exprima son désaccord sur leur brûlement et dit qu'ils auraient dû être tués. Akrama a rapporté : "Un groupe d'apostats fut amené à l'émir des croyants ‘Ali (r.a.), alors il les brûla ; Ibn ‘Abbas (r.a.) apprit cela et dit : "Si j'avais été lui, je ne les aurais pas brûlés car le Messager d'Allah ﷺ a interdit cela en disant : 'Ne punissez pas avec le châtiment d'Allah'. Je les aurais tués car le Messager d'Allah ﷺ a dit : 'Celui qui change sa religion (Deen) doit être tué'." Aux jours d'Al-Mahdi, le nombre d'athées et d'apostats augmenta ; et il les invitait à se repentir, et celui qui refusait était tué. Al-Mahdi en tua un nombre considérable. »
It is reported in Al-Fateh on the authority of Abdullah ibn Sharik on that of his father who said: “It was said to ‘Ali (r.a.): ‘There are people here at the door of the mosque who claim that you are their god’. So he (r.a.) summoned them and said to them: ‘Woe to you! What are you saying?’ They said: ‘You are our god, our creator and our provider.’ He said: ‘Woe to you, I am but a servant like you. I eat just like you and I drink just like you do. If I obeyed Allah He would reward me if He wished, and if I disobeyed Him I feared that He punished me so fear Allah and repent’. They still refused to repent. On the following day, they were brought to him and Qanbar came and said: ‘By Allah they went back to saying the same thing’. So ‘Ali (r.a.) said: ‘Let them in’. So they again said the same thing. On the third day ‘Ali (r.a.) said to them: ‘If you were to say the same thing again I shall kill you in the worst possible way’. They still refused. So ‘Ali ordered for a hole to be dug for them between the entrance of the mosque and the palace; then he ordered for wood to be thrown in the hole and lit up. He then said to them: ‘I shall throw you in if you do not repent’. They still refused, so he threw them in.” When Ibn ‘Abbas (r.a.) heard of their burning, he expressed his disagreement over their burning and said that they should have been killed. Akrama reported: “A group of apostates were brought to the Amir of the believers ‘Ali (r.a.) so he burnt them; Ibn ‘Abbas (r.a.) heard of this and said: ‘If I had been him, I would not have burnt them because the Messenger of Allah (saw) has prohibited this by saying: ‘Do not punish with the punishment of Allah’. I would have killed them because the Messenger of Allah (saw) said, ‘He who changes his Deen must be killed.’” In the days of Al-Mahdi the number of atheists and apostates increased; and he used to invite them to repent, and he who refused used to be killed. Al-Mahdi killed a considerable number from them.
Par conséquent, les musulmans, parmi lesquels figuraient les compagnons (Sahabah), ceux qui leur ont succédé et les califes, avaient l'habitude de mettre à mort l'apostat. Ils étaient fermes sur cette question sans aucune complaisance. Cependant, lorsque les califes sont devenus faibles et que la compréhension de l'Islam s'est également affaiblie, un relâchement est apparu concernant l'exécution de l'apostat, jusqu'à ce que l'athéisme et l'apostasie se propagent, atteignant un point où certains apostats ont formé des groupes et adopté une religion (Deen) étrangère à l'Islam. En conséquence, la peur s'est infiltrée dans les cœurs des musulmans, bien que cela fût d'une part une question vitale et d'autre part une question pour laquelle l'intercession et le pardon étaient hors de question.
Hence, the Muslims, among them the Sahabah, those who succeeded them and the Khulafaa’ used to kill the apostate. They were firm in the matter without any slackness. However, when the Khulafaa’ became weak and the understanding of Islam also weakened, slackness in the killing of the apostate occurred, until atheism and apostasy spread and this reached the point where some of the apostates established groups and adopted a Deen alien to Islam. As a consequence, the fear crept into the hearts of the Muslims, despite the fact that this was a vital issue on the one hand and a matter in which intercession and forgiveness were out of the question on the other hand.
Par conséquent, il n'était pas surprenant qu'un homme comme Mustafa Kemal déclare la guerre à l'Islam, c'est-à-dire qu'il apostasie de l'Islam sans que personne ne puisse appliquer la règle de la charia à son encontre ; car la question de l'apostasie n'était plus une question vitale, et c'est ce qui s'est produit. Par conséquent, il est impératif de replacer cette question à sa juste place et de la considérer comme une question vitale, en tuant chaque apostat, même s'ils étaient des millions.
Hence, it was not surprising for a man like Mustafa Kemal to declare war against Islam, i.e. apostasise from Islam with no one to execute the rule of Shari’ah upon him; because the issue of apostasy was no longer a vital issue, and this is what happened. Therefore, it is imperative to put back this issue in its rightful place and consider it to be a vital issue, by killing every apostate, even if they numbered millions.
Cependant, cela ne signifie pas que nous puissions être désinvoltes en jugeant une personne comme étant un apostat parce qu'elle porte une opinion douteuse ; nous devons être d'une certitude décisive avant de pouvoir la juger comme étant un mécréant (Kafir) et un apostat. Si ce qu'il dit fait de lui à 99 % un apostat et que les 1 % restants ne font pas de lui un apostat, alors les 1 % doivent prévaloir et il doit être considéré comme un musulman, et il ne doit pas être jugé comme un apostat. Cela est parce que le musulman est par essence un musulman et il ne doit pas être jugé comme un mécréant (Kafir) ou un apostat à moins que cela ne soit concluant. De même, nous ne devrions pas chercher d'excuses pour lui ou chercher des prétextes pour lui retirer la règle de l'apostasie s'il était concluamment un apostat, car cela entraverait la mesure de vie ou de mort à entreprendre dans une question vitale.
However, this does not mean that we can be casual in judging a person to be an apostate because he carries a doubtful opinion; we ought to be decisively certain before we can judge him to be a Kafir and an apostate. If what he says makes him 99% an apostate and 1% does not make an apostate, then the 1% should take precedence and he should be considered a Muslim, and he should not be judged as an apostate. This is because the Muslim in essence is a Muslim and he should not be judged to be a Kafir or an apostate unless this was conclusive. Likewise, we should not make excuses for him or seek pretexts to remove the rule of apostasy from him if he were conclusively an apostate, because this would impede the measure of life and death to be undertaken in a vital issue.
Par conséquent, si un musulman commettait un acte qui le rend apostat, tel que prier dans une église, avec les chrétiens et selon leur manière de prier, ou s'il prononçait une parole qui le rend apostat, telle que : « L'histoire d'Ibrahim mentionnée dans le Qur'an n'a pas été rapportée par l'histoire, c'est donc une histoire fausse », ou s'il croyait en ce qui le rend apostat, tel que croire que l'Islam n'est pas valable pour cette époque, ou tel que croire en la séparation de la religion (Deen) de l'État, ou s'il doutait d'un fait concluant, devenant ainsi apostat, tel que douter que le Qur'an est la parole d'Allah, dans tous ces cas et dans d'autres cas similaires, il deviendrait de manière concluante apostat. Alors la question doit être traitée comme une question vitale, et la mesure de la vie et de la mort doit être appliquée à son égard, c'est-à-dire soit le repentir, soit la mort.
Therefore, if a Muslim were to perpetrate that which renders him an apostate, such as praying in a church, with the Christians and in the way they pray, or if he were to utter something that renders him an apostate, such as: “The story of Ibrahim mentioned in the Qur’an was not narrated by history, thus it is a false story”, or if he were to believe in that which renders him an apostate, such as believing that Islam is not valid for this age, or such as believing in the separation of the Deen from the state, or if he were to doubt a conclusive fact, thus becoming an apostate, such as doubting that the Qur’an is the word of Allah, in all such cases and in other similar cases, he would conclusively become an apostate. Then the issue must be treated as a vital one, and the measure of life and death must be undertaken towards it, i.e. either repentance or death.
De même, l'Islam a fait de l'unité de la communauté (Ummah) islamique et de l'unité de l'État l'une des questions vitales, et a fait de la mesure entreprise à cet égard une question de vie ou de mort ; ainsi, il a déterminé la question et la mesure.
Likewise, Islam has made the unity of the Islamic Ummah and the unity of the State one of the vital issues, and made the measure undertaken towards it a measure of life and death; thus it has determined the issue and the measure.
Cela se manifeste dans deux cas : l'un est la question de la pluralité des Khulafaa’ et l'autre est la question des rebelles. Il a été rapporté d'après Abdullah ibn Amr ibn al-’Aas qu'il a entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : « Celui qui a prêté son serment d’allégeance (Bay’ah) à un imam en lui donnant la poignée de sa main et le fruit de son cœur lui obéira autant qu'il le pourra, et si un autre vient pour contester avec lui, vous devrez trancher le cou de cet homme. » Il a également été rapporté d'après Abu Said Al-Khudri que le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Si une Bay’ah a été prise pour deux califes, tuez le second d'entre eux. » Ainsi, il ﷺ a fait de l'unité de l'État une question vitale lorsqu'il a interdit la pluralité des Khulafaa’ et ordonné le meurtre de celui qui tente d'établir une pluralité dans le califat (Khilafah), à moins qu'il ne se rétracte. Il a également été rapporté d'après Arfaja qui a dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : "Celui qui vient à vous alors que votre affaire a été unifiée sous un seul homme, avec l'intention de semer la discorde entre vous ou de fragmenter votre groupe (Jama’ah), tuez-le." » Ainsi, il ﷺ a fait de la question de l'unité de la communauté (Ummah) et de la question de l'unité de l'État une question vitale lorsqu'il a interdit la fragmentation du groupe et a ordonné le meurtre de celui qui tente de le faire, à moins qu'il ne se rétracte.
This is manifested in two cases: one is the issue of the plurality of Khulafaa’ and the other is the issue of the rebels. It has been reported on the authority of Abdullah ibn Amr ibn al-’Aas that he heard the Messenger of Allah (saw) say: “He who pledged his Bay’ah (oath) to an Imam giving him the clasp of his hand and the fruit of his heart shall obey him as long as he can, and if another comes to dispute with him, you must strike the neck of that man.” It has also been reported on the authority of Abu Said Al-Khudri that the Messenger of Allah (saw) said: “If a Bay’ah has been taken for two Khaleefah’s, kill the latter of them.” Hence, he (saw) made the unity of the State a vital issue when he prohibited the plurality of the Khulafaa’ and ordered the killing of the one who attempts to establish a plurality in the Khilafah, unless he retracts. It has also been reported on the authority of Arfaja who said: ‘I heard the Messenger of Allah (saw) say: “He who comes to you while your affair has been united under one man, intending to drive a wedge between you or fragment your group (Jama’ah), kill him.” Hence, he (saw) made the issue of the Ummah’s unity and the issue of the State’s unity a vital issue when he prohibited the fragmentation of the group and ordered the killing of he who attempts to do so, unless he retracts.
Quant aux rebelles, Allah (SWT) dit :
As for the rebels, Allah (swt) says:
« Si deux groupes parmi les croyants se querellent, réconciliez-les ; et si l'un d'eux transgresse envers l'autre, alors combattez celui qui transgresse jusqu'à ce qu'il se conforme au Commandement d'Allah » (TMQ al-Hujurat, verset 9). Cela est parce qu'une fois que l'Imamah des musulmans a été établie, c'est-à-dire lorsqu'un calife pour les musulmans a été choisi, la rébellion contre lui est interdite, en raison du fait que la rébellion mène à la désunion des musulmans, à l'effusion de leur sang et au gaspillage de leurs richesses. Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Celui qui se rebelle contre ma communauté (Ummah) alors qu'ils sont unis, frappez son cou avec l'épée, qui qu'il soit. » Par conséquent, ceux qui se séparent de l'imam sont considérés comme des rebelles. Ils doivent être invités au repentir et leurs doutes doivent être dissipés, mais s'ils persistent, ils doivent être tués.
“If two factions from among the believers fall into a quarrel, make peace between them; and if one of them transgresses against the other, then fight the one that transgresses until it complies with the Command of Allah” (TMQ al-Hujarat, verse 9). This is because once the Imamah of the Muslims has been established, meaning when a Khaleefah for the Muslims has been chosen, rebellion against him is forbidden, due to the fact that rebellion leads to the disunity of the Muslims, the shedding of their blood and the squandering of their wealth. The Messenger of Allah (saw) said, “He who rebels against my Ummah while they are united strike his neck with the sword whoever he may be.” Hence, those who separate from the Imam are considered rebels. They should be invited to repent and their doubts should be dissipated, but if they persist, they should be killed.
En interdisant la pluralité de l'État et la rébellion contre celui-ci, et en interdisant la division de la communauté (Ummah), l'unité de l'État et celle de la communauté (Ummah) deviennent une question vitale, car Allah (SWT) a décrété que la mesure à adopter à leur égard est une mesure de vie ou de mort. Par conséquent, celui qui commet un tel acte doit soit se repentir, soit être tué. Les musulmans avaient appliqué cela et considéraient cela comme faisant partie des questions les plus importantes et les plus critiques. Ils n'ont jamais fait preuve de clémence à ce sujet envers aucun musulman, qui qu'il soit ; ainsi, ‘Ali (r.a.) n'a jamais été clément envers Mu’awiyyah. De plus, ‘Ali (r.a.), les Omeyyades et les Abbassides n'ont jamais été cléments envers les Khawarij, et les faits établis s'y rapportant sont innombrables. Cependant, lorsque le califat est devenu faible et que la compréhension de l'Islam a décliné, les musulmans sont restés silencieux face à la séparation des terres islamiques du corps du califat. Ainsi, un coin a été enfoncé entre les musulmans et ils se sont transformés en plusieurs États. Et ce, malgré le fait que la séparation de toute terre du corps de l'État est une question vitale qui exige soit le repentir des rebelles, soit la conduite de la guerre contre eux, quel qu'en soit le coût en vies ou en richesses.
By prohibiting the plurality of the state and the rebellion against it, and by prohibiting the division of the Ummah, the unity of State and that of the Ummah becomes a vital issue, because Allah (swt) has decreed that the measure to be undertaken towards them is a measure of life and death. Hence, he who perpetrates such an act should either repent or be killed. The Muslims had implemented this and used to consider it to be amongst the most important and most critical of matters. They never used to be lenient in this towards any Muslim whoever he might have been, thus ‘Ali (r.a.) was never lenient with Mu’awiyyah. Moreover, ‘Ali (r.a.), the Umayyads and the Abbasids were never lenient with the Khawarij, and the established facts pertaining to this are innumerable. However, when the Khilafah became weak and the understanding of Islam declined, Muslims kept silent over the breakaway of Islamic lands from the body of the Khilafah. Thus a wedge was driven between the Muslims and they turned into several states. This is despite the fact that the breakaway of any land from the body of the State is a vital issue that stipulates either the repentance of the rebels, or the waging of war against them, regardless of the cost in lives or wealth.
La situation en est arrivée au point où les musulmans vivaient dans plusieurs États et le califat est devenu l'un de ces États ; la situation s'est même aggravée au point que certains musulmans ont commencé à appeler à une ligue islamique, c'est-à-dire à ce que l'État du califat conclue des accords avec les États qui s'étaient séparés d'elle. Ainsi, l'État du califat approuverait leur séparation et le fait de devenir plusieurs États ; c'est-à-dire soutenir la désunion des musulmans afin qu'ils se transforment en plusieurs peuples et nations, malgré le fait qu'il s'agissait d'une question vitale et malgré les hadiths explicites sur le repentir ou la mort. Dès lors, il n'a pas été surprenant que Mustafa Kemal déclare le démembrement de la Turquie du reste des terres de l'Islam, et qu'il déclare même son approbation de livrer les terres islamiques aux États de la mécréance (Kufr) pour qu'ils décident de leur sort, car la question avait été reléguée du niveau d'une question vitale. Ainsi, la calamité a eu lieu et les musulmans sont devenus indifférents au fait de devoir vivre dans plusieurs États, et d'être divisés en plusieurs peuples et nations. Cela n'était dû qu'au fait que la question de l'unité de la communauté (Ummah) et la question de l'unité de l'État n'étaient plus considérées comme des questions vitales et que la mesure entreprise à leur égard n'était plus une mesure de vie ou de mort.
The situation reached the point where Muslims lived in several states and the Khilafah became one of these states; the situation even worsened to the point where some Muslims started to call for an Islamic league, i.e. to have the Khilafah state enter into agreements with the states which broke away from her. Thus the Khilafah State would approve of their separation and of becoming several states; i.e. to support the disunity of the Muslims so that they turn into several peoples and nations, despite the fact that this was a vital issue and despite the explicit Ahadith about repentance or death. Hence, it came as no surprise when Mustafa Kemal declared the dismemberment of Turkey from the rest of the lands of Islam, and even declared his approval of surrendering the Islamic lands to the Kufr states to decide their fate because the issue was relegated from the level of being a vital issue. Thus the calamity took place and the Muslims became indifferent towards having to live in several states, and being divided into several peoples and nations. This was only because the issue of the Ummah’s unity and the issue of the state’s unity were no longer regarded as vital issues and the measure undertaken towards them was no longer a measure of life and death.
Par conséquent, il est impératif de rétablir cette question à sa juste place et de la considérer comme une question vitale, empêchant ainsi le démembrement de tout pays du corps du califat, même si cela devait mener à plusieurs années de combats et même si cela devait mener au meurtre de millions de musulmans.
Hence, it is imperative to restore this issue at its rightful place and to consider it a vital issue, thus preventing the dismemberment of any country from the body of the Khilafah, even if this led to several years of fighting and even if it led to the killing of millions of Muslims.
De même, l'Islam a fait de l'affichage de la mécréance (Kufr) flagrante l'une des questions vitales, et a fait de la mesure entreprise à son égard une mesure de vie ou de mort ; ainsi l'Islam a déterminé la question et la mesure. Muslim a rapporté dans le hadith d'‘Auf ibn Malik que le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Des émirs seront nommés sur vous, et vous les trouverez faisant de bonnes œuvres ainsi que de mauvaises œuvres. Celui qui déteste leurs mauvaises œuvres est quitte de tout blâme, celui qui désapprouve leurs mauvaises œuvres est également à l'abri, mais celui qui approuve et suit est perdu. » Il fut dit : « Ô Messager d'Allah ! Ne devrions-nous pas combattre avec le sabre ? » Il répondit : « Non, tant qu'ils continuent d'accomplir la prière parmi vous. » Dans une autre narration : « Ils dirent : "Ô Messager d'Allah, ne devrions-nous pas les combattre alors ?" Il ﷺ répondit : "Non, tant qu'ils continuent d'accomplir la prière parmi vous." » Al-Bukhari a rapporté d'après ‘Ubadah Ibn-us-Samit qui a dit : « Le Messager d'Allah ﷺ nous a invités, alors nous lui avons prêté notre serment d’allégeance (Bay’ah) pour entendre et obéir dans le bien et dans le mal, dans l'aisance et dans la difficulté et les circonstances néfastes ; que nous ne disputerions pas avec les gens en autorité, à moins que nous ne soyons témoins d'une mécréance (Kufr) flagrante dont il y a une preuve concluante de la part d'Allah. » Dans la narration d'Al-Tabarani, il est dit : « une mécréance (Kufr) évidente » et dans une narration d'Ahmed, il est dit : « Tant qu'il ne vous ordonne pas de commettre un péché flagrant. » Il a également été rapporté d'après ‘Auf Ibn Malik, d'après Al-Ashja’i, qui a dit que le Prophète ﷺ a dit : « Les meilleurs de vos imams sont ceux que vous aimez et qui vous aiment, et qui prient pour vous et vous priez pour eux, et les pires de vos imams sont ceux que vous détestez et qui vous détestent, et vous les maudissez et ils vous maudissent. » Nous avons demandé : « Ô Messager d'Allah, ne devrions-nous pas alors leur résister ? » Il a dit : « Non, tant qu'ils continuent d'accomplir la prière parmi vous. »
Likewise, Islam has made the displaying of flagrant disbelief (Kufr) one of the vital issues, and made the measure undertaken towards it a measure of life and death; thus Islam determined the issue and the measure. Muslim reported in the Hadith of ‘Auf ibn Malik that the Messenger of Allah (saw) said: “Amirs will be appointed over you, and you will find them doing good deeds as well as bad deeds. The one who hates their bad deeds is absolved from blame, the one who disapproves of their bad deeds is also safe, but the one who approves and follows is doomed.” It was said: “O Messenger of Allah! Should we not fight them with the sword?” He said: “No, as long as they continue to establish prayer amongst you.” In another narration : “They said: “O Messenger of Allah, should we not fight them then? He (saw) replied: “No, as long as they continue to establish prayer amongst you.” Bukhari reported on the authority of ‘Ubadah Ibn-us-Samit who said: “The Messenger of Allah (saw) invited us, so we pledged our Bay’ah to him to hear and to obey in weal and woe, in ease and in hardship and evil circumstances; that we would not dispute with the people in authority, unless we witnessed a flagrant Kufr of which there is a conclusive proof from Allah.” In Al-Tabarani’s narration it said: “evident Kufr.” and in a narration by Ahmed, it said: “As long as he does not order you to commit a flagrant sin.” It was also reported on the authority of ‘Auf Ibn Malik from Al-Ashja’i who said that the Prophet (saw) said: “The best of your Imams are those whom you love and they love you and who pray for you and you pray for them, and the worst of your Imams are those whom you hate and they hate you and you curse them and they curse you’. We asked: ‘O Messenger of Allah shall we not then resist them?’ He said: ‘No, as long as they continue to establish prayer amongst you”.
L'établissement de la prière se reflète dans l'établissement de la religion (Deen) ; cela équivaut également au gouvernement par l'Islam et à la manifestation de ses rites. La mécréance (Kufr) flagrante est la mécréance (Kufr) manifestée dans les actions accomplies par le dirigeant, c'est-à-dire le gouvernement par la mécréance (Kufr). Par conséquent, le concept derrière ces hadiths est que le calife doit être résisté par les musulmans s'il commence à dévier du gouvernement de l'Islam et s'il échoue à maintenir ses rites, et qu'il doit être combattu par eux s'il instaure le gouvernement de la mécréance (Kufr). De plus, les musulmans doivent contester les gens en position d'autorité s'ils sont témoins d'une mécréance (Kufr) flagrante. Les contester signifie générer la contestation même si cela conduit à les combattre. Il est mentionné dans Al-Fateh : « Les savants se sont accordés sur l'obligation d'obéir au Sultan dominant et de mener le jihad à ses côtés ; que son obéissance est préférable à la rébellion contre lui, car cela épargnerait des vies et apaiserait la population ; cependant, ils ont exclu de cela le cas où la mécréance (Kufr) flagrante est manifestée par le Sultan, auquel cas il serait interdit de lui obéir, il devrait plutôt être combattu par ceux qui en sont capables, comme mentionné dans le hadith. » L'imam al-Shawkani a écrit dans son livre intitulé Nayl al-Awtar : « Ceux qui soutiennent l'opinion qu'il est obligatoire de résister aux injustes par le sabre et de lutter contre eux, ils ont utilisé comme preuve les textes généraux du Livre et de la sunna. » Par conséquent, la question relative à l'obligation de gouverner par l'Islam et d'empêcher le gouvernement de la mécréance (Kufr) est une question vitale, car Allah (SWT) a fait de la mesure qui doit être entreprise à cet égard une mesure de vie ou de mort ; ainsi, celui qui ne gouverne pas par l'Islam et gouverne par un système de mécréance (Kufr) doit soit se rétracter, soit être tué.
Establishing prayer is reflected in the establishment of the Deen; it is also tantamount to the rule by Islam and the manifestation of its rites. The flagrant Kufr is the Kufr manifested in the actions performed by the ruler, i.e. the rule by Kufr. Hence, the concept behind these Ahadith is that the Khaleefah ought to be resisted by the Muslims if he started to deviate from the rule of Islam and if he failed to uphold its rites, and that he ought to be fought by them if he established the rule of Kufr. Also, the Muslims must challenge the people in authority if they witness a flagrant Kufr. Challenging them means generating the challenge even if this led to fighting them. It is mentioned in Al-Fateh: “The scholars have agreed upon the obligation of obeying the dominant Sultan and of performing Jihad alongside him; that his obedience is better than rebellion against him, for this would spare lives and appease the populace; however they excluded from this the case where the flagrant Kufr is displayed by the Sultan, in which case it would be forbidden to obey him, he should rather be fought by those who are capable, as mentioned in the Hadith.” Imam al-Shawkani wrote in his book entitled Nayl al-Awtar, “Those who hold the opinion that it is obligatory to resist the wrongdoers with the sword and struggle against them, they used as evidence the general texts in the Book and the Sunnah .” Hence, the issue pertaining to the obligation of ruling by Islam and preventing the rule of Kufr is a vital issue, because Allah (swt) has made the measure that should be undertaken towards it a measure of life and death; thus he who does not rule by Islam and rules by a Kufr system should either retract or be killed.
Les musulmans ont reçu l'ordre de ne pas garder le silence face au règne par autre chose que ce qu'Allah (SWT) a révélé, car il s'agit d'une question vitale. Cependant, lorsque la piété s'est affaiblie dans les âmes des musulmans et que leur compréhension de l'Islam s'est également affaiblie, il leur est devenu facile de garder le silence face aux Khulafaa’ et aux dirigeants s'ils régnaient par la mécréance (Kufr) dans une seule affaire. Lorsque leur faiblesse s'est accrue, ils ont trouvé facile de garder le silence face aux dirigeants s'ils régnaient par la mécréance (Kufr) dans plusieurs affaires. La conséquence à long terme de ce silence fut que les dirigeants eurent l'audace d'appliquer la mécréance (Kufr) de manière flagrante. Les musulmans en Égypte gardèrent le silence lorsque le dirigeant mit en œuvre le droit civil français et abolit les règles de la charia. Les musulmans gardèrent le silence dans l'État islamique lorsque les règles de la mécréance (Kufr) furent établies comme constitution pour les musulmans en 1909. Bien qu'ils se soient révoltés contre elles au début, ils se sont tus par la suite. Il ne fut guère surprenant que Mustafa Kemal détruise le califat et toutes les règles de l'Islam et déclare le règne de la mécréance (Kufr). Cela était dû au fait que les musulmans ne considéraient plus cette question comme une question vitale, ainsi la calamité survint et il devint facile pour les musulmans d'être témoins de la mécréance (Kufr) flagrante sans brandir l'épée pour l'éliminer ; il leur devint même facile d'être gouvernés par la mécréance (Kufr) sans la condamner. Pire encore, la majorité des musulmans acceptèrent les règles de la mécréance (Kufr), s'y habituèrent et abandonnèrent les règles de l'Islam par choix. Cette situation atteignit un point où les musulmans acceptèrent la mécréance (Kufr) et l'appelèrent, en plus de garder le silence à son sujet et de ne pas brandir l'épée contre elle. Tout cela n'était que parce que la question du règne par un système de mécréance (Kufr) n'était plus une question vitale, et que la mesure entreprise à son égard n'était plus une question de vie ou de mort.
The Muslims are ordered not to keep silent over the rule by other than what Allah (swt) has revealed, because it is a vital issue. However, when piety weakened in the souls of the Muslims and their understanding of Islam also weakened, it became easy for them to keep silent over the Khulafaa’ and the rulers if they ruled by Kufr in one single matter. When their weakness increased, they found it easy to keep silent over the rulers if they ruled by Kufr in several matters. The long term consequence of this silence was that the rulers had the audacity to implement Kufr in a flagrant manner. The Muslims in Egypt kept silent when the ruler implemented the French civil law and abolished the Shari’ah rules. The Muslims kept silent in the Islamic State when the rules of Kufr were established as a constitution for the Muslims in 1909. Though they revolted against them at first, but they went silent afterwards. It came as no surprise when Mustafa Kemal destroyed the Khilafah and all the rules of Islam and declared the rule of Kufr. This was because the Muslims no longer regarded this issue as a vital one, thus the calamity occurred and it became easy for the Muslims to witness the flagrant Kufr without brandishing the sword to remove it; it even became easy for them to be ruled by Kufr without condemning it. Worse than that, the majority of Muslims accepted the rules of Kufr, became accustomed to them and relinquished the rules of Islam by choice. This situation reached the point where Muslims accepted Kufr and called for it, in addition to keeping silent over it and not brandishing the sword against it. All this was only because the issue of ruling by a Kufr system was no longer a vital issue, and the measure undertaken towards it was no longer that of life and death.
Par conséquent, il est impératif de rétablir cette question à sa juste place et de la considérer comme un sujet vital, afin d'empêcher le règne d'un système de mécréance (Kufr), même si cela devait mener à plusieurs années de combat et même si cela devait conduire au meurtre de millions de musulmans et au martyre de millions de croyants.
Hence, it is imperative to reinstate this issue in its rightful place and to consider it a vital issue, so that the rule by a Kufr system would be prevented even if this led to several years of fighting and even if it led to the killing of millions of Muslims and to the martyrdom of millions of believers.
Par conséquent, la perception de toutes les questions vitales qu'Allah (SWT) avait tracées et déterminées, ainsi que la perception des mesures de vie ou de mort qu'Il (SWT) avait rendues obligatoires, s'est affaiblie. Le lien entre ces questions et la croyance (Aqeedah) islamique s'est également affaibli, et elles ont été reléguées de leur position au point de ne plus être perçues comme des règles de la charia (Shari’ah) très critiques pour lesquelles les armes devraient être saisies. Ainsi, elles ont été reléguées de la position dans laquelle Allah (SWT) les avait placées, ce qui signifie qu'elles ont été reléguées de la position de question vitale. En conséquence, la mesure que la charia (Shari’ah) avait décrétée à leur égard n'était plus considérée comme la résistance par la force et le maniement de l'épée pour supprimer la règle de la mécréance (Kufr) et restaurer la règle de l'Islam. Par conséquent, la question de la destruction du califat, supprimant ainsi le système de l'Islam, n'était pas perçue comme une question vitale. Le fait qu'il s'agissait bel et bien d'une question vitale n'était pas dominant sur les atmosphères et les âmes. Ainsi, Mustafa Kemal est passé à l'action, a détruit le califat et a effacé l'Islam de la carte politique sans que personne ne prenne les armes contre lui et ne le combatte. Par conséquent, la destruction du califat par les mécréants (Kuffar) et leur suppression du système de l'Islam de l'existence se sont produites avec cette facilité et cette simplicité, sous les yeux de millions de musulmans. Si les musulmans avaient été conscients à l'époque que cette question était une question vitale, sur laquelle dépendaient le destin des musulmans et le destin de l'Islam, et que la mesure inévitable à son égard était de prendre les armes et de combattre Mustafa Kemal, ils n'auraient pas subi ce coup, cette calamité horrible et cette tragédie majeure. Ainsi, l'incapacité des musulmans à percevoir que cette question était une question vitale nécessitant une mesure de vie ou de mort fut la cause de cette calamité qui les a frappés.
Therefore, the perception of all the vital issues which Allah (swt) had outlined and determined and the perception of the life and death measures which He (swt) had made obligatory has weakened. The linkage of these issues to the Islamic Aqeedah has also weakened, and they were relegated from their position to the point where they were no longer perceived as being very critical Shari’ah rules, for which arms should be taken up. Thus, they were relegated from the position in which Allah (swt) had placed them, meaning they were relegated from the position of the vital issue. Consequently, the measure which the Shari’ah had decreed towards them was no longer deemed to be the resistance by force and the brandishing of the sword to remove the rule of Kufr and restore the rule of Islam. Therefore, the issue of destroying the Khilafah, thus removing the system of Islam, was not perceived as a vital issue. The fact that this was indeed a vital one was not dominant over the atmospheres and the souls. So Mustafa Kemal went ahead with his action, destroyed the Khilafah and wiped out Islam from the political map without anyone taking up arms against him and fighting him. Therefore, the Kuffar’s destruction of the Khilafah and their removal of the system of Islam from existence occurred with this ease and simplicity, before the eyes of millions of Muslims. Had the Muslims been at the time aware that this issue was a vital one, upon which the fate of the Muslims and the fate of Islam depended, and that the inevitable measure towards it was to take to take up arms and fight Mustafa Kemal, they would not have been dealt this blow, this horrific calamity, and this major tragedy. Hence, the Muslims’ failure to perceive that this issue was a vital issue which necessitated a measure of life and death, was the cause of this calamity that befell them.